‹ La vengeance de Geneviève [microforme]Chapitre 27 sur 64 · CHAPITRE X · texte numérisé non relu

CHAPITRE X

Lucy Boldini n’avait pas manqué de saluer par des plaisanteries acérées cette métamorphose de l’ingénieur en soldat.

Sans y être contraint !... Protégé par sa nationalité !... pouvait-on imaginer balourdise plus complète ?... |

— Ton don quichottisme, mon cher, lui ditells, m’éclaire sur la Dulcinée dont tu recherches l'approbation. Je savais la romanesque Greneviève capable des entreprises les plus surprenantes; mais celle-ci dépasse le possible.

Envoyer se battre, et peut-être se faire tuer, le mari qui l’a répudiée !... c’est un raffinement de vengeance dont je fais honneur à sa bigoterie quintessenciée.

— C'est un blasphème dans ta bouche, Lucy, que cette parole, répondit Léon durement. C’est à Geneviève que tu dois un bienfait social dont ton insouciance n'avait cure; si la gratitude te paraît lourde, déjà, garde au

moins le silence sur des sentiments que tu ne pèux même comprendre..

— À merveille ! ce qui revient à dire que ta sœur, pauvre créature bornée, incapable d’entrevoir les sublimités de cette séraphique personne, doit admettre sans protestation le singulier abus qu'elle fait de son influence. Je défends mon frère, te dis-je, contre lui-même.

— C’est trop de bonté! Ma volonté est mon guide. Je respire plus à l’aise depuis que j'ai l'illusion de me rendre utile.

— Grand bien:te fasse ! Je sois moins inflammable. Je vois mieux. Et qu’espères-tu de cette sentimentale tentative ? Quand tu recevras une balle, en cas de sortie, celle qui t'envoie la recevoir pourra se dire avec joie : “Je suis enfin libre !” |

Léon, froissé, imposa silence à la langue venimeuse ;, mais, hélas ! qui peut dire, sa conversion étant si récente, si le dard empoisonné ne laissa, pas quelque douloureuse pointe dans le cœur encore mal affermi ? |

Quant à Caroline, qui vivait renfermée dans son appartement, voyait un peu Lucy et pas du tout Léon, elle apprit assez tard la résolution singulière du mari dont elle travaillait à secouer promptement le joug.

Elle avait d’abord haussé les épaules, puis n'avait pas tardé à se dire qu’un ‘accident de siège” bien imprudemment cherché par un homme absolument libre de demeurer au logis,

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Quant à M. Bourgeal père, que pensa-t-il de la courageuse initiative d’un fils dont il avait flatté les passions, encouragé les fautes et développé la mollesse ?

Nul ne le put savoir. Cet homme de bronze, que nous avons vu s'acharner à détruire tout le bonheur de Geneviève, sans même songer qu’il brisait du même coup le sort de sa propre petite-fille, Jeannine, vivait dans l’ombre où se plaisent les conspirateurs: gi

L’échauffourrée du 81 octobre l’en avait fait sortir; mais on sait que la tentative faite par les émeutiers, pour confisquer à leur profit l’ombre du gouvernement dont Paris jouissait à cette époque, avorta misérablement.

Avec l’habileté qui distinguait ses manœuvres personnelles ‘‘ Bourgeal l’exilé, ” comme il se faisait appeler par ses adeptes, les mit en avant sans s’y mettre lui-même, et s’il ne croqua pas de marrons, en cette ébauche de révolution, ce ne fut pas faute de les faire tirer du feu par son prochain.

La prudence néanmoins lui ordonnait de s’ensevelir plus profondément encore après cet échec de son parti. Quelle tanière inconnue choisit-il pour retraite ?... Quelques-uns de ses fidèles seuls auraient pu le dire.

Jacques Ferrat, malin comme un singe et

curieux comme un faubourien, entreprit vaine-

ment de le découvrir, sans but déterminé, d’ail-

leurs, pour le plaisir de jouer un tour désagréable à son éternel ennemi.

— Je tiens à tenir à portée de mes visites cet excellent exécuteur testamentaire!... qui est aussi le vôtre, mademoiselle Julienne, disait-il plaisamment, pour amener un sourire sur les lèvres graves de Mlle Outier.

La pauvre fille, depuis que la gène de plus en plus étroite envahissait l’'humble phalanstère, en prehait prétexte pour motiver sa mélancolie.

Geneviève seule devipait qu'à certaines natures tendres et concentrées, les privations matérielles sont peu de chose, mais que l’éloignement et le silence des êtres aimés sont une douloureuse épreuve.

Or, leur ami le plus cher manquait à leur intimité.

Où était Placial Molins ?

