‹ La vénérable Jeanne d'ArcChapitre 9 sur 65 · I . Chronique de la Pucclle · texte numérisé non relu

I . Chronique de la Pucclle

laissent le royaume de France, et s'en aillent clans leur pays. Si cela est, il ne faut point de gens d'armes; car le seul plnisir de Dieu les peut déconfire et renvoyer chez eux. » Elle répondit : -< Je demande des £^ens d'armes ; mais un petit nombre suffira. Ils combattront; Dieu donnera victoire. »

Elle avait réponse à tout, franche, sunple, et hardie; pourvu qu'elle comprît ce qu'on voulait lui dire. Mais quand on voulait l'embarrasser par des questions subtiles, dont elle ne saisissait pas bien le sens ni la portée, Jeanne se dérobait brusquement, en disant : « Je ne sais ni A ni B. Je viens de la part du Roi des cieux pour faire lever le siège d'Orléans, et conduire le Roi à Reims, où il se: a couronné et sacré '. » Le dominicain Seguin, Limousin, doué de l'accent de son pays, lui dit : « Quelle langue parlait la voix que vous dites avoir ouïe? — Meilleure que la vôtre, » répliqua-t-elle malicieusement. Et les voyant défiants et gourmés, elle insistait passionnément : « Donnez-moi des soldats, aussi peu que vous voudrez ! »

L'examen (dont malheureusement tous les actes*

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