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— Je le ferai, dit Jacques.
Elle le remercia du regard. Cet enfant lui rendait en délicatesse ce qu’elle lui avait dontat né jadis en générosités.
Jacques se retira sans rien ajouter, sa mis-
| sion remplie, avec le sentiment de faire une
bonne œuvre s'il parvenait à reporter à son tour au volontaire la réponse de Mme Carvès.
Marianne prit le lumignon fumeux qui tentait en vain d'éclairer l'unique chambre. si maigrement chautfée, et reconduisit l'ouvrier iypographe j jusqu’à l'escalier.
dieu, Jacques, lui dit-elle; croyez-moi, si c'est pour lui faire les commissions de son divorcé de mari que vous venez voir Mme Carvès, il vaut mieux ne pas vous déranger de l’ambulance. Si jamais elle pardonne à ce mari-là, par exemple!... ce serait à y perdre
mon nom de Marianne.
Jacques sourit d’abord de la mercuriale, assez dans les habitudes de la vieille servante, puis gravement : “ |
— Mademoiselle Marianne, ces choses-là sont trop délicates pour nos idées à nous, mais. sachez bien ceci: Aussi sûr que vous êtes une personne respectable, quoique rancunière, Mme Geneviève Carvès est une sainte.
Et glissant sur la rampe de l’escalier, en véritable imprudent qui se donne le plaisir d’une gaminerie relevée de son enfanse, il disparut dans l’obscurité, et atteignit de cette façon dangereuse la loge de Mme Péchu, devant laquelle-
il retomba, droit sur ses pieds, au port d'armes. — Âh! si c'est Dieu possible! s’écria la bonne dame stupéfée; me faire des tournements de corps comme ça!... Vous serez donc gamin de Paris jusqu’à la fin de vos jours ?
— Et je n'ai que dix-neuf ans !... Ça vous promet des émotions variées! déclara Jacques Ferrat en lui riant an nez.
Un quart d’heure après, sérieux et tout pénétré de son rôle, il reprenait le tablier d’ambulancier pour aller aider le chirurgien à pratiquer un pansement.
E LA VENGEANCE DE GENEVIÈVE t d'armes.
s'écria la 8 tourneerez donc jours ?
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a Jacques CHAPITRE XI
et tout lier d'am-
ien à pra- Dans un autre ouvrage, l'auteur de ce livre
raconte par le menu, dans ses infinis détails, l'odyssée des familles aux prises avec la misère indicible du siège et les horreurs du bombardement.
Il peint de pauvres femmes enterrées vives dans les caves pour se soustraire aux dangers des obus, mais ne pouvant échapper à l’incendie, et sentant au-dessus de leurs têtes, dans les étages abandonnés des maisons, brûler tout ce qu’elles possédaient.
Il montre les angoisses sans nom de celles qui sentaient leurs époux, leurs pères, combattant enfin !... après l'avoir tant désiré !... tandis qu’elles-mêmes, bonnes patriotes, certes, mais cœurs attendris, demandaient au ciel que l cruelle guerre finit sans autre effusion de sang.
Et ce tableau sinistre et vrai emprunte ses traits les plus frappants à la sensation vécue par l'écrivain, si l’on peut ainsi parler, car il asouf-
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