‹ La vénérable Mère Marie de l'Incarnation, première supérieure des Ursulines de Québec; supplément à sa correspondanceChapitre 11 sur 58 · Voir plus haut, p. 7, note 1, et Lettre 68^, p · texte numérisé non relu

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tin, en les publiant, ne faisait que payer une dette qu'il fut sans doute heureux d'acquitter.

La vaillante missionnaire qui succombait, âgée de trentecinq ans, à Québec, loin des siens, dans des douleurs intolérables, aggravées encore par les essais malheureux du chirurgien qui la soignait1, ne regrettait pas son sacrifice. Ainsi qu'elle le faisait écrire à sa famille, elle mourait joyeuse de son dénuement2. Marie de l'Incarnation qui avait promis à M. et Mme de la Troche de ne se séparer jamais de leur fille, pouvait mander à une religieuse de Tours, la mère Françoise de Saint-Germain, la propre sœur de la défunte, que sa promesse avait été tenue. C'est dans ses bras que mourut, le 4 avril 1652, sa chère compagne, Marie de Saint- Joseph, embaumant tout le monastère du parfum de sa vie 6i méritoire 3. Grâce à la mère de l'Incarnation, et au P. Martin qui nous a gardé ses écrits, nous avons conservé les traits de cette angélique figure. Le récit de ses vertus ouvrait dignement le livre d'or des Ursulines de Québec.

1. Pour soulager son hydropisie, on lui fit des incisions aux jambes où se mit la gangrène. Vie, p. 596; Lettres, p. 498.

2. « Ahl me disoit-elle, que je suis heureuse d'être dans un lieu pauvre, et d'y mourir dans le dénuement des délices et des commoditez de la France! Je vous prie de le faire scavoir à IL de la Rochelle, à nos mèrei de Tours, et à mes parens » (Lettres, p. 497). L'évèque de La Rochelle était mort en 1646; il n'est pas vraisemblable que Marie de Saint-Joseph l'ignorât encore. La parole pourrait se raoporter à une autre période de la maladie qui dura plusieurs années.

3. Lettre à la Mère de Saint-Germain, 18 sept. 1652. Lettre 65*, p. 147-148. « Enfin, ma très chère mère, votre bonne sœur m'avoit été donnée pouT compagne. J'avois promis à Monsieur votre Père, à Madame votre Mère de ne la point quitter, jusqu'à ce que la mort ou l'obéissanca nous séparât, et que je la servirois de tout mon possible... J'ay tâché de garder fidèlement ma promesse... (p. 147). Voir aussi la lettre de 1663 à la sœur de la Mère Marie de Saint-Joseph, la mère de la Troche, morte Supérieure générale des religieuses du Calvaire, p. 263.

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