CHAPITRE XU
I YJOYRD*HUT il y a peu d'hommes qui scachent bien sonner la trompe, et parler {aux chiens en cris et langages plaisans, comme faisoient les anciens : car i ' présent ie voy que les piqueurs ne prennent pas grand plaisir à voir courir, ne ■ faire chasser et requester les chiens : mais seulement leur suffit de voir prendre et mourir vn cerf, pour auoir la bonne grâce de leur maistre, et faire leur profit : et deslors qu*il est lance, n*en désirent que la curée : ce que ne faisoient les anciens, lesquels se delectoient et prenoient [ilaisir à bien parler et conduire les chiens, comme recite Phœbus, qui loue grandement le Duc d*A!ençon, Huet de Nantes, et le sire de Montmorency, lesquels estoicnt ouys et entendus sur tous autres. Or après auoir entendu et pratiqué quelque peu de leur stilc de sonner et manière de parler, crier, et bûcher de la voix, i'ay bien voulu icy noter et mettre par escrit quelque chose selon Tintelligence de mon esprit.
lACQYES DV POVILLOVX.
COMME IL FAYT SONNER DE LA TROMPE, et hoHpptr de la toi», pour e'appetter Fvn Vautre quand on est à la ehasee.