BON DU ROI
I Dix Livres, — N° 1328 — X. L. s
p DE PAR LE ROI *
f BOX pour la somme de dix livres,
£' portant intérêt à quatre et demi pour cent,
jusqu'au remboursement qui sera effectué ce % sur le trésor Royal, à la paix.
1 Le prince de Talmont, g
I ' Bernier, de Beacvollier.
1 L'armée de Mayence est dissoute, mais son nom reste. On l'applique partout. Il est l'effroi des Brigands el l'espoir des Patriotes.
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Lettre de CHAUVIN aux Citoyens composant le Comité défensil du département de la Sarthe.
« Frères et amis,
« Je me suis rendu au chàteau-Sénéehal, où il n'y « avait aucun poste. J'arrive ce matin à La Flèche, « où j'ai vu le général de l'armée de Mayence. Il a <• tombé hier sur l'arrière-garde des Brigands au mo- « ment où les scélérats se retiraient. Il en a tué au « moins cinq cents. Je vous ai promis que je verrais « l'ennemi de près. Je crois avantageux de me por- « ter sur Durlal. Les ennemis doivent attaquer An- « gers aujourd'hui ; je vous en donnerai sans doute « des nouvelles cette nuit ou demain au matin. Il n'y « a pas de cruautés, pas de pillages qui aient été « épargnés par ces monstres. Nous avons vu avec « douleur, en arrivant, une charrette chargée de ca- « davres mutilés, le long des rues, çà et là épars.
o Six chasseurs, qui s'avancèrent hier imprudem- « ment, ont été immolés par les Brigands.
« Suivant le bruit public, ils étaient à La Flèche « sept à huit mille, la plupart éclopés et prêts à cre- « ver. On les poursuit vigoureusement *.
« Je crois que si vous aviez de la cavalerie, vous u feriez bien d'en faire ûler sur La Flèche. J'ai pris « avec moi tout ce que j'ai trouvé de gendarmerie et « de hussards.
1 Marchant de Burbure, dans son histoire de La Flèche, parle de 80,000 Vendéens, tant hommes que femmes
Voilà Chauvin qui réduit le nombre à 7 ou 8,000; c'est un corps :î'armée, et seulement l'arrière-garde.
« Notre détachement est composé à peu-près de « trente hommes.
« Le général Lacroix a mis en réquisition tout ce « qui avait un cheval et un sabre.
« Du courage, citoyens et amis, les Brigands se- « ronl pulvérisés.
« Le général Bouin Marigny a l'air d'un brave a homme.
<« Le citoyen Fauchon, votre commissaire, que « j'ai trouvé à Foultourte, a dû vous écrire, à vous « ou au représentant Garnier, au moins vingtlettres. « Mais les commissaires et porteurs de dépêches h m'ont paru infidèles. Les cavaliers qu'on envoie en « ordonnance mangent la consigne. A Guécélard, « un hussard avait dans *a poche une de ces lettres « adressée au représentant, et qu'il m'avouait tout « simplement n'avoir pas remise.
« Fauchon est venu avec moi k La Flèche; il se « comporte en brave républicain.
i Salut et fraternité,