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disait, n'hvoir: plus an monde. que son. be nd pour tout secours,
:::Oértes, si Léon eût. ‘été dans la gêne, Lu affa sions de Lucy n’eussent eu ni cette spontanéité, nicet attendrissement. Saforiune, rétablie, grâcé aux.capitaux de Caroline, miroïitait assez agréablement aux yeux.de Mme. Boldini pour la déterminer.à.8e, montrer DIE M sireventé aie EE DE à “4 pu
Elle ent. habileté: de s'aecuser un 2 pen): très as d’avoir méconnu ison frère, mais surtout d'avoir fui les joies familiales. —. __— ne les retrouver !.… À]
- Léon + qui avait repoussé de si sincères ten die et des caresses:si uaïves — parun juste retour de la justice: divine -— avait soif mainnée crer dé’ces biens dédaignés.
‘Il but à Ja source menteuse.
: IL crut à l'affection repentante. de nor à l'heure: ‘où celle-ci; hypocrite et charmeuse, supputait quelle grasse pension elle aurait l’art
‘arracher à cette réconciliation fraternelle.
> Mais: ces: combinaisons savantes faillirent avorter piteusement par suite de l'implacable rancane du:vieux Bourgeal. L'amnistié, qui ne pardonnait à l'Empire ni la répression, ni la grâce, ne pardonnait pas à sa fille d'avoir contracté une union à, a sans son consehtement. | … Depuis que a ps mariage 1 son ls Léon, préparé de longue date par ses intrigues,
avait. ramené l'opulence à. Olarehs-Chalet, il en avait pris. sa pért sans remords. !, 6.1):
… Lorsque les capitaux dé Caroline, maniés avec réussite cette fois, par l'ingéwieur, per: mirent à celui-ci de'se refaire une fortune per: sonnelle, M. Bourgeal père n'éprouvanul serupule de bénéficier plus éraplement encore. da ces largesses du sbrt.. |
Le visillard, si, dur. à la pauvre! donerite atteignait donc \alors:à.la. réalisation, de :tous ses plans : étouffer l'affaire Martel sous le silence dela terreur ; se :déharrasser d’une belle-fille détestée, redoutée ; s’en doñner uné autre riche et. peu scrupuléuse sur le choix de son: second mari; revenir à Paris; ayec de l’or et une influence pbuvelle, sur le parti révolutionnaire tou: jours en éveil ;; enfin, se: préparer une apothéose socialiste pour ses derniers Jours, Pas la révolution triomphante, :
: Le retour de Lucy fut le premier coup: ‘de pioche porté à l'édifice laborieux de son scome honheur. :
sCet aïeul, qui n avait pas uñe pensée pour Jeannine, n'avait jamais oublié Lucy. Mais il s’en souvenait seulemeht poùur accumuler secrètement sur son nom toutes les épithètes qu ’engéndrent la colère et'la rancune. :
Il avait ordonné qu'on traitât la fille rebelle comme une fille morte et son glacial dédair donnait, depuis des. années, l'exemple autour de lui: :: :
:Obteniz une rentrée en grâce, près. du père
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conime près du frère, était donc une œuvre autrement délicate. Du moins, Léon en jugeait+ ‘il'ainsi. Chargé du rôle de conciliateur, et se heurtant à un bloc de granit, il dut "pcoamaitre que l’œuvre était irréalisable. ::
: Ses: propres souvenirs émoussés, ess he
ssttude amère que lui apportait une seconde
uniot sans tendresse, rendaient. l'ingénieur plus accessible/aux idées d’apaisément.
Rien au monde a tpaenié le vieux DERoIN tiouairé. t Aus bi
Certes, Léon avait SANTA 54 le premier, don seillé à M. Bourgeal de faire rompre devant les tribunaux le mariage illégal contracté en Angleterre par son imprudente sœur; mais scs impressions s'étaient sensiblement modifiéesen apprenant la venue au monde de deux innocents petits êtres, auxquels on ne:pouvait imputer à crime la parfaite insouciance que montraient leurs parents envers la loi française.
Rompre un tel mariage ne lui semblait main:
tenant qu’une faute de plus à commettre. Le légaliser eût été autrement sage ; mais là encore se dressaient des obstacles, dont le plus grand était la désunion du ménage Boldini.
Tandis que Léon flottait entre les ékigies de sa sœur, les imprécations de son père, et ses hésitations personnelles, le dissentiment s'accentuait entre Caroline et le viéux Bourgeal: les deux complices ne s’entendaiont plus depuis que les révélations de: Marianne avaient
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appris à la veuve Escouvar qu'elle n'avait fait, ea changeant de nom, que changer de dsahonr neur.
Lui jetant à la tête: îe. fidéicommiis non accompli du Chélet-Jaune, Caroline, dans sa rage de recouvrer sa liberté, s’en servit comme d’un argument nouveau en faveur de ses prétentions.
Le visillard 8 indigne : elle le tourns-enrail-
lexie;, il s’emporta ;. elle se..déclara maîtresse chez elle ; elle lai en ouvritaussitôt largement la porte.
