‹ La vénérable Jeanne d'ArcChapitre 27 sur 65 · I. En novembre · texte numérisé non relu

I. En novembre

a. Elle a dit au procès que la chose s'était faite « à la plaisance de ses frères, sans requête d'elle ».

3. D'azur à deux fleurs de lis d'or, et une épée d'argent à la garde d'or.

4. Perceval de Boulainvilliers dans la lettre adressée au duc de Milan dit : a qu'elle aime les gens d'armes et les

vues trop désintéressées, son cœur trop modeste, pour qu'on la suppose accessible à une ambition vulgaire, même lé<;itime. Elle ne combattait pas pour les honneurs, ni même pour l'honneur, mais pour Dieu et pour la patrie.

La cour restait donc, en apparence au moins, respectueuse envers Jeanne d'Arc, et reconnaissante de ses services. Le peuple n'avait rien perdu de son admiration naïve et enthousiaste, et Jeanne en recueillit cent fois les preuves durant cet hiver. Elle ne se prêtait qu'avec réserve h sa popularité. Elle voulait qu'on la crût envoyée de Dieu, inspirée par lui, guidée par les anges; mais tout ce qui semblait attacher à sa personne une vertu particulière lui déplaisait, et la choquait vivement. Elle trouvait beaucoup de douceur à entendre les ^ù'«/.y populaires; elle jouissait des bénédictions recueillies sur son passage, mais elle ne voulait pas qu'on la traitât en sainte et repoussait brusquement les adorations : un jour, une femme* lui présentait des chapelets, en la priant de les toucher : « Touchez-les vous-même, dit-elle, en riant; ils seront tout aussi bons. » Ses juges l'accusèrent d'avoir voulu faire croire qu'elle avait ressuscité un enfant. Jeanne d'Arc protesta; elle avait seulement prié, avec toutes les filles et femmes deLagnv, pour que l'enfant qui semblait mort reprît assez de vie pour recevoir le baptême'.

nobles, tout en fuyant les grandes compagnies et les assemblées bruyantes >).

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