‹ La vénérable Marie RivierChapitre 153 sur 279 · Mgr Lyonnet. Vie de Mgr d'Aviau, t. II, p · texte numérisé non relu

Mgr Lyonnet. Vie de Mgr d'Aviau, t. II, p

4. Vie de M. Emery, par M. Gosselin, t. II, p. 306, et L'Église romaine et le Premier Empire, par M. d'Haussonville, t. IV, p. 85 et 86. — C'est de M. Emery que Napoléon avait dit un jour : € Cet homme est le seul qui me fasse peur ï> ; et, dans une autre circonstance : « Je mourrais tranquille, si je pouvais laisser à un tel homme le soin d'élever la jeunesse de mon empire. » — Nous avons vu plus haut, page 159, Napoléon rendre un témoignage semblable d'estime à Mgr d'Aviau.

rieur de la Présentation de Marie d'apprendre que les

deux hommes qui avaient le mieux soutenu, en ces temps difficiles, l'honneur de l'épiscopat et du clergé de France, étaient précisément

ceux aux se trouvaient, l'un et l'autre, unis par les liens les

plus un respect filial.

Mais, le 28 avril iSii, Dieu rappelait à lui M. Kmery. Le coup qui depuis longtemps menaçait Saint-Sulpice et que peut-être la seule présence de l'intrépide Supérieur avait retardé jusque-là, ne se fit pas attendre. Une lettre anonyme, faussement attribuée à un prêtre de Saint-Sulpice. en fut l'occasion. Le 8 octobre [8ll, Napoléon écrivit, d'L'trecht, à son ministre des Cultes : <( Je ne veuxpoint de Suîpiciens dans le séminaire de Paris : je vous l'ai dit cent :e vous le répète pour la dernière : prenez des mesures pour que cette Congrégation soit dissoute. »

L'ordre ministériel arriva aux derniers jours de novembre au grand séminaire de Viviers. Le 20 novembre, M. Vernet avait écrit à la Mère Rivier : - Il paraît que le coup dont je vous ai parlé va nous atteindre. L'ordre du ministre est parvenu le 12 au séminaire de Clermont. A chaque courrier, Mgr l'évêque peut nous faire connaître les mêmes ordres. Continuez de prier. Il faut se résigner à tout ce que Dieu veut ; mais, en vérité, je ne puis penser à ces pauvres jeunes gens qui nous entourent, et qui sont si bien à leur devoir, sans gémir et sans être attendri. •

M. Vernet. chassé de sa propre maison, puisque le séminaire était sa propriété personnelle, eut du moins la consolation de se voir remplacer par un digne Supérieur, M. Dévie, depuis évêque de Belley. qui s'attacha à conserver fidèlement au séminaire de Viviers l'esprit et les traditions de Saint-Sulpice.

Notre Mère, disent les Annales, ressentit plus vivement qu'on ne saurait le dire la douleur de* MM. de Saint-Sulpice. La persécution qui les atteignait, venant s'ajoutera celle que souffrait le Saint- , et. tout près d'elle, à la suppression du petit collège de Thueyts, lui inspira une grande tristesse. »

« Cet événement fut, de plus, pour elle l'occasion d'une très vive perplexité. D'une part, elle eût désiré grandement voir revenir à Thueyts M. Pontanier. D'autre part, il lui était difficile et péniblede congédier M. Hugon, qui tenait à sa charge et la remplissait bien. Tout fut mûrement examiné, et, dans l'espoir que l'orage se dissipeait bientôt, on conclut que M. 1 1 ugon garderait sa place d'aumônier.

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