I. C'est-à-dire dans une ville relevant directement du
roi.
2. Elle parlait ainsi en février 1429. Or les premiers pourparlers au sujet du mariage du daupliiu (le futur Louis XI, âgé de six ans) avec Marguerite d'Ecosse, âgée de cinq ans, ne sont pas antérieurs à juillet 1428. Il est remarquable que la nouvelle eu eût transpiré déjà jusqu'aux Marches de Lorraine.
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passag-e. D'abord il demeura incrédule et railleur; mais, de jour en jour, la situation politique et militaire de Charles VII devenait plus mauvaise ; et dcscsporant des moyens humains, Baudricourt éconduisit moins brutalement celle qui lui offrait un secours surnaturel. Il voyait bien quelque chose d'étrange en cette fille; mais venait-elle de Dieu ou du diable ? Brusquement, il se présenta chez les I.erover, avec le curé, Jean Fournier, orné de son étole, lequel, en vovant Jeanne, l'adjura : « Si tu es mauvaise, recule, éloigne-toi; si tu es bonne, approche ». Jeanne, tombant à genoux aux pieds du prêtre, lui dit : « Ne m 'avez- vous pas ouïe en confession ? » Se tournant vers Baudricourt : « Je vous dis qu'il faut que j'aille trouver le dauphin. N'avez-vous pas ouï dire qu'il a été prophétisé que la France serait perdue par une femme', et ensuite restaurée par une vierge des Marches de Lorraine? » Elle disait h son hôtesse : « Le temps me dure, comme à une femme enceinte et près d'accoucher. J'irai, dussé-je aller sur les genoux. » Elle passait toute la journée eu prières, dans la chapelle du château, prosternée, abîmée, en larmes, suppliant Dieu qu'il fléchît le cœur de Baudricourt.
Le bruit de sa présence à Vaucouleurs commençait à se répandre au dehors et la curiosité publique à s'exciter. Deux grands personnages souhaitèrent de la voir : le vieux duc de Lorraine, Charles II le