Vie Je M. l'emct, par Mgr Dabert. p
couvriront de signatures et allèrent déposer aux pieds du trône les vœux de tous. »
s manifestations furent couronnées de succès. La Bulle de Pie VII, du io octobre 1822, publiée en France par l'Ordonnance royale du 31 octobre, comprit Viviers parmi les vingt-quatre nouveaux sièges érigés. Le 18 janvier 1S23, M. Vernet put écrire à la Supérieure de la Présentation : « Nous savons maintenant avec certitude que le Roi a nommé aux vingt-quatre sièges. » On apprit bientôt que le titulaire du siège de Viviers était Mgr Molin, ancien vicaire général de Clermont. Des complications d'événements politiques retardèrent de quelques mois sa préconisation ; le 6 août seulement il put faire son entrée solennelle dans sa ville épiscopale, où il fut reçu officiellement par M. Vernet, parlant au nom de tout le clergé diocésain.
« Le nouvel évèque, dit Mgr Dabert (1), réunissait en lui, à un degré éminent, les vertus qui distinguent les saints prêtres et les qualités de l'esprit et du cœur qui font les grands pontifes. Doué d'une prudence consommée, il fut l'oracle vénéré de son clergé. Le cœur de M. Vernet était inondé de joie en voyant les destinées du diocèse confiées aux mains d'un si digne pontife. De son côté, Mgr Molin eut bientôt reconnu les mérites du vénéré Supérieur de son grand séminaire, et, non content de lui continuer le titre de grand vicaire, il mit en lui toute sa confiance et se fit une règle de ne rien entreprendre sans avoir pris ses avis. »
Dès le 10 juillet 1823, de Paris, où il attendait ses Bulles, le nouvel évéque avait écrit à la Vénérable Mère : « Tout ce que j'ai entendu dire de votre établissement me donne un grand désir de le connaître et de le voir de mes propres yeux. » Peu de temps après son arrivée à Viviers, le 10 septembre, il se rendit au couvent de Bourg. « Monseigneur, disent les A nnales, daigna célébrer la sainte Messe dans la chapelle du Couvent, où toutes les Sœurs communièrent de sa main. Le silence profond, le recueillement que tout le monde observa pendant le Saint-Sacrifice, lui firent répandre des larmes. »
Le saint prélat ne survécut que peu de mois aux ovations qui l'avaient accueilli dans le Vivarais ; mais son successeur, Mgr Bonnel, hérita de toutes ses religieuses sympathies pour le couvent de Bourg. <ï Beaucoup d'évéques, écrit-il le 9 septembre 1825, m'envient