‹ La vénérable Jeanne d'ArcChapitre 16 sur 65 · Témoignage de Pasquerel, son confesseur · texte numérisé non relu

Témoignage de Pasquerel, son confesseur

2. La Chronique du siège, très bien informée, l'affirme. Jlais il est vrai que Pasquerel dit le contraire. On remarquera qu'elle voulut combattre aussi le 8 septembre, fête de la Nativité de Notre-Dame. Ses juges lui en firent reproche.

OllLKANS. 45

Dieu n'accorderait pas la victoire :i des j)éclicurs non repentis. liUc fit tous ses efforts pour réprimer autour d'elle le libertinage, le blasphème et le pillage, et les abominables excès dont il était trop souvent accompagné. Sans exagérer la profondeur ni la solidité des conversions qu'elle obtint, on peut affirmer que son généreux apostolat ne demeura pas inutile; elle réussit du moins à réveiller dans le cœur des combattants un vif sentiment religieux, la confiance en Dieu, l'ardeur dans la prière, et l'espoir du salut, si l'on voulait sincèrement le mériter.

La première victoire avait si peu enflé son cœur, qu'elle voulut même, avant de poursuivre ses succès, offrir encore la paix aux Anglais. Une seconde lettre leur fut envoyée au moyen d'une flèche, puisque, contre tout droit, ils avaient retenu ses messagers. Les Anglais lurent la lettre et y répondirent seulement par un débordement d'outrages, dont l'écho monta jusqu'aux murailles où elle se tenait. En les entendant, « elle commença de soupirer et de verser des larmes en abondance, en invoquant le Roi des Cieux à son aide ». Et peu après « elle fut consolée, disait-elle, ayant reçu nouvelles de son Seigneur* ».

Le vendredi 6 mai, la bastille des Augustins fut emportée avec la même vaillance et le même bonheur. Le samedi 7, on attaqua les Tourelles, qui

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