Rien du dehors n'arrivait dans la ville assiégée, et les dévouées amies du jeune médecin en étaient réduites à prier pour lui, sans savoir si cette chaude prière tombait désormais. sur un vivant ou sur un mort.

Jacques Ferrat ne poursuivit pas longtemps ses recherches privées à l'égard de “son exé cuteur testamentaire.”” Les événements marchaïent de telle sorte que l’existence habituelle de chaque individu se trouvait profondément modifiée.

Presque plus de travail typographique ; alan- . guissement et mort de toute industrie; la

garde nationale absorbait le Paris travailleur. Ce qui était intelligent en elle rongeait son frein en attendant une occasion d'activité indéfiniment reculée ; ce qui n'avait que des instincts médiocres tournait au pire. Ce fut des

. éternelles parties de bouchons des corps dé

garde, et des rasades perpétuelles des remparts, que devait naître la Commune.

Jacques, sans ouvrage, infirme et de petite taille, n’eut même pas la joie de prendre le fusil. On l'avait, dès le début, trouvé insuffisant pour le service de volontaire; et maintenant que la gravité des circonstances pouvait amener plus de laisser aller dans les examens d'engagements, sa claudication et son buste frêle le faisaient rejeter comme autrefois.

Il en pleurait de rage.

—— Je suis condamné à l’inutilité, disait-il à Grengviève ; on ne me trouve bon à rien, et voyez mon orgueil, ilme semble qu’en ces temps horribles, je serais bon à tout. Ah! sans ma jambe gelée!... Au moins, je pourrai soigner les blessés et les malades, j'imagine? Nous allons bien voir si l’on refusera à un garçon intelligent le plaisir d'offrir de la tisane à des varioleux ! |

Paris comptait alors un nombre assez considérable d’ambulances, tant administratives que privées. Beaucoup d'âmes généreuses avaient offert leur hôtel, leur appartement, leurs ressources pécuniares, leurs services personnels. |

De nobles dames, de modestes bourgeoises, se faisaient infirmières avec l’entrain du cœur, si l'on peut ainsi parler, et surtout avec la persévérance du dévouement.

Une de ces ambulances, située non loin de la mairie du XIe arrondissement, était due à la collaboration de M. et Mme Le Bastu, pour le local, la literie, les employés subalternes, et de la municipalité pour les secours médicaux et les vivres.

M. Le Bastu, un des plus honorables fabricants de bronze du quatier, avait abandonné son hôtel—-lsrgement aménagé pour l’industrie —aux soldats frappés dans les batailles de Champigny, du plateau d'Avron, et dans les sorties de Bagneux, de Châtillon, de l'Hay.

Quelques gardes nationaux malades leur avaient été adjoints.

C'était un homme âgé, autoritaire et bon sous une enveloppe froide, qui faisait régner une discipline militaire dans l’ambulance, tandis que sa femme en était la visible consolation.

Ce fut à l'hôtel Le Bastu que Jacques Ferrat courut offrir des services qui furent sur l'heure acceptés. Les femmes étaient plus nombreuses que les hommes, dans ces hospices improvisés ; tout ce sl pouvait porter l’uniforme étant employé à d’ant:es soins, ceux qui avaient la possibilité ou le. bon vouloir de se consacrer aux malades se comptaient par un chiffre asez mince.

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Moins doux sans doute qu’une femme, il offrait des bras plus robustes pour les travaux pénibles et dônnait moins de prise à la fatigue pendant les veilles répétées.

Bientôt, on le prisa tout autant qu’on le chérit à l’ambulance Le Bastu, ce dont il s’enorgueillit naïvement en pensant à Greneviève.

— Le boiteux ne peut plus aider à vivre sa chère bienfaitrice, se disait-il ; mais au moins, en aidant à souffrir de plus malheureux qu'elle, il continue à se rendre digne de son intérêt, à prouver qu'un vagabond relevé pas sa généreuse main est devenu une façon de Frère de Saint-Jean-de-Dieu. |

Geneviève l’encouragea dans cette voie nouvelle, où le jeure homme devait apprendre à pratiquer de plus en plus le détachement, la soumission, la charité. «

Elle l’avait retiré de la boue sociale où sa naissance, son abandon, le destinaient à demeurer plongé, et peu à peu elle le voyait, avec

* une maternelle satisfaction, s'élever des saines

sphères de l'instruction professionnelle, aux sphères plus pures de la charité chrétienne.

La jeune femme n'avait pas revu Léon Bourgeal depuis le jour où simplement, noblement, lui tendant sa main loyale, elle avait promis de

rendre son estime à celui qui saurait se réhabiliter par l'honneur militaire.

