‹ La vénérable Marie RivierChapitre 166 sur 279 · HAIT! RE XXII · texte numérisé non relu

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unnié ! là nous, louées, révérées de cette manière ! Jamais établissement n'eut plus besoin de prières. »

Ces croix, dont sœur Chantai regrettait l'absence, ne lui furent pas épargnées plus tard ; elles furent sans doute la source du grand bien qu'opéra l'établissement de Privas, jusqu'au jour où, comme pour justifier les pressentiments de la pieuse directrice, en l'année 1826, à la suite de difficultés purement administratives, cette mai-' mi dut être définitivement abandonnée.

Plus modeste avait été, quelques semaines auparavant, la fondation de l'école de M ornas, qui fut le premier établissement des Sœurs de la Présentation dans le diocèse d'Avignon. Un prêtre vénérable, dont la sainte Fondatrice devait faire plus tard ce précieux éloge : 4, Nos Sieurs de Mornas sont bien heureuses ; elles ont un saint pour pasteur (1) », M. Henri Reboul, mort depuis en odeur de sainteté clans sa paroisse, y avait appelé les filles de la Mère Rivier. «J'ai vu l'établissement de Mornas, écrivait celle-ci de Viviers le 15 mars 181 5 ; qu'il est joli ! Dieu le conserve! »

Pendant l'année précédente, en 18 14, quatre nouvelles paroisses du diocèse de Viviers, Beaulieu, Ruoms, Berrias et Alissas avaient reçu des Sœurs de la Présentation; avec les établissements de Privas et de Mornas, l'année 18 15 vit s'ouvrir ceux de Saint-Gervais dans le diocèse de Nîmes et de Chassiers dans le diocèse de Viviers.

Lorsque la Vénérable Mère écrivait de Viviers la lettre citée plus haut, elle venait de faire dans le diocèse d'Avignon une tournée de visites dans plusieurs paroisses qui, telles que Sorgues, Valréas, lui avaient demandé des religieuses : « Beaucoup de jolies paroisses, que j'ai vues sur la route d'Avignon, nous désirent, écrivait-elle à sa maîtresse des novices. Je brûle de n'avoir pas de sujets. Tout ce quartier est superbe. Il y a beaucoup de bons prêtres. Que ces paroisses me font envie ! Travaillez vite pour former le peu de sujets que nous avons et demandez-en au bon Dieu. »

A son passage à Avignon, elle donna un rare exemple de sa dévotion au Saint-Sacrement. La religieuse qui l'accompagnait étant tombée malade, l'honorable famille Aubanel, qui connaissait la sainte Supérieuie de Thueyts et avait une grande vénération pour elle, offrit à la Vénérable Mère et à sa compagne l'hospitalité pen-

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