‹ La vénérable Jeanne d'ArcChapitre 7 sur 65 · I. Allusion à Isabeau de Bavière · texte numérisé non relu

I. Allusion à Isabeau de Bavière

Hardi, et René d'Anjou, son gendre, duc de Car'. Elle fut conduite à Nancy, par Durand La\art, et fit un pèlerinage à Saint-Nicolas-du-Port. Le duc était malade; il demanda à Jeanne quelque remède. Elle lui répondit sans doute que sa mission était tout autre. Charles la renvoya, en lui faisant présent d'un cheval, qu'il n'avait pas choisi, semblct-il, parmi ses meilleurs; car quelques jours plus tard, le cheval du duc fut trouvé insuffisant pour mener Jeanne à Chinon.

Le dimanche l3 février, elle rentrait à Vaucouleurs. Le jeudi I7, elle annonçait à Baudricourt une nouvelle défaite du roi de France, la bataille dite des Harengs, livrée et perdue devant Orléans le samedi précédent. La nouvelle en fut confirmée à Baudricourt, quelques jours plus tard ; et sans doute, il fut vivement frappé. Il était dès lors fléchi, sinon convaincu ; et, son parti une fois pris, il pressa les choses*. Des habitants de Vancouleurs s'étaient

1. Beau-frère de Charles VIT, il n'en inclinait pas moins vers les Anglais; quelques semaines plus tard il reconnut Henri VI et signa un traité d'alliance avec le roi anglais (6 mai 1^29), deux jours avant la délivrance d'Orléans.

2. On a conjecturé aussi qu'il avait fait lâter le désir du Roi et l'opinion de la cour et que la réponse avait été favorable à Jeanne. Parmi les compagnons de son vojage nous allons voir un certain Colet de Vienne, messager du Roi. Avaitil été envoyé secrètement de Chinon pour la chercher? (^e qui rend la chose douteuse c'est que Jean de Nouillonpont déclara au procès de réhabilitalion qu'il avait payé les frais du voyage de moitié avec Bertrand de Poulangy. D'ailleurs il en fut remboursé.

cotisés pour faire faire à Jeanne, sur sa demande expresse, un cosUune d'iioinnie, fait d'un justaucorps', de longues chausses, d'une tunique tombant aux genoux, et de hautes guêtres. On lui aelieta un cheval qui coula seize francs. Trois hommes d'armes s'offrirent pour l'accompagner; chacun emmenait un serviteur. Colet de Vienne, « messager royal », avec son serviteur, Richard l'Archer. Bertrand dePoulangy, avec son serviteur, Julien de /

Ilonnecourt. Jean de Nouillonpont (dit aussi Jean /

de Metz), avec son serviteur Jean de Ilonnecourt, ou de Dieuleward. La petite troupe de sept personnes sortit de Vaucouleurs, le soir du mercredi 23 février 1429. Le dernier mot de Baudricourt à Jeanne, en la quittant fut : « Va. Advienne que pourra ! »

I. Le justaucorps ou pourpoint et le chapeau étaient noirs: la tunique ou robe courte était grise. Le costume est décrit exactement (à ce qu'il semble) par le chroniqueur dit : le Greffier de la Rochelle.

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