Voir plus haut, p
3. R. avec madame sa femme. Elle entra parmi nous et y fit son noviciat et sa profession...
4. R. : renvoyé deux qui ne nous convenaient pas. — Le mot deux a-t-il été tiré de l'histoire : car d'autres lettres nomment deux religieuses renvoyées; il ne peut venir ici de l'abréviation aue, le mot était écrit en entier.
5. R. : Car, selon que... rendit l'esprit, cette vie n'était pas correcte...
6. « Anne de Beauvais, née à Bordeaux vers 1586, fut associée aux fondatrices des Ursulines de cette ville, en 1606. Elle avait reçu des talents naturels tellement remarquables qu'elle sut presque aussitôt lire
pour ce qui regarde le récit de ma chère mère de S[ain]t- Joseph, ma compagne, lorsque ie l'envoyé en France, c'estoit seullem[en]t pour nos chères Mères de Tours, d'où nous estions sortie, pour donner suiet de louer Dieu des grâces qu'il avoit x faite à cette bonne fille qu'elles avoient eslevée des son enfance, et qui avoient fait un grand sacrifice de la laisser2 sortir de leur maison, ie fus fort surprise d'aprandre qun de nos amis, qui se doutoit que j'anvoyois ce récit à nos Mère, ouvrit mon paquet et le mit entre les mains du révérend père Le Jeune, procureur des Missions, qui avoit été longtemps son directeur en ce pays3 lequel le mit en Relation, après l'avoir fait imprimer.
que parler et que sa raison fut développée bien avant l'âge ordinaire. Choisie à quatorze ans par un riche bourgeois de la ville pour être l'institutrice de ses filles, elle étonna par sa capacité et surtout par une piété incomparable. Toutes les jeunes personnes du quartier voulurent l'avoir pour directrice, et s'étant réunies sous sa conduite en une pieuse association, elles vivaient comme de petites religieuses, prenant la discipline et pratiquant toutes les austérités du cloître.
Devenue Ursuline, Anne fut nommée sous-prieure d'une fondation à vingt et un ans. Remise au noviciat pour éprouver son humilité, elle y demeura comme en paradis, rapporte un de ses historiens. Nommée ensuite plusieurs fois supérieure, elle mourut à Saumur dans l'exercice de cette charge. On lui attribua des miracles avant et après sa mort. La Mère de l'Incarnation connaissait sa vie publiée en 1621; mais ayant appris qu'on venait d'en publier une nouvelle en Flandre, elle }a. demanda à la supérieure de Mons, et elle réitéra plusieurs fois cette demande... Anne de Beauvais étant tombée dans un oubli immérité, nous nous proposons, avec le secours de Dieu, de publier sa vie de nouveau. » (Note de Richaudeau.)
1. R. : afin de leur donner... Cette correction est faite afin d'éviter la répétition de pour. C'est encore une fois par un malencontreux scrupule.
2. R. : à cette bonne fille. Elles l'avaient élevée... et elles s'étaient imposé un grand sacrifice en la laissant...
3. N. R. [Le P. Lejeune. dans cette lettre de 1669, mais qui se réfère à l'époque de l'envoi de la Relation sur la mère Marie de St- Joseph (1653), est nettement désigné, comme étant alors procureur, et hors du pays où il a dirigé naguère la défunte. Marie de l'Incarnation n'a donc pu dire en 1660 : le P. Lejeune va en France, qu'il ne soit nécessaire d'expliquer cette inexactitude. Voici le texte exact de 1660. qui fait difficulté : « Plusieurs des plus honêtes gens de ce païs sont partis pour aller en France : Et particulièrement le P. Lejeune y va pour demander du secours contre nos ennemis. » (Lettre du 2 novembre 1660,
L'année ensuitte1 nos Mères de Tours me mandèrent qu'elles avoient eu connoissence de sa mort avant lien avoir sceu2 la nouvelle; voicy comment. Une bonne sœur converse qui lavoit eslevée et soignée dans le pentiormaire3, estant encore en son lit, la sepmaine que la Mère mourut, elle s'entendit appeller par elle, luy disant : ma Sr, tenez-vous preste, vous partirez bien tost. Incontinant elle fut en la chambre de ma4 Mère de S[ain]t-Bernard, prieure, luy dire : n[ot]re5 Mère, la Mère de S[ain]t-Joseph est morte, elle m'a aparu et dit que je mourrois bien tost et que je me tince preste6. En effet cette bonne Sr nommée Sr Elisabeth de S[ain]te-Marthe 7, tomba malade et dans peu de iours mourut8. L'arrivée des vaisseaux fist connoistre à nos mère leffet de cette vérité par nos lestres9, plusieurs personnes ont reçeu plusieurs grandes grâces
p. 557 de l'éd. originale, Lettre LIX des Historiques ; à son fils; Richaudeau, t. II, p. 187).
Le 17 septembre, elle avait encore écrit à son fils : « Je vous ai déjà écrit une lettre bien ample par le premier vaisseau parti au mois de juillet, une autre plus courte par le révérend père Lejeune, et une troisième par un autre navire (éd. orig. LXC des Spirituelles, p. 202; R. II. p. 166). Si on veut supposer un retour du P. Lejeune, et un nouveau départ en 1660, il le faut au moins placer peu après juillet et avant septembre; mais la formule se peut entendre autrement que par le voyage du P. Lejeune, et au contraire par l'envoi de sa lettre par le paquet destiné au Procureur des Missions, chary/'. à Paris, de faire passer la lettre au destinataire. Ce serait en opposition avec les deux autres modes, le premier et le troisième (lettre directement confiée à un navire, que la seconde lettre aurait été jointe à un envoi destiné au P. Lejeune.)
1. R. : qui avait été longtemps le directeur de cette sainte âme en ce pays. Le Père insère cette notice dans la Relation, après l'avoir fait imprimer. L'année d'après, nos Mères...