‹ La Vendée en 1793Chapitre 70 sur 88 · TRAITS DE BIENFAISANCE ET D'HUMANITÉ · texte numérisé non relu

TRAITS DE BIENFAISANCE ET D'HUMANITÉ

Après de tels récits , il est bon de reposer son âme sur des actes généreux qui doivent être consacrés par la reconnaissance envers ceux de nos concitoyens auxquels ils sont dus.

De ce nombre est la retraite que plusieurs habitants de cette ville et de la campagne donnèrent h quelques malheureux vieillards, femmes et enfants,

qui Turent sauvés par ce moyeu des massacres *.

Le gouvernement n'a point vu avec déplaisir les soins qui furent portés à ces malheureux, dont il ordonna la réclusion jusqu'à ce qu'il eût reconnu leur état.

Ils ont presque tous été renvoyés dans leur pays.

Quelques femmes, au [nombre desquelles étaient des religieuses, ont été arrachées à l'avidité et k la barbarie par des soldats républicains] de l'armée de Westermann, qui les mirent en lieu de sûreté.

La maison des citoyens Bérard et Vétillard, blanchisseurs de toile à Pont-Lieue, servit d'hôpital à plus de deux cents individus républicains, successivement, ou vendéens, {qui furent blessés dans les environs; ils y furent traités avec tous les soins qu'on peut attendre de l'humanité bienfaisante.

Les citoyens Bérard et Vétillard attestent, à la louange de ces malheureux, que tous ils supportèrent avec le plus grand courage leurs pansements et leurs douleurs.

En général , les braves des deux armées étaient honnêtes et humains; mais, en revanche, les traînards étaient lâches, cruels et pillards.

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