. M. Bourgeal père espérait que jamais Léon neconsentirait à une séparation violente, et croyait son autorité plus solidement établie qu'à aucune autre époque de leur viecommune.
: Cette déconvenue sans pareille lui fat ménagée par l'inertie de l'ingénieur, lequel, fatigué
de lutter contre Caroline, aigri contre son père,
travaillé par sa sœur, ne montra pour retenir le vieïllard furieux qu’une volonté molle, sans persistance, sans grandeur, qui sombra vite et profondément.
Il était donc réservé à une Caroline Escouvar de démontrer au vieux socialiste qu'on ne traite pas une femme émancipée suivant les principes de la libre pensée, comme on traite une simple Geneviève Carvès, une cléricale !
La main divine choisit cette ironique revanche, de faire chasser, par la seconde épouse de Léon, le vieillard haineux qui avait luismême chassé la première femme.
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10e fut'pendant une éburte müladie de Léo, at début du siège, que!vette' grosse révolutient on re sac papes TH ‘0aroliné, quil avhit mal pris ses naée pour quittér en témps utile la ville assiégée s'en consbla én introduisant elle‘meme Mme Boldini à son foyer, afin de bien marquer que son opulence, tant recherchée jadis, la rendait
absolument maitresse au logis commun.
“lle rémit à ‘an avehir prochain — où du moins que les assiégés illusiotinés supposaieit prochain — le retour en Suisse, le divorce, l'éclat qu'elle entendait fairé antout de sa personné:et de ses écus, pour attirer Fattention d'un troisièmé épouser.
On a depuis longtemps déjà qualifié qe divorée: ! Ja! polyigainie légale.” Casdtiner Pie bien douée pour justifier ce qualificatif. Kad
'Emey’rentra donc dans la maison que: Léok
| sbtupait rue Rougement, ‘én y menant, ‘du
reste, la vie’ aussi ‘séparée que possible dé Caroline qu'il haïssait et de son père qu'il n’estimait plus. Lucy se montra bientôt auski à l'aise, dans cette ‘opulence étréngère; que si êlle s'en fût trouvée propriétaire légale.
‘Loivieux Bourgeal dédaignant de recourir à l'autôrité maritale de Léon souffrant et. irrité) se:retira, noïSans dignité, devant l'autocratié bratele de Caroline.
‘Celle-ci, qüi avait adopté Lucy par dayeios: ñe la vit pas de mauvais œil s’'interposer entré elle et Léon. Cette’ société nouvélle " aidait: à
LA VENGEANCE DE GENEVIÈVE 97 tromper son ennui de femme À ie désœnvrée et sotte, et surtout à rompre d'inévitables têteà-tête, toujours remplis de mots blessants.
Le vieillard attendit peut-être que Léon, si courbé jadis devant lui, vint le supplier, s'humilier. Léon excédé de querelles, de rat d'abus d'autorité, ne rappela pas son père ; celui-é : s'emplit le cœur d'une rancune de ë plus. |
Les privations que subissait Paris étaient fort adoucies dans un tel milieu par les ressources d'une bourse bien garnie et de prévoyanteg provisions. L'existence de cette famille se poursuivait donc, à travers les péripéties du siège, dans un calme apparent sous lequel, cépéndant, on vient de E5 voir, grondait la tempête.
Mie Boldini avait k talent de se maintenir en termes habiles avec Caroline ; elle catessait l’un, flattait l'autre et réalisait le difficile problème de vivre” indépendante et sereiné au milieu du désaccord conjugal le plus aigu.
Ce jour même, la scène violente à laquelle venait de donner lieu ls visite de Geneviève re dui pas passer inaperçue pout Lucy, qu’une simple cloison d'appartement parisien séparait seule des principaux acteurs.
Bien loin d'essayer d'en apaiser les éclats, elle évita soi igneusement de paraître l'entendre, et se présenta d’an air paisible dans le vesti-
bule, sur le passage dc Mme Carvès qui fayait la maison cruelle.
Elle tenait par la main les deux garçonnets
emmitouflés de fourrures, et dit aussi naturel-
lement que. si rien ‘n’ävait dû émouvoir de pauvre femme :
— Tenez, ma chère Geneviève, voici les enfants, puisque leur père désire si fort les voir. Ne les gardez pas trop longtemps, je vous prie, afin qu'ils soient rentrés pour l’heure du dîner... sept heures précises.
. — Vous dinez donc tous les jours? s'écria naivement Jeannine.
— Certainement, ma chère fillette.
— C'est bien dommage que nous n'ayons pas de cheval. à manger tous les jours, nus.
Lucy la caresse d'une main distraite.
— Allez, allez, dit-elle, pour ne point vous attarder : je serais inquiète.
— Soyez sans crainte, Lucy, dit gravement
Geneviève, c’est à une mère que vous confez les chers petits.
… Elle es emmena par la.main, en évoquant, pour se donner du courage, la joie qu’elle allait apporter dans le taudis du boulevard du Prince-Eugène.
Pourtant, elle avait peine à contenir lessentiments qui bouillonnaient dans son âme, en face des incidents poignants de cette journée.
