CHAUVIN
« P. S. J'approuve tout ce que dit mon collègue. « Courage, union et victoire !
« couppel »
« La Flèche, le 14 frimaire an II. »
Aux Citoyens du Comité défensif au Mans.
a La Flèche, 14 frimaire, 6 heures du soir.
« Citoyens,
« Sur l'invitation d'un de vos correspondants qui
« a passé hier ici en revenant de Laval, je me « suis chargé de vous communiquer les renseigne- « ments qui pourraient me parvenir sur la marche « des rebelles.
« Les vedettes que notre municipalité a envoyées « ce matin sur la route d'Angers, et qui arrivent à « l'instant de leur mission , déclarent qu'elles ont « entendu sur les deux heures de l'après-midi une a très-forte canonnade du côté d'Angers, et qu'elles « ont appris par les hussards du 7% qui depuis Laval « sont à la poursuite des traîneurs, que l'armée de « Rennes, à laquelle ils sont attachés, s'était avancée « vers Angers, où elle avait dû arriver hier au soir.
•i Suivant leur rapport, cinq cents de nos hussards « ou chasseurs serrent de très- près les derrières de « l'armée des Brigands, et en ont déjà fait un grand « carnage, tandis que les maladies de tout genre que « cette armée a apportées de la ci-devant Bretagne en « moissonnent un grand nombre.
« En un mot, on n'aperçoit que des cadavres sur < la route, et d'après la quantité de malades ou bles- « sés que chaque citoyen a logés chez lui, on peut t dire que cette armée est aux abois.
« Malgré une situation aussi critique, bien capable « de refroidir ses partisans, elle a encore fait ici quel- « ques recrues parmi les gens suspects et qui avaient « été mis en arrestation, entre autres les Giroust et « femme, Lonlay et femme, Ladurandière et sa fille, « la femme Dumont.
« Le brigandage a été porté ici à son comble et