‹ La vénérable Marie RivierChapitre 129 sur 279 · CHAPITRE Win · texte numérisé non relu

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elles-mêmes, à l'exemple de leur divin Maître, avant de travailler à sanctifier les autres.

f C'est pour cela qu'elles sont toutes soumises à deux années d'épreuves pour les affermir dans la pratique de la perfection, et celles qui en sont jugées dignes viennent au pied des autels se dévouer solennellement à l'instruction des jeunes filles.

i Elles sont ensuite envoyées, deux à deux, dans les paroisses, où elles continuent de vivre sous l'entière dépendance de la Supérieure, qui les visite de temps en temps. Chaque année, elles doivent se réunir toutes dans la Maison- Mère, pour faire une retraite en commun et se renouveler dans l'esprit de leur état.

€ Monseigneur l'archevêque de Bordeaux, alors archevêque de Vienne, administrateur apostolique du diocèse de Viviers, daigna visiter leur maison, il examina leurs Règles et les approuva. Monseigneur l'évêque de Mende a bien voulu leur accorder la même faveur.

« Il ne manque plus, Très Saint-Père, aux filles de l'Instruction de Thueyts qu'un regard de Votre Sainteté pour achever d'allumer dans leur cœur le désir de se sacrifier en faveur de la jeunesse.

4 Dans tous les temps, elles mettront au premier rang de leurs devoirs d'inspirer aux enfants le respect le plus profond pour le Saint-Siège apostolique et pour tout ce qui en émane ; et si Votre Sainteté daigne accueillir leurs vœux, ses bienfaits spirituels, souvent renaissants, leur fourniront l'occasion fréquente d'inculquer dans les jeunes cœurs ce principe fondamental de notre Religion. »

Ici, la Vénérable Mère et ses filles sollicitent plusieurs faveurs spirituelles. Elles disent en terminant :

« Qu'il soit maintenant permis, Très Saint-Père, aux Sœurs de l'Instruction de Thueyts de se mettre, toutes ensemble, aux pieds de Votre Sainteté, pour révérer en Elle le Vicaire de Jésus-Christ et La conjurer de leur accorder Sa sainte bénédiction.

Pour toutes les Sœurs :

Marie Rivier, Supérieure. >

Au mois de mars 1805, la bénédiction pontificale arriva, paternelle et affectueuse. Elle portait la date du 6 mars. Non content de bénir et d'encourager, le Saint-Père, comme gage de ses encoura-

LA VI NÉRABLE MARIE RIVIER.

gements et de sa bénédiction, accorda toutes les Paveurs spirituelles icitées ( i

La Vierge du Puy et l'illustre patron du Vivarais, tant de fois invoqués par la Fondatrice de la Présentation, l'avaient exaucée, approbation que lui avait donnée dès le début le directeur de sa conscience, après les témoignages les plus touchants de confiance qui lui étaient venus de la part du peuple et des grands de ce monde, après la bénédiction paternelle du premier pasteur de son diocèse, la Servante de Dieu venait enfin de recevoir, à quelques mois d'intervalle, l'assurance formelle de la protection des pouvoirs publics de son pays et la bénédiction du Chef suprême de l'Eglise. Son humble Congrégation pouvait être considérée comme suffisamment affermie désormais et le moment était propice pour lui donner, d'une manière de plus en plus marquée, cette forme d'ordre religieux qu'elle avait toujours désirée pour son œuvre.

i. Parmi ces faveurs, nous signalerons les Indulgences plénières aux jours suivants : Présentation et Assomption de Marie, Fête-Dieu, fûte du Sacré-Cœur, tous les premiers vendredis du mois ; fêtes de saint François Régis et de saint Louis de Gonzague ; jour de l'agrégation des Sœurs, jour de la première Communion des enfants ; communication de ces Indulgences aux fidèles qui assistent à la messe dans les chapelles de l'Institut et y communient ; indulgence plénière à toute femme ou fille qui fait cinq jours au moins de retraite dans une maison de l'Institut, etc.

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