C. VALERIO T. F
A. N. ^ TR. MIL. LEG. XI PATRONO OPTVMO GBIVBVEN. PROYINCU B. M. P.
VIXIT. AX. LX Mil DIES XVil
Cette inscription semble prouver rérection du pagus geneçensis eu petite province ou can-
Itcicnc, plus loin encore sa tête posée sur la pierre sépulcrale.
— Tant le nom de ce grand homme esl populaire en Europe, tant on aime à ajouter le merveilleux à sou souvenir, et j| envelopper sa mémoire d'tine mystique aurc'ole.
(*) La pierre qui portail celle inscriptioo, et qui se trouvait à ri)ôlel-des-monnaics, n'existe plus; on ne la connaît aujourd'hui que parce que Grvthrvs > qui l'avail vue, l'a x-eprodttUe dans son ouTrage.
ion de rAllobrogie, iloat Vienne ëlait la métropole.
ADVS REX C M 3IO IV3IENT PKOP. PATIO MVT CA.
C'est bien de gvndebADVSres (a)CleMp.n-
TissiMvs, qu'il est ici qiièstion. Cette inscription est inciuslce sur ie mur orienlai de Tar^ cade voisine du Bourg-de-Four.
PATRONVS. POSTER*
SIILES. GVILLIERMVS.
BOLOMERiVS. FABIVS IN ANNO. M CCCC XLIli.
NOS. FVNDITVS. INSTAVRAVIT
Qui ne reconnaîtra ici le moyen-âge, temps de pieuses fondations? Celte inscription (b) se voit rue Verdaine , sur une porle de l'hôpital, qui fut jadis le couvent de Sainte-Claire.
Du reste ^ Genève qui , de ses monumens ce-
(a) T>es anciens cartulaires disent iudifTéremmeat Gvâittfi-.
BADV S, (i VNDEn.ALI>vS et GVNDEBAVDVS.
^b) Celte ioscripliou est gravée eu lettres oncialcs de'gdn^rées , avec de E daos la forme de ft ctirsîf grec.
LA TIVV6 D*AllLt5
loniaux et bdurgoîgnons , n'a guère conservé que deux ou troisprofîls incrustés dans un porche si (lié vers la place du Jiourg-(h-J^our (k) , el quelques pierres romaines servant de base à la tour d'horloge 'de Tlle; Genève, dis- . je, a Iroiivc; un liislorien conlcmporain. C'est M. A. Tbourel (de Monipcliier), qui a réuni le& annales de cette ville » éparses dans les ouvrages de Spon ^ de GalîfFe, de Béren(i;er, de M. Picot, dans les archives et les documens authentiques j dans des manuscrits inédits , et dans les chroniques niali(];nes et naïves tout ensemble de ce Irançois de liomiivard (b), prieur de Saint-Victor^ qui raconte ainsi la trahison qui lui fut faicte^ laquelle prouve que ce n'est pas d'aujourd'hui que les princes in-
(a) Le peuple croit que cet arc faisait partie du palais tic (loiideliaiul. Je ne serais pas c'ioigné iVadopter cette opinion , el je puis établir comme certain qu'un profil incrusté dans !c niiu' dr c:( lté arcade , m'a rcvt'lc^ la fabrique artistique des temps les plus voisins do la conquèie des peuples du iiurd. — J ui vcrilic aussi les pre'soniptious matérielles qui ont fait (lire que U tour de rile reposait sur des substrtic^ lions lalioeSf el lii encore j^ai recoima dans la partie inférieure de cette tour le moellon et le ciment des Romains. J'ai assez Thabitude de ces sortes d'investigations, pour qu*à cet égard on puisse s'en rapporter à mon jugement.
(b) Sa caplivilé a rendu célèbre le romantique château de Ciûtloo, et iuspiré la muse de Byron.
quiétent les hommes inhabiies à feindre : « Combien que la majeure part de la yîlle
eust consenti à Tentrée du duc ( Charles m, duc de Savoie ) , chascuu nen estoit pas content, mesmement ceux qui sestoient meslés des afïaîres et con^noissoient sa loyauté , desquels jestois luug. Je voulus estre ung peu plus sage que lesauUres et plus fin , pourquoy me saulvai jusques à Montheron dans le pais de Vaud, où Champion , seigneur de Valruz, avec ung abbé de Montheron, me firent prisonnier et reiibnoer , par menaces de me làire mourir , mon bénéfice à labbé , c^ui en donna 200 florins de pension à Yalruz.
