‹ La vengeance de Geneviève [microforme]Chapitre 9 sur 64 · A , PRE SD RD GEAR ST PES ET ÉNERI P C · texte numérisé non relu

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PME" 2. PERSIL OIL

rte Même cette femme et cette enfant ? cria la veuve du banqueroutier Escouvar.

— Surtout cette femme et cette enfant.

= Maïs c'est le comble de l'audace et de Pjnimoralité, cela! hurla:t-elle: Je vous ai épousé sottement, par pitié... ruiné, maladif!... Je vous ai rendu l’opulence, la santé. Je vous ai permis de refaire votre fortune. Que m'avezvous apporté en échange, monsieur Léon Bourgeal ?... Un nom que je croyais estimable—et je ne vous épousais que pour cela ! — et qui se trouve être le nom d'un voleur!

— Madame ! exclama Léon les poings serrés !

— Oh! je sais ce joli détail, et je m'en servirai, soyez-en sûr !...et vous m’entendrez une fois de plus. Vous ne m'avez apporté ni considération, ni amour, ni bonheur. Notre ménage est un enfer. Vous m'avez montré plusieurs fois votre impertinence, mais jamais j':squ'au point où vous la poussez aujourd'hui. Recevoir votre femme divorcée dans ma maison! oh!!.

— Caroline !... sortez!...

Elle haussa les épaules.

— Et ce rejeton abandonré six ans, pour lequel on vient mendier votre tendresse et votre or!... Allez le voir dehors, si bon vous semble. Mais i ici... je le chasse !

Et, furibonde, violacée, les gestes fous, la secoude femme de Léon Bourgeal se jeta sur l'ingénieur, lui arracha Jeannine et la lança vers la porte avec une violence telle, que l'enfant trébucha et tomba contre un meuble.

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Un cri de Geneviève répondit à cette chute.

Elle saisit sa fille, la releva, la vit blanche mais

sans blessure, et la couvrit de baïsers arr to nés.

Puis, superbe d'indignation| de’ mépris, elle sortit de cette chambre maudite sans se retournér au bruit de la lutte te s'élevait derrière elle.

Qu'eût-elle vu ? Elle eût vu Léon, jeté hors de toutes bornes par l’acte brutal d’une mégère envers une enfant, se précipiter à son tour sur Caroline, l’étreindre par les poignets, la contraindre à courber sa massive personne ét la clouant contre un fatteuil, d'une maïn nerveuse dont la colère décuplait la force, balbutiér avec rage :

— À genoux!... misérable femme !... sans pudeur, sans tendresse, sans dévouement! ...

ui empoisonnez ma vie... après l'avoir dégraée... à genoux!... pour avoir frappé ma fille !

Caroline hurlait de fureur, espérant attirer

les domestiques, ce quine manqua pas d’arri-

ver.

Quand elle les vit montrer à la porte leurs visages ardents de curiosité, cette pitoyable épouse d’un divorcé, qui aspirait elle-même au divorce, trouva la force de se relever en criant :

— Vous êtes témoins !... vous le voyez...il me frappe !... il bat une femme!... vous en témoignerez ! !

né joie singulière brillait sur son visage

embrasé en proférant ces paroles, et son regard cherchait dans celui des srritenmle confirmation -de ses désirs. E'j Il devenait évident que si ‘“ monsieur et madame,” doit le ménage était fort mauvais, passaient. des reproches aux injures, et des injures/aux voies de fait, ces gens n’en éprouvaient ni doute, ni surprise, ni chagrin. Un joli scandule conjugal !... c'était amusant au contraire. .

L’ingénieur comprit soudain qu’une atroce comédie venait de se jouer avec lui et contre lui. Caroline qui entendait reprendre sa liberté, mais qui manquait de motifs plausibles et se heurtait aux résistances vaniteuses de son second mari, avait habilement profité d’un hasard, d’une circonstance inattendue, pour amener le récalcitrant à des sévices graves, devant témoins ! | “Devant témoins !... Mme Caroline Bourgeal tenait sa vengeance.

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