‹ La vénérable Jeanne d'ArcChapitre 56 sur 65 · Témoignage d'Isambard de la Pierre · texte numérisé non relu

Témoignage d'Isambard de la Pierre

17Û LA VÉNÉRABLE JEANNE D'AIiG.

se rctracler, clemander grâce liumbleaient el s'estimer heureux d'être quitte après un an de prison au pain et à l'eau.

Dans le cours du mois de juin, le roi Henri VI notifia officiellement la condamnation et le supplice de Jeanne d'Arc à l'empereur, aux rois, ducs et princes chrétiens de toute l'Europe, aux prélats, . ducs, comtes et autres nobles, comme à toutes les cités de France. L'Université de Paris notifia le même événement au Pape et aux cardinaux, en ayant soin d'alfirmer au Saint-Père (ce qui était un mensonge) que Jeanne avait refusé de se soumettre à aucune autorité établie, même la plus haute, comme au concile; et avait déclaré ne reconnaître d'autre juge que Dieu seul. La lettre au Pape se termine ainsi : <^ Par cette fin, tous ont connu d'une façon éclatante combien périlleux et redoutable il serait d'apporter à la légère trop de crédulité h ces nouvelles inventions, que non seulement la susdite femme, mais beaucoup d'autres femmes, dans ce royaume très chrétien, ont depuis peu de temps semées de toutes parts. Et tous les fidèles sectateurs de la religion catholique, par cet exemple considérable [spectabili), doivent être avertis de ne pas se tenir trop à leur propre sens ; mais qu'ils s'attachent aux doctrines de l'Église et aux préceptes de leurs prélats, plutôt qu'aux fables de femmes superstitieuses. Car s'il arrive un jour que par le fait de nos démérites, nous en venions h ce point que la légèreté populaire écoute les devineresses, prophétisant faussement au

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