‹ La vénérable Marie RivierChapitre 15 sur 279 · Montpezat, montis pcs (pied de la montagne · texte numérisé non relu

Montpezat, montis pcs (pied de la montagne

2. Plusieurs ruines de l'époque romaine nous montrent que ce site avait été apprécié dès l'antiquité. Quelques personnes ont cru voir à Montpezat les vestiges d'un temple de Jupiter. Il est certain qu'une voie romaine y passait. Au XIVe siècle, le cardinal Flandin

aplée aujourd'hui de 2,300 habitants, se divisait au siècle dernier, comme de nos jours, en deux parties : le Haut et le Bas I

LV iroissiale était située dans la ville basse ; mais, depuis

le dix-septième siècle, la plupart des habitants de la ville haute avaient pris l'habitude d'accomplir leurs devoirs religieux dans un petit sanctuaire, élevé jadis dans le Haut Montpezat pour être affecte au service de l'hôpital, et connu sous le nom de chapelle de Notre- Dame-de- Pitié (1).

A une centaine de pas de la chapelle, sur la grand'rue, se trouvait la maison Rivier. L'aspect et les proportions du bâtiment, qui subsiste encore, indiquent la demeure d'une famille de bourgeois dans l'aisance. Du côté opposé à la grand'rue, la maison a vue sur un verger arrosé par une source abondante, qui vient s'épancher en un bassin. Entre le verger et la maison se trouve un espace carré et couvert ; c'est la terrasse, où nous allons bientôt rencontrer Marie Rivier et ses petites compagnes (2).

L'enfant de Jean-Baptiste Rivier et d'Anne -Marie Combe annonça en naissant une vigoureuse constitution. A seize mois, on la voyait déjà courir seule et d'un pied ferme, lorsqu'un accident vint brusquement arrêter ce développement précoce. Une chute, qu'elle fit du lit où elle était couchée et qui était très élevé, suivant l'usage du temps, altéra profondément son organisme. Ses membres se déformèrent, ses articulations, comme on dit vulgairement, « se nouèrent ». Ne pouvant plus marcher, ni même se tenir debout, la pauvre enfant était réduite, pour se transporter d'un endroit à un autre, à se traîner sur le dos à l'aide de ses mains. Sa mère lui fit faire de petites béquilles, mais ces appuis eux-mêmes n'ayant pu faciliter sa marche, on les rejeta comme inutiles. Pour être plus à

y fit construire, au confluent de Fontaulière et de Pourseille, le château de Pourcheyrolles, dont les imposantes ruines dominent les deux rivières. V. Voyage aux pays volcaniques du Vivarais, par le docteur Francus. (A. Mazon).

1. (,c sanctuaire a été malheureusement détruit, en 1887, pour faire place à une nouvelle rcâe communale. Une inscription, découverte lors de la démolition, permet de fixer la date exacte de sa construction. Il avait été bâti en 1 171.

2 On voit, par tout ce qui précède, combien est inexacte l'assertion de l'auteur de la Vie . ut, lorsqu'il dit que Marie Rivier appartenait < à la dernière classe du

peuple. > {Vu (if Mgr d'Aviau, tome II, p. 209.) C'est également à tort que Y Histoire de rEgiise <\-. M. l'abbé iJrrrns (continuée par M^r Fèvre) fait naître la Mère Rivier « de parents paurre* > {Histoire dr. l'Égl. tome XL, p. 377).

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