‹ La vénérable Mère Marie de l'Incarnation, première supérieure des Ursulines de Québec; supplément à sa correspondanceChapitre 8 sur 58 · Ibid., p · texte numérisé non relu

Ibid., p

2. « Elle (Mme de la. Peltrie) fui trois jours en QÔtT0 maison pour faire tout ce qui estoil nécessaire dans le choix de celle qui devoit passer avec moy. Apres l'oraison de quarante heures que l'on fii en celte

à-dire au développement complet de ce résumé qu'il faut emprunter le tableau de cette émulation pour le Canada dont tressaillit alors tout le monastère de Tours. Celle qui. en dépit de ses désirs si vifs, n'osait, pour sa grande jeunesse, espérer même l'honneur de s'offrir, devait triompher de haute lutte. Grâce à l'appui de saint Joseph, dont désormais elle portera le nom, Mlle de la Troche sera l'heureuse élue.

« Elles (les Religieuses de Tours) ne se contentoient pas de s'offrir à Mme de la Peltrie pour l'accompagner en son voyage, mais voyant qu'elle ne se déterminoit à rien, et apprenant que M. de Bernièresj1, qui étoit au parloir, étoit son conseil, et que c'étoit lui qui régloit la plupart des affaires de cette mission, elles alloient à la file se jeter à ses pi«ds pour le prier de les agréer, et de les présenter à cette Dame. Il n'y avoit qu'une jeune sœur nommée Marie de Saint-Bernard, qui n'osoit se produire de crainte que sa trop grande jeunesse ne la fît juger incapable d'une vocation pour laquelle on ne peut avoir trop de maturité. Et cependant c'étoit

fin, je me sentis porter par un mouvement intérieur, et par le conseil qu'une personne de vertu me donna, de demander la Mère Marie de Saint-Bernard, qui. depuis, fut nommée de Saint-Joseph. Il y eût bien de la résistance de la part de notre supérieure qui l'estimoit trop jeune, car elle n'était âgée que de vingt-deux ans et demi, mais Mme de la Pelterie. M. de Bernières et moy, persistions toujours à la demander. Enfin à l'exclusion de toutes celles qui pressoient avec beaucoup de (erreur, elle fut choisie, et l'on en donna aussi-tôt avis à Messieurs ses parents, qui à toute force y vouloient mettre opposition, mais quoy qu'ils fissent, Nôtre-Seigneur qui en avoit fait le choix en fut le maître. Il y eut bien d'autres circonstances remarquables dans ce chois, desquelles j'ay parti ailleurs, et que je ne répète point icy. Elle me fut donc donnée pour compagne, et pour accomplir le vœu qu'elle en avait fait, supposé que Messieurs ses parens consentissent à son sacrifice, elle changea son nom de Saint-Bernard en celui de Saint- Joseph. » (Vie, p. 366, 2e p. ch. XVI. »

« La Mère de l'Incarnation dit icy qu'elle a parlé ailleurs des particularités de cette élection. Ce n'est point dans le corps de cet ouvrage qu'elle en parle, mais bien dans une Relation qu'elle a écrite de la vie de cette excellente fille, d'où j'ai tiré ce que je viens de dire... Mais comme j'ay dessein de donner un jour au publia la Relation dont je viens de parler, je reviens à mon sujet. » (Vie, p '-'72.)

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