‹ La vénérable Marie RivierChapitre 232 sur 279 · M':K Al'.l.K MARIK RIVIER · texte numérisé non relu

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niers moments de sa bonne Mère, se rendit à l'église où les Sœurs recitaient le Rosaire, et, d'une voix presque étouffée par l'émotion, dit ces seuls mots : « Tout est fini » ; puis elle s'évanouit. « En même temps, disent les Annales, les cris que la douleur arracha aux Sœurs qui avaient recueilli le dernier soupir de notre bonne Mère, annoncèrent à la Communauté qu'elle était orpheline et le chagrin le plus profond éclata de tous cotés. » M. Vernet réunit les religieuses dans la salle commune. Les premiers mots du vénérable vieillard dont on connaissait la grande réserve habituelle, causèrent une profonde impression : « Mes enfants, dit-il, votre Mère est au ciel. »

Les paroles du bon Supérieur rendirent aux Sœurs désolées le calme qui les avait un peu abandonnées dans les premiers instants d'une émotion si cruelle. On plaça le corps de la Vénérable Mère sur un lit, avec une couronne de fleurs blanches sur la tête et des rameaux de laurier semés autour d'elle. Les Sœurs, les pensionnaires et les orphelines défilèrent à tour de rôle, baisant sa main avec respect.

.Malgré la nature de la maladie et le genre des remèdes qu'on avait employés assez longtemps avant la mort, le corps de la Servante de Dieu ne répandait aucune odeur désagréable; ses membres demeuraient souples et flexibles. On remarqua, non sans admiration, que les enfants, même les plus petites, s'approchèrent de la vénérée défunte, non seulement sans crainte, mais avec plaisir et consolation : <I On n'a pas peur des saints », disaient-elles. Son visage, en effet, respirait la sainteté. « C'était toujours, dit sœur Adélaïde, le sourire de la charité dont elle avait eu le cœur rempli. »

Un peintre habile esquissa le portrait de la Servante de Dieu, ce qu'elle n'avait jamais voulu permettre de son vivant. Non contentes de faire toucher au corps de leur Vénérable Mère des chapelets, des médailles, des images, pour les garder ensuite comme reliques, les filles de Marie Rivier exprimèrent le désir de conserver d'elle quelques organes précieux. Avec la permission de l'autorité diocésaine, le cœur, la main droite et les yeux de la Servante de Dieu furent jeusement embaumés et placés ensuite dans la chapelle dite de la Sainte-Famille.

Les funérailles se firent le dimanche 4 février, avec la plus grande pompe et flans le plus parfait recueillement, au milieu d'un clergé nombreux, venu de Viviers et des environs. Faute de place, on avait dû interdire l'accès de l'église et du cimetière au public, qui s'était

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