‹ La Vendée et MadameChapitre 19 sur 20 · CONCLUSION · texte numérisé non relu

CONCLUSION

Je ne dirai pas :

Que le gouyememeot veat qnil j ait une Vendée;

Que n'ayant rien à redouter de l'étranger , la Vendée et les émeutes (je veux dire la crainte des émeutes), sont les seuls. moti& qui le déterminent à maintenir encore reffectif de l'armée à un chiffre très-élevé.

Que nous aurons toujours de gros budgets pom* avoir des baïonnettes, et des baïonnettes pour avoir de gros budgets.

Je ne le dirai pas, parce que je rougirais, comme Français , d'en acquérir la conviction,

Mais je dirai que tout ce qui peut réellement améliorer la situation des départements

pays, et si le ipalteur voulait qu'il devint encore le théâtre de nouveaux troubles , vous me verriez accourir parmi vous et prendre rang comme volontaire dans cette milice natior nafe, l'orgueil et l'espoir de la patrie : je lui apporterais ma vieille expérience et un dévouement sans bornes.

En voas donnant le dernier adieu, je vous recommande d'avoir confiance dans la sagesse de vos chefs militaires e% administratifs, et dans celle spécialement de l'illustre et brave général comte d'Ërlbn, qui doit être pour vous la meilleure des garanties.

(J'ai l'honneur ^(c.

1^9 LA vrai DÉE

de l'Onest doit être adopté ; que le j^jet de M. Tfaiers d'y fiôre percer de nouvelles routes est excellent ; ce que j'ai dit« dans cet ouvrage, de celles ouvertes par Napoléon, en ont démontré les avantages.

Je dirai que le projet que vient d'exécuter M. le maréchal président du conseil, en envoyant dans rOnest un escadron et des brigades de goidannerie à cheval, n'ofiBne diantre avantage i|Qe celui de grosar le budjet du ministère de la guerre, ce qui n'est pas abscrfument sans intérêt pour ceux qui en font un monopole.

Je dirai que la mesure prise de confier les fonctions d'officiers de police judiciaire à des . sous-officiers de gendarmerie , m^aurait paru tres-bouffonne , si elle n'avait pas été proposée par un grave magistrat.

Je dirai que toutes les mesures extraordinaires, sérieuses ou bouffi)nnes que l'on pourra prendre pour la Vendée, seront moins propres à calmer ces dqpartemens qu'à les révolter.

Je dirai que, sans envoyer dans l'Ouest de nouveaux corps de gendarmerie, sans aug-

mentey ies cadres des compagnies qui existent , il eût été plus simple , plus utile , plus économique d'ajouter, dans ces départemens, à chaque brigade à cheval , une , deux , et même trois brigades à pied , selon l'importance , les exigences du service et la position des résidences.

Je dirai , enfin , e\ avec la plus intime conviction, qu'une amnistie est le meilleur et même Tunique moyen^de pacifier la Vendée ; que les chefs vendéens et les propriétaires des biens ruraux la défaut» ils purgeront le pays des chefs de bandes^ feront rejoindre les retardataires ; il ne restera plus que quelques mi$érjablçs, étrangers au pays # repoussés partout , et qui seront bientôt arrêtés*

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