Léon, sans doute eût bien désiré savoir de sa bouche l'impression qui lui causait une si prompte adhésion, une si éclatante preuve de déférence ; le respect étrange qu'inspirait cette angélique créature le retenait au bastion, puisqu'elle ne l’autorisait pas à se “ours devant elle.

Il n’osa pas même lui ris. Il se jugeaïit si petit, si coupable, devant son héroïque simplicité!

Parfois, le soir, quand sa garde descendue, ses camarades frileusement serrés autour d'un poële refroidi, il se promenaïit à pas pressés sur la portion du rempart confié à une détense jusqu'alors platonique, il s’enfonçait si bien en ses réflexions, qu'il n’entendait même plus l’incessant roulement du canon autour de la ville investie.

Il revoyait la J oliette, les premiers bonhotrs de son union, la beauté sereine de sa femme, l’adorable sourire de son enfant, cette paix si courte et si pleine des seuls jours heureux de sa vie.

Et tous ces trésors, il les avait semés au vent des passions, pour ne recueillir ensuite que d'amers désenchantements.

Vieilli avant l’âge, ruiné par sa dissipation, réenrichi par une infamie, ne méritant plus les baisers de sa fille, séparé d’une femme digne de tous les respects, lié à une femme indigne

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LA VENGEANCE DE GENEVIÈVE 177 de la moindre considération, menacé par celleci d’une séparation nouvelle sans que cet éclat püût le ramener à son premier foyer. .. tel était l’état pitoyable d'un homme intelligent, bien doué, à peine parvenu à la moitié de sa car rière. | Quelle vieillesse en perspective, après une jeunesse cupide et une maturité désolée !

Où s'appuyer pour achever la route, dont tous les charmes, méconnus par lui, s’effondraient sous la main qui les eût voulu ressainie 2:

Fa sœur ?,.. Par convenancr sociale, autant que par reste d'affection d’eniance, il l'avait recueillie, tout en plongeant un regard clairvoyant dans son cœur desséché.

L’aimait-elle, seulement ?.,. Il le voulait croire. La blonde Lucy aimait surtout la vie large, et si le frère eût encore été dans la gêne, où serait aujourd'hui la blonde Lucy ?

Son père ?... Après avoir encensé l’idole depuis ses premières années, il en avait vu s'écailler la fausse armure de grandeur et d'honnêteté. Il avait trop appris sur ce bonze du socialisme, placé si haut dans son culte filial!,, L'estime, en s’en allant, avait emporté l’amour.

Sa fille ?,,.. Il l'avait chassée, On la lui refusait, c'était justice.

Caroline ?... Il la détestait d'autant plus que, l'ayant épousée par calcul, rien ne militait dens

ses/souvenirs, en faveur dé cette femme sans dignité, sans cœur

Greneviève ?... Mais pourquoi songer à Geneviève ?... la personne aù monde dont il se sentait le moins: de droit à réclamer l’aumône d’un peu d'affection ; daignerait-elle lui en témoigner encore ?

Pourtant, puisqu'elle l'avait poussé: à la réhabilitation. .

Et perdu dons ses pensées multiples, le volontaire arpentait le chemin de ronde, tout noir, lugubre, qu'illuminait brusquement, d’intervalle en intervalle, le tir d'une de nos pièces d'artillerie.

Geneviève ne cherchait point à savoir si son conseil portait des fruits. Elle se fût reproché, comme une faiblesse vaniteuse, d'attache” un intérêt trop vif à la constatation de son influence sur cette âme vacillante. e

Satisfaite d’avoir indiqué le chemin, elle l attendait, dans le silence et la prière, que la Providence lui apprit quels progrès faisait le voyageur sur la route du relèvement moral.

Sans qu'aucune pensée vulgaire se mêlât à ses sentiments intimes, la jeune femme sentait avec soulagement l'ingénieur arraché au cercle néfaste de son étrange famille.

L'existence du soldat, si monotone qu'elle F fût alors, lui semblait plus saine que l’atmosphère de la maison de la rue Rougemont.

Elle estimait plus digne la garde montée aux remparts, que la vie large dans une aisance L

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Les camarades méêlés, grossiers peut-être, valaient mieux à son sens, pour cette nature molle, que les tiraillements d’un intérieur troublé et les railleries sceptiques d’une sœur, fervente adepte de la libre pensée.

Bientôt, le bombardement de Paris, commencé férocement par les Prussiens, et les dangers réels qu’il fit courir à nos défenseurs, soldats, gardes nationaux, volontaires, permit d’entrevoir la soitie tant désirée par ceux qu'écrasait l’inaction gouvernementale,

Chaque jour on l’attendait, cette sortie bienheureuse ; chaque soir on en abandonnait l’espérance, pour la sentir renaître le lendemain.

Geneviève s'’émut de sentir au danger le père de Jeannine.

