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— Tu m'accompagneras thez Antonio ?
— Déjà ?... Est-ce indispensable ?
— C'est au moins des plus utiles à la prompte réalisation de ce projet.
— Cela me coûtera. Je n'ai pas pardonné à mon mari d'avoir Pause ma dot et détruit mon
avenir.
— Nous recevons cependant sujouel-Hs, Lucy, des leçons de miséricorde.
— En la personne de Geneviève, sans doute ?
— Elle me déconcerte par sa grandeur, par sa résignation.
Lucy reprit aussitôt le ton de persifflage, dont elle était coutumière en certaines quéstions.
— Ne t’extasie pas, mon frère. Les bigotes quintessenciées, comme cette excellente Cféricale, ont le secret d’inspirer ces admirations-là ! Au fond elles sont femmes comme nous.
—- Mieux que toi, pourtant, celle-ci pardonne. «
— Mon pauvre Léon !... cela t’attendrit !
parce que Caroline a la maladresse de te faire des scènes conjugales, tandis que Geneviève se cotentait de larmes discrètes, |
— Ne compare pas ces deux femmes, Lucy!
—-Est-il possible ? Tu en esÎlà ?...Comment ?... Elle t’a si vite ensorcelé ? .. Quand je disais que eette petite Cléricale était capable de tout.
— Tu pléisantes à tort. Il n’ya ni ensorcellement, ni attendrissement. La vie qui ne m'est pas douce, m'a éclairé sur des erreurs commises et peut-être des devoirs méconnus.