‹ La vénérable Marie RivierChapitre 216 sur 279 · Vie de Madame lùviet, par M. Ilamon, pp · texte numérisé non relu

Vie de Madame lùviet, par M. Ilamon, pp

gation de la Présentation de Marie n'avait eu à déplorer aucune perte en dehors de celle des deux Sœurs de Gréoux, lesquelles avaient succombé pendant qu'elles prenaient les eaux, comme nous l'avons déjà m remarqua que toutes les Congrégations religieuses

avaient joui d'une pareille immunité (2). Le fait n'échappa point aux yeux des plus indifférents et des impies eux-mêmes. La science humaine essaya d'expliquer ces cas d'indemnité par les conditions hygiéniques d'une vie plus régulière et plus sobre: mais n'est-il pas permis, n'est-il pas juste d'y voir aussi le signe d'une particulière protection de la divine Providence ?

1. La mort de sœur Sainte- Anne et celle de sœur Cyprienne furent, du reste, des plus édifiantes. « Des la première atteinte du mal, écrit sœur de l'Assomption, sœur Sainte- Anne fit son sacrifice ; elle le renouvela souvent. Elle perdit connaissance dix minutes à peine avant de rendre le dernier soupir. Son corps ne ressembla pas à ceux des autres cholériques ; il demeura blanc et souple. Quelques gens de l'endroit vinrent la voir et nous les entendions s'écrier au premier aspect : « Oh ! la belle vierge ! » et, bravant la crainte de la contagion, ils demandaient, comme relique, une parcelle de ses vêtements. »

2. Le couvent du Sacré-Cœur de Marseille, par exemple, fut si bien préservé en 1S35, que les familles venaient supplier Mme Aude, la supérieure, de garder les pensionnâmes. (Voir Histoire de la V. Mire Barat, par Mgr Baunard. t. II, p. 109).

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