‹ La Vendée en 1793Chapitre 21 sur 88 · BOUIN · texte numérisé non relu

BOUIN

Lkttbe de BLAVETTE, commissaire.

« Chateau-du-Loir , 13 frimaire, 4 tieures du soir.

e Républicains, j'arrive au Château-du-Loir, et « je me trouve trop heureux d'avoir été chargé de « la commission que vous m'avez confiée, puisque « j'ai de bonnes nouvelles à vous apprendre. L'en- « nemi a été battu à La Flèche ; les Fléchois rentrent « dans leurs foyers. Les Brigands se portent sur An- « gers, qui se prépare à faire une vigoureuse rési- « stance. Le canon s'est fait entendre aujourd'hui; « on ne sait si c'est le canon d'Angers ou le canon c de l'armée de Mayence qui fait danser la Carmac gnole à l'armée catholique royale. »

Lettre de SAVARDAN Bis, de La Flèche, au District de Château-du-Loir.

« 1 3 frimaire, an II.

« J'arrive à l instant à La Flèche, où j'ai trouvé

— noce Pavant-garde des chasseurs de Mayence \ qui ont « dépêché en arrivant trois ou quatre cents Brigands, « qui, plus tardifs que leur armée, se sont laissé « surprendre.

i Ils se portent sur Angers, qu'ils espèrent pren- « dre, et il est sûr qu'ils y recevront le prix de leurs « forfaits. »

Lettre de GOSSART.

« Au Ludi'y 4 3 frimaire y an IL

« Victoire , mes camarades ! Savardan , que je « trouve ici, nous annonce que Bouin Marigny , cornet mandant l'armée de Mayence, a conquis La Flèche, « où il a égorgé quatre cents Brigands.

« Savardan dit avoir soupé avec sa femme dans « La Flèche môme.

« Il nous remet un bon sur Louis-Roi, que je vous « fais passer.

« Je pars pour La Flèche. Je vas vérifier les faits : « je vous en rendrai compte. Il n'y a pas de temps a c< perdre : je monte à cheval. »

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