LA ^E>KE
La présence de Marie-Carolme dans la Vendée, et Fimpossibilité où beaoconp de nobles se sont trouvés de ne pas se rendre à son appd, en a compromis un asscs grand nombre.
Une amnistie peut seule £dre cesser cette cause d'irritaition. Le gouTemement gagnera, par cette mesure, des hommes inflnens, que la proscription irrite aujourdliui, et qui demain seront les plus dévoués au grand œuvre de la pacification.
S* La noblesse et les propriétaires des biens ruraux, exercent, comme je Fai dit, une grande influence sur les habitàns de la campagne, d'après le mode d'exploitation des terres, qui établit entr'eux une sorte d'association dont le propriétaire est le chef.
La richesse, l'éducation, des connaissances plus étendues, donnent encore au [Mcopriétaire une supériorité morale, que I^ métayers ne refusent pas de reconnsâtre parce qu'elle est toujours bienveillante et paternelle.
Bien que leurs convictions politiques soient
en général peu favorables au gouvernement actuel, je considère l'influence des proprié^ taires des biens ruraux, moins comme un élément de désordre que comme un moyen de pacification. C'est à Thabileté du gouver-* nement à s'emparer de ce moyen et à l'utiliser.
& Le clergé conserve une très-grande influence dans la Vendée; nul doute qu il ne regrette la restauration qui effectivement le traitait fort bien , et lui laissait même prendre une sorte de domination qui n'était pas purement spirituelle.
On peut croire que ses dispositions sont peu favorables au gouvernement , quand, sur 3 1 curés ou desservants d'un arrondissement que je prends au hasard, (celui d'Ancenis), quatre seulement recommandaient le roi aux p^ière^ de l'église; quand ceux qui croyaient pouvoir s'en dispenser , répondaient qu'ils n'en avaient pas reçu l'autorisation de M. l'évêquc.
Les prêtres comme les légitimistes , les ré-
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pubficaifis comme les ccMislitiitHMmeb , pea- Tenft coosenrer leois cfpimoÊÊ»^ tt n'être ps» excessÎTement déwcfaés an gonreniement do jasteHOiflieo , sans pcmr cda Touloir attirer SOT leur pays tons les fléam de la gacn« ci- ▼iïe.
Biais, comme ministres d'une rdigion d'onicHi et d'amonr, c*est pour eux un devoir de rapprocber des cœors ulc»» par de yieiDes haines , • de bannir à jamais de ces mallienreuses contais ces affineux projets de ▼engeance, et d'y ramener enfin le calme, le bonheur et la paix.
Des prêtres éclaires et réellement dignes de ce nom, sont des phares de salut âewés entre la terre et le ciel ; ils éclairent les malheureux battus par les orages de la vie, leur font apercevoir les écueils et les dirigent vers le pcMt ; ils ne répudieront pas la missimi auguste et sainte qu*ils sont appelés à renqplir
« Quand la Beiîgîoiiy mère désespërée,
» Par ses propres enfans sans cesse dédûrëe,
9 Dans ses temples déserts pleurant lenrs attentats «
9 l/e pardon sur la bonchey en vain leur tend les bras.»
M. révêque de Nantes avait déjà compris
cette haute mission, et en avait rappelé les
devoirs à son clergé ; mais il avait éprouvé
des difficultés de la part d'un certain nombre
de ses prêtres, qui se permirent de lui faire
des t^résentations assez énergiques, surtout pour le Douane saivamfcu: Philippujn^ qu'il
leur arait intimé de chauler.
Dansmes relations avec ce vénérable prélat, }e n'ai «u qu'à me louer de ses bonnes dispositions et de son désir de contribuer, autant qu'il dépendait de lui , à faire cesser tous lés excès qoi souillaient ce malheureux pays, qui étaient si désastreux et si contraires (disait-il) à la religion, à tout principe d'humanité et à la charité chrétienne.
Déjà, au moment de nK)n départ, on s'était
aperçu que les efforts de ce bon é véque avaient
pmté leurs fruits , car MM. les curés s'étaient
un peu amendés, parte qu'il avait sévi enverï^
^elques^uns qui s'étaient montrés les plus
i»calcitraiits , et <yaHl éiait visible que le zélé
pnébt était bien décidé à &ire exécuter ses
mandeniens et ses instructions épiscopales.