‹ La vénérable Marie RivierChapitre 139 sur 279 · CHAPITRE XIX · texte numérisé non relu

CHAPITRE XIX

de sa chambrette, les ravissements et les extases, celle qui sur son lit de mort devait laisser échapper cet aveu : << Je viens de goûter

des consolations telles que je ne crois pas que je puisse en éprouver de plus douces en Paradis », ait reçu, au milieu des labeurs et des peines si grandes de sa vie terrestre, la faveur d'une vision de la Reine des Cieux. Mais l'humilité de la Servante de Dieu et la discrétion de son directeur, que liait peut-être une obligation sacramentelle, en ont emporté le secret dans la tombe, et notre pieuse curiosité n'en aura la révélation que dans le ciel (i).

1. Les compagnes de la Vénérable Mère, à qui plusieurs indices sans doute faisaient soupçonner une pareille faveur, essayèrent vainement d'en obtenir Taveu. i Un jour, raconte sœur Xavérine, je dis à notre Mère : « Le bon Dieu vous aura bien fait la grâce de voir la Sainte-Vierge ?» — « Taisez-vous », me répondit-elle en souriant ; mais elle ne dit pas non. >

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