‹ La vénérable Marie RivierChapitre 24 sur 279 · Mémoires de sœur Sophie · texte numérisé non relu

Mémoires de sœur Sophie

l.A VÉNÉRABLE MARIE KIVIER.

soulager tant de pauvres, aux petits services qu'elle avait rendus

son enfance à l'aveugle de Montpezat. »

:is étudié jusqu'ici que les vertus et les œuvres d'une enfant de dix ans à peine, et toute la physionomie morale de Marie Rivier se trouve déjà fixée. Cette persévérance infatigable

la prière dont elle donne l'exemple dès l'âge de deux ans, cet amour pour les pauvres qui l'accompagne partout, ce goût pour la solitude, pour les cérémonies religieuses, pour tout ce qui détache l'âme de ce monde et l'unit à Dieu seul, ce désir « d'amener des petites à Marie, de leur faire l'école et de leur apprendre à aimer la Sainte-Vierge », ces premiers et naïfs essais d'institutrice, faits dans la cour de la maison paternelle, trahissent déjà l'amour des âmes qui sera l'ardente passion de sa vie ; cet ascendant exceptionnel sur ceux qui l'entourent, cette possession d'elle-même au milieu des souffrances ; toutes ces qualités se développeront sous l'influence de grâces toujours plus abondantes et d'une coopération toujours plus fidèle de sa volonté; mais elles resteront les caractères dominants de sa jeunesse, de sa vie religieuse et de son apostolat, comme elles constituent déjà les traits distinctifs de son enfance.

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