Pourtant, aucun abattement ne parut sur son beau visage qu'éclairait la pure lueur de la résignation chrétienne.

Oh! comme elle fit prier Jeannine, pour sauvegarder, les jours du père, en transformant son âme |

Un jour, Jacques Ferrat dut accompagner un fourgon qui allait chercher des blessés.

Près d’un bastion, fort endommagé la veille par le tir ennemi, il rencontra une ronde de volontaires, parmi lesquels l'ingénieur ne possédait aucun grade.

Bien qu'il connût sa résolution, le jeune homme, qui le voyait pour la première fois

sous l'uniforme, s'arrêta tout surpris, tout heureux.

N’avait-il pas deviné que, sans en parler jamais,. Geneviève tenait sa pensée tournée vers le nouveau soldat ?

Donc, il ferait plaisir à Geneviève en lui racontant sa rencontre.

— Monsieur Ferrat, lui dit spontanément le volontaire, pouvez-vous me donner des nouvelles de Mme Carvès ?

— Parfaitement, monsieur. La santé de Mme Carvès était excellente hier,

— Et... ma fille ?

— Mile Jeannine était fraîche encore, malgré les privations.

Léon eut un grand soupir.

— J'espère que le rationnement est toujours . régulier dans le XIe arrondissement? reprit-il avec embarras.

— Aussi régulier qu'insuffisant, oui, monsieur. Nous en sommes à 150 grammes de pain.

: — C'est atroce !

— Mlle Jeannine a néanmoins mangé un peu de viande fraîche, cette semaine.

— De la viande fraîche ?... Par quel miracle ?

— L'ambulance Le Brstu a eu une distribution de mouton. Mme la directrice, qui sait combien j'aime Mile Jeannine, n'aurait pas voulu frustrer pourtant un seul malade de son morceau de mouton frais, oh! seigneur, non

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mais un pauvre diable de garde national qui avait reçu un éclat d’obus étant mort, là, juste pendant que je soupirais, en regardant couper ls portions, Mme Le Bastu m'en a fourré une sans rien dire dans ma poche. La petite fille était contente, allez, monsieur !

Léon par un mouvement brusque, saisit la main du jeune typographe et la serra dans ses doigts glacés.

Tout son orgueuil s’effondrait devant ce récit naïf. |

—Merci, dit-il d’une voix changée. Diteg à Mme Carvès que vous m'avezrencontré, . sous l'habit qu’elle a désiré me voir porter.

Il lâcha la main de Jacques et rejoignit ses camarades à grandes enjambées. La discipline était de bonne composition à cette époque, et le volontaire, encore tout remué de ce court colloque, rentra dans le rang déserté sans que le sergent—un jeune savant italien fort connu depuis par ses travaux—fit mine de s’en apercevoir.

Le soir même, n'étant pas ‘de veillée, Jacques courut au No 115 du boulevard du Prince-Eugène, où les pauvres femmes, réunies devant la fumée de deux tisons verts, se rapprochaient pour moins souflrir du froid.

Jacques, toujours joyeusement accueilli, raconta son entretien avec M. Léon Bourgeal, l'intérêt qu’il avait pris aux santés de la mère et de la file, l'émotion qu'avait trahie sa poi-

gnée de main, enfin son remerciement — si

surprenaut dans une bouche obstinée à le maudire — et les paroles destinées spécialement à Greneviève: ‘“ Dites-lui que vous m'vez rencontré... sous l’habit qu’elle a désiré me voir porter. ” |

Geneviève dissimula son trouble en écoutant son protégé. Jeannine embrassa Jacques, parce qu’il avait ‘vu son père.” Julienne se montra intéressée ; Mme Outier ne comprit même pas.

Seule, la vieille Marianne, implacable dans ses rancunes, à l'heure où toutes les rancunes tombaient, murmura scandalisée :

— De quoi s'inquiète-t-il, M. Léon ?... Et de quoi vient-il inquiéter cette pauvre dame ?... Est-il divorcé, oui ou non?... Alors, qu’il se tienne où bon lui semble, pourvu que ce ne soit plus ici. Je l'aime mieux aux remparts, moi.

Comme Geneviève gardait le silence, bien que ses yeux éloquents fussent les véritables révélateurs de son intime joie, Jacques lui demanda doucement ; |

— Et si je retourne au rempart chercher des blessés ?...

— Eh bien? |

— Et que je rencontre encore. une compagnie de volontaires ?... Que dirai-je à celui qui, me voyant, sûrement m'arrêtera ?

— Vous lui direz, répondit fermement la jeune femme, que Mme Carvès apprécie comme elle le droit la décision prise... et demande à Dieu de la rendre fructueuse !

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