‹ La vénérable Jeanne d'ArcChapitre 50 sur 65 · I. Témoignage de Jean Toutmouillé · texte numérisé non relu

I. Témoignage de Jean Toutmouillé

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siaslique à laquelle je m'étais soumise et que j'eusse été gardée par les geus d'éj^dise, non pas par mes ennemis et adversaires, il ne me fût pas si misérablement mécliu*, comme il est. Oh! j'en appelle devant Dieu, le grand juge, des grands torts et engrawances qu'on me fait. » Et elle se complaignait merveilleusement en ce lieu, des oppressions et violences qu'on lui avait faites en la prison, par les geôliers et par les autres qu'on avait fait entrer. Après ses complaintes, survint l'évêque dénommé (Cauclion) auquel elle dit incontinent : « Evêque, je meurs par vous. » Et il lui commença à remontrer en disant : « Ha! Jeanne, prenez en patience. Vous mourez pour ce que vous n'avez tenu ce que vous nous aviez promis, et que vous èles retournée à votre premier maléfice. » Et la pauvre Pucelle lui répondit : « Hélas ! si vous m'eussiez mise aux prisons de cour d'Eglise, et rendue entre les mains de concierges ecclésiastiques compétents et convenables, ceci ne fût pas advenu. C'est pourquoi, j'appelle de vous devant Dieu ! »

Tous les témoins de la dernière heure qu'elle passa dans la prison, se trouvent être ses ennemis; du moins, ils sont les juges qui la condamnaient; et par là, justement suspects d'être intéressés à lui prêter quelque faiblesse. Or que faut-il penser de ce qu'ils s'accordent à affirmer qu'elle leur a dit à ce dernier matin : « Mes voix m'ont déçue. » Cet

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