Ms fo 113 et suiv
3. Il s'agit de la lettre du 30 août 1642 que nous lirons plua loin.
Jhs. Mra. Jph.
Ma Reuerende et très honorée Mère. Salut très humble au cœur de notre aimable Jésus.
Il semble a voir et en effet il est certain que sa bonté nous va sans cesse procurant des amis pour secourir nos chères neophites. Votre Reuerence est de ce nombre de laquelle nous auons receu les liberalitez, ie luy en rend un milion de remersimens auec assurance qu'elle aura tous les iours part au prières qui se font en ce petit séminaire1; vous nous avez grandement obligée de ce qu'il vous a plu nous donner, les habits et les toilles estant ce qui est très rare en ce pays en effet il est très pauvre de biens temporelz mais très riche de biens spirituelz, la diuine bonté les y versant en abondance, il est vray que nous sommes plus que suffisam mant payée de nos petits travos voyant nos chères semina ristes dans le vray chemin du ciel, ie n'eusse iamais creu que des filles nées dans la barbarie essent pris des plis côme les filles de France et très auantageusem[en]t. Quand a lame, vous laprandres par la relation qui vous dira des choses rauissantes des grandes dispositions qui sont dans toutes les nations circonuoisines qui toutes veullent embraser notre sainte foy, je coniure votre R[everen]ce d'amployer tout le crédit quelle a auprès de Dieu et celuy de toutes ses saintes filles. C'est ce que iattant et ce que j'espère l'assurant de nan estre pas ingratte, je la supliray 2 ausy que ie me puisse dire ma très Rde Mère.
1. Ed. Richaudeau : ... de laquelle nous avons reçu les libéralités. Notre petit séminaire lui en rend un million de remerciements, avec assurance qu'elle aura tous les jours part aux prières qui s'y font.