U LA VENDÉE
breuse, et ropinion moins hostile au goûvér-' nement. . *.
Plus des trois quarts de ces jeunes gens partageaient les opinions légitimistes de leurs fa^ milles, et cependant ils sont partis en chan-^ tant, et en criant tive Louis-Philippe^, et mort aux chouans.
Les fonctionnaires chargés de l'exécutio^ de la loi sur la conscription devraient, eh satisfaisant à ses rigoureuses exigeances, penser aussi au trouble et à la douleur qu'elle jette dans lés familles ; cette loi ne porte pas qu'un jeune soldai sera considéré comme un con^ damné, et souvent il est traité plus mal.
Le zèle qu'on met à la poursuite des retardataires n'est pas toujours bien dirigé ; la troupe de ligne ne devrait jamais, autant que cela serait possible!, en être chargée; la gendarmerie en a l'intelligence, et y met plus de prudence et de modération.
Les retardataires qui se sont livrés au brigandage, ont été d'abord exaspérés par des mesures violentes et arbitraires» dont eux ou
leurs amis ont été l'objet ; des véritables bandits s'en sont ensuite emparés et les ont poussés à tous les et ces.
L'emploi de mesures moins acerbes contre les jeunes soldats, une amnistie à ceux d'en-»tr'eux qui n'auraient été qu'entraînés et l'éloignement des chefs de bandes, (on verra plus loin que ce moyen a déjà réussi) né laisseraient plus, dans le pays, que quelques brigands isolés, et qui seraient bientôt pris parce^ que les habitans les repousseraient.
4" La Vendée prend généralement un vif intérêt à ceux qui se sont exposés et compromis pour une cause qui est toujours la sienne, et pour des opinions auxquelles elle est loin d*avoir renoncé. Elle ne conçoit pas même , tant ces braves gens sont arriérés, qu'on puisse abandonner des amis et des protecteurs, parce qu'ils sont malheureux et proscrits ; cet abandon , que tant d'égoïstes et d'intrigans politiques regarderaient à Paris, comme une chose toute naturelle et presque obligée, serait con^sidérée par eux comme une infime trahison.