Attendu que
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mieFraiice du Roi du Ciel, le lils sainte Marie ; mais la tioiulia le roy Charles, vrai liériliei', à (jui Dieu l'a donnée ; qui entrera à Paris en belle compagnie. Si vous ne croyez les nouvelles de Dieu et de la Pucelle, en quelque lieu que vous trouverons, nous ferrons' dedans à horions, et si verrons lesquels meilleur droit auront de Dieu ou de vous.
Guillaume de la Poule, comte de Suffort, Jehan, sire de Talbort, et Thomas, sire de Scalles, lieutenants du duc de Bethford-, soy-disant régent du royaume de France pour le roy d'Angleterre, faites réponse si vous voulez faire paix à la cité d'Orléans. Si ainsi ne le faites, de vos dommages vous souvienne brièvement. Duc de Bethford, qui vous dites régent de France pour le r«oi d'xVngleterre, la Pucelle vous prie et requiert que vous ne vous faites mie détruire'. Si vous ne lui faites raison, elle fera que les Français feront le plus beau fait qui oncques fut fait en la chrétienté.
Ecrit le mardi de la grande semaine*. Au duc de Bethford qui se dit régent du royaume de France pour le roi d'Angleteri^e.
La lettre écrite « le mardi de la grande semaine », c'est-à-dire le mardi saint, est donc du 22 mars 1429, si elle n'est pas antidatée. Elle fut dictée sans doute à Poitiers par Jeanne, et peut-être en présence des examinateurs ou du moins pour leur être montrée. En tout cas, elle ne fut pas envoyée avant le milieu d'avril. Elle ne servit, comme on pense bien, qu'à irriter les Anglais. Ils menacèrent de brûler le