Retrouver celui dont l’égoïsme et l'abandon torturaient son existence depuis dix années, sans qu'elle l’eût jamais maudit, même en ses plus mauvaises heures, c'était une troublante épreuve.
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Le retrouver abattu, malheureux, puni par ses fautes mêmes et s'accusant avec une âpreté singulière, c'était une dangéreuse émotion.
Ces aveux, ces accusations indiquaient peutêtre plus d'amertume que de repentir. Ils n’en demeuraient pas moins étrangement doux à entendre pour une âme/miséricordieuse.
La véhémente sortie de Caroline, sa brutalité à l'égard de Jeannine, ét tout ce que lascène précédente révélait de désordre moral dans cette maison diVisée, soulévaient en Geneviève plus de ‘pitié que de colère.
Elle y voyait le cachet de fureur, de faiblesse, d’indignité, que les passions humaïines impriment aux Amées:sans noblesse et sans foi.
Elé'allait.. élle allait. .; répondant machi. nalement aux questions des enfants, qui voulaïent savoir où était leur père, ce qu’il Le et pourquoi il n’était pas venu.
Derrière elle! ün pas se réglait sur le sièn s'ét l'on eût dit à voir l'homme qui suivait Île petit groupe, : qu’un protécteur mystérieux ie sur cette coursé hâtive. |
Si Jeannine se fût retournée, elle eût bien reconnü' cet homme: mais toute chärmée de babiller avec ses heéraees l'enfant ne se hé érèmé ha pas: à Le chemiaii esi Jong de la ruë Riot au boulevatd du Prince-Eugène, et les mignonnes jambes, accélérées | pr la: ee pr rapidement: :
Quand Geñévière gnitve dabil LUS mulsos,
Le.
100 La: VENGEANCE DE GEMEIÈTE
Léon, qui Je. suivait à. distance, s'arrêta et attendit, satisfait de n'avoir pas été remarqué. Antonio *Boldini. ne, soupsonnait guère le \ bonheur qui grimpait lestement ses trois étages. Quand ce ‘bonheur frais, rose et tont. étonné, fit | irruption dans. sa triste. chambre, ce. fut une explosion d'amour paternel qui dégonfla son cœur. ulcéré.
On le yit se Jos sur, son maigre lit et ELA tendre aux. petits des bras tremblants, où ils ER: vinrent.se ranger, un peu timides...
— Sont-ils beeuxi. - et. blonds! toute leur L mère!....
| Iles dévors de caresses folles, tandis qu’ eux, | plus surpris que charmés de retrouver leur .bère dans, cette vilaine chambre nue, rendent DE) distraitement ses baisers.
! |: #70 madame Geneviève |... que,vous êtes Le | |
bonne ! balbutia-t-il.avec des larmes heureuses, quand il eut es laissé LFRRPSYE, in et Henri.
:#-Ah} PAL OA laide maison! . 4 ct es | | bis mal vas disait le plas grand, gs ERTIQn-
e = ne tr trennrain a cru vacs sam ais 5 2
à 1 sie:
| | Es l'euro nes dant tous. les. GoiRE à j if) er il n'y a. pas de. quoi, s'amuser, . Donne- | moi donc des joujoux. .. Tu n'as pas de -bonl : poele Je yeux des bonbons, ml il, 2) F je Reviens m'embrasser, mon chéri. .: b | + Non; donne-moi d'abord des bonbons. . 2
‘Le pauvre père n’entendait que..trop, ces | Ê -maives. paroles,.en sentait la vérité et. mouil-
lait de, larmes nouvelles — de regrets, celleslà, — ses tendresses sans fin. |
. Mais: l'aîné, beau raisonneur de six ans, se dégagesnt de ses étreintes, |
— Vois-tu, pape, tn feras bien de venir chez | nous; là-bas: il fait froid dans ta chambre. . . ? n'y a pas detapis..: et pas de glaces! … pas de: pendnle. . «oh!... papa, ren or pour savoir l'heure? | sé
Antonio l’écoutait avec un mors navré.
+ Si tu voyais, comme c'est joli, chez nous, papa!... Il faudra te faire beau, pour venir nous voir, hein ?..., C’est à toi, ce vieux paletot pendu à 7... Faudra pas mettre ça, papa... tu aurais Voix d’un pauvre; Maman ne vohdraît pas te parler avec:
Cette fois l'artiste laissa: dotinpièr une ts de'‘plainte douloureuse: L'inconscient babil de ces petits êcres gâtés lui causait une ‘torture non prévue. “|: ;
Geneviève, fébétue-has! doit: séuriinatids les petits indiscrets, d’une voix si douce qu'il leur parut n'avoir jamais entendu leur mère
parler Si tendrement, même ex ses" ‘meilleurs jours. |
— Mes amis, vous dites des choses oties..
ce qui m'étonne d'enfants intelligents : et dés choses dures. . . ce qui est mal fe la “part de bons cœurs. Vous demandez des ‘bonbons, comme si Vons ne saviez pas, d'abord, LR cela montre le défaut de gourmandise,