DANS SON ENFANCE
Mort de Jean-Baptiste Rivier. — Première grâce de guérison obtenue le jour de la Nativité de la Sainte-Vierge. — Marie témoigne sa reconnaissance à Notre-Dame-de- Pitié. — Sa vertu se développe. — La petite maîtresse d'école. — Le Voyage du Calvaire. — Epreuves intérieures de Marie Rivier. — Ce qu'elle appelait <<. ses libertinages ». — Guérison complète le jour de l'Assomption de la Sainte-Vierge. — Marie essaie de quitter la maison paternelle et de fuir au « désert ». — Les œuvres de charité de Marie Rivier enfant.
MARTE allait atteindre sa sixième année. Comme Notre- Seigneur, à l'égard de la pauvre femme chananéenne, Notre- Dame -de-Pitié semblait ne pas entendre les prières qui lui étaient adressées avec tant de ferveur et de persévérance depuis quatre ans. Une croix nouvelle, d'autant plus pénible à supporter qu'elle était imprévue, vint tout à coup s'ajouter à l'épreuve de la pieuse famille. Le 7 septembre 1774, une rapide maladie enlevait, dans sa trente-sixième année, Jean-Baptiste Rivier à l'affection de sa chère épouse et de ses quatre petits enfants. Madame Rivier restait veuve gc de vingt-huit ans.
La petite Marie était encore trop jeune pour comprendreHoute la portée de cette perte. Le lendemain, 8 septembre, jour des funérailles, pendant que la famille et les amis s'empressaient autour de la pauvre veuve pour la consoler, l'enfant, dont on négligeait rie