‹ La vénérable Marie RivierChapitre 146 sur 279 · Mme Bonhomme, née Fourneret, de Pradelles · texte numérisé non relu

Mme Bonhomme, née Fourneret, de Pradelles

fure; • ce furent celles de La Voulte, de Rochemaure,

d'Uzer et de Saii t-Marcd d'Ardèche,en 1S0S ; colles de Banne, de

Saint-Germain et de I >9; celles de Meysse, de Sanilhac,

de La Baume, de Chandolas et de Soyons, en 1S10.

Ces fondations et la visite périodique des écoles tenues par

casionnèrent à la Mère kivier, à une époque où les - de communication étaient loin d'offrir les mêmes facilités qu'aujourd'hui, des voyages pénibles, dont il nous est difficile de nous figurer les fatigues et les difficultés.

A cette époque, dit sœur Sophie, la pauvreté de notre maison ne nous avait pas encore permis d'acheter le modeste véhicule qu'on se procura plus tard. Notre Mère fit la plupart de ses voyages à cheval ou à pied.

•• Elle s'est égarée plusieurs fois dans de mauvais chemins ; plusieurs fois après avoir littéralement supporté le poids du jour et de la chaleur, elle n'a trouvé d'autre asile qu'un pauvre galetas, qu'un grenier où elle a dû passer la nuit sur de la paille ou sur des feuilles es.

« Mais ce qu'on ne saurait dire, ce sont les frayeurs extraordinaires auxquelles elle était sujette dans ses voyages, et dont j'ai, plus d'une fois, été témoin. Il est impossible d'exprimer les épouvante> auxquelles, jusqu'à la mort, elle fut en proie. Les mauvais chemins l'effrayaient si fort que, même dans un âge avancé, elle préférait marcher un temps considérable, malgré l'enflure de ses jambes, que de rester en voiture. Elle redoutait aussi extrêmement le bruit du tonnerre la réduisait à une sorte d'agonie. Rien de tout cela cependant ne l'empêcha de faire la visite des écoles, tant que ses forces ne lui firent pas complètement défaut (i). »

De telles «'preuves et un tel courage à les supporter n'étaient sans doute pas étrangers aux fruits merveilleux opérés par les visiti ia Vénérable Mère. Partout elles étaient marquées par un renouvellement de ferveur de ses chères filles; partout sa parole pleine d'onction et rie feu, ranimait la foi, la piété, le zèle pour toutes les vertus, ivent, sur so je, des paroisses qui n'avaient pas encore

le bonheur d< 1er des Sieurs de la Présentation, demandaient

a la vénérée Supérieure la faveur d'écouter sa parole. Elle ne refusait point, lorsque les nécessités de son voyage n'y mettaient pas

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