‹ La vénérable Marie RivierChapitre 74 sur 279 · Annales · texte numérisé non relu

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LA IBLE MARIE RIVIER.

. dit laVénéi aucun moyen temporel ni spirituel.

Nous ne savions rien, et nous voulûme ,;ier les autres ! Mais

lit au milieu de la persécution, personne ne s'occupait d'instruire

entants. Je dis : Assemblons-nous et nous ferons l'école, là nous nous réunîmes, et nous reçûmes tous les enfants qui voulurent venir à nous. »

A la prière et au travail, M11 Rivier joignit, en ce temps de trou!> te discrétion absolue dans les paroles dont elle a fait

une loi si bien observée dans sa famille religieuse. 4 Le grand principe de notre bonne Mère, en ces jours d'orage, dit sœur Sophie, était de garder le silence et de ne se mêler de rien que de ce qui regarde nos œuvres. Aussi les plus grands terroristes la regardaientils d'un bon œil, persuadés quelle n'était d'aucun parti et qu'elle ne s'occupait que du bon succès de son école. » Nous trouvons, en effet, dans le registre des pensionnaires, en l'année 1796- 1797, les noms des filles de plusieurs des chefs révolutionnaires de la contrée, entre autres ceux de Marguerite Bèque, fille du maire de Montpezat, et de Yictorine Coutarel, fille du chef des patriotes de Meyras.

« Prier, travailler à son école et se taire », ce programme n'épuisait pas le zèle de Marie Rivier. Un désir grandissait en elle, à mesure que grandissaient autour d'elle les périls pour la foi.

us avons eu l'occasion de signaler jusqu'ici plus d'une analogie frappante entre la Vénérable Fondatrice de la Présentation et la glorieuse Réformatrice du Carmel. Il en est une qui se présente encore ici d'une manière si naturelle que nous ne pouvons la passer sous silence. C'est au milieu des ravages causés par l'hérésie protestante, c'est à mesure qu'elle apprenait les scènes de violence et de blasphème suscitées par les disciples de Luther, que sainte Thérèse sentait s'enflammer dans son cœur le désir de procurer la gloire de Dieu par des œuvres d'expiation et de prière (1). De même, c'est quand la Terreur est à son apogée, c'est lorsque, autour d'elle, tout le monde tremble de se déclarer chrétien, que Marie Rivier, ne pouvant retenir l'élan de son zèle, va manifester plus ouvertement que jamais son dessein d'étendre le royaume de Dieu par la prière et par l'instruction chrétienne de la jeun'

« Au galetas de la maison d'école, dit sœur Sophie, à cette pièce

1. Histoire de sainte Thérèse, d'après les Bollandistes. Paris, Retaux. Introduction, p. Xll et VIII. Œuwcs J-: sainte Thérite% Chemin de la }'etfeclion.

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