(r Après que lappoinctement ftit faict, ils me remirent au duc , qui me garda prisonnier deux ans à Grolée (château du Bugey, qui appartenoit alors au duc de Savoie, à deux lieues de Belley ) , et mit labbé en possession de mon bénéfice.
« Le mesme jour que je sortis de Genève , le duc y entra avecque toute son armée, par la porte Saluct-Anthoine, armé de toutes pièces , sur une hacquenée , marchant doulcement« Son frère^ le comte estoit aussi esquippé de mesme , mais monté sus ung puissant rous-
LA VBMVS 0*ARLBS
sin qu'il iaisoit bondir ^ en sorte qu il faisoit beau le voir. Et bien qu'il fust entré par ap^
poincLcment, saus tirer unfj coup de canon , si voulut il avoir cest bonneur de lavoir prinse par force et conqueste : et (itabattre les portes afin que luy et son armée passassent par dessus , et au premier ran#j de ses souldars estoient six enfans de Genève. Il vint loger droict en mon logis , questoit la maison de Nice, en la rue de Rive. »
Ainsi raconte encore^ le Montaigne genevois^ dans son style plein d*une incisive et spîritucllc bonhomie, le voyagea Lyon Ae Mon^ sieur de Genève :
i< Lan 1515 1 vers les festes de Noél, monseigneur de Savoye estoit allé à Lion faire la révérence à la nouvelle royne , Claude de Bretaigne, femme du roy François, nepveu du dict de Savoye. Si le voulut accompaigner , monsieur de Genève, et faisoit porler des vivres avec luy , qu'il ne pensoit pas pouvoir trouver par les chemins, comme est la cous* tumc des gros maistres de nation IVançoise. Si avûit faict porter, entre aultres choses, des pastésde poisson y lesquels je ne scay si avoient esté trop gardés ou empastés. Comme cpie çe
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fui; levesque ny eeoxdesatable nen tastèrent poinct , mais à la seconde table cela ne toacha
pas terre, aînsy comme le train de court le porte. Si ne demeura long temps apfès^ que de tons ceux qui avoient mangé du poisson , les ungs moururent , les aultres fureiU malades jusqnes à la mort , et en leur maladie tomboient en phrénésie. »
N'oublions pas de dire qu'il y a à Genève un respect national et populaire pour les hommes illustres dont cette cité est le berceau^ que dans tous les lieux de réunion publique , leurs portraits sont exposés aux regards , comme autant de motifs permanens d'émulation et de patriotisme. Genève, patrie des Cramer, des Jean-Jacques, des Jurine, des iionnet, des De Saussure, des Deluc, des Pictet> des Necker , des Senebier , des Sismondi et des De GandoUe, possède un très-beau jaidi a botanique, des rues nouvelles bâties avecgoût(A), contrastant avec ses arches hautes et sombres des bas cjuartiers , et un petit édifice grec fout neuf (le musée, que Genève doit à la munificence du général Rath et de ses deux sœurs). A Ge-
(a) Le quartier des Bcrgues et la Corralerie.
nève^ berceau de Pradier» V un de nos premiers sculpteurs contemporains , il ne faut pas oublier d'assister à une séance du conseil représentatif^ et de visiter plusieurs hôtels particuliers^ meublés d'objets d arts^ commele palais de M. Eynard;, homme de goût^ non moins célèbre^ par ses sympathies piuihelléniques qu'il est distingué par sa. politesse ; et les maisons de MM. le comte de Sellon^ Bartoloni, et la riche collection d'autographes de feu le docteur Coindet, appartenant à son hls , M. Charles Goindet, médecin (a). Tout ce qui avoisine l'église catholique et la place du Bourg-^de-- Four, forme le faubourg St.-Germain de Genève. La bibliothèque de Genève a des manuscrits du plus grand prix. Sans parler de plusieurs lettres du picard Calvin (b), homme de téte
(a) Entre antres, un mannscrlt de VÉnùle de Rousseau^ et beaucoup de lettres inédites de Voltaire.
(b) Plusieurs lettres autograplies de Calvin, portant encore leur cachet. — Un manuscrit des sermons de salut Aut,'u.slin, au dos duquel le célèbre Moutiaucou a uns cette apostille toute de sa main *.
HVNC CODICEM EX PAPYRO AEGYPTIACA VIDl ET EVOLYI ET VI.o VEL TARDISSIME VU.® SAECVLO SCRIPTVM IVDICAVI.
FB. DBRirAROTS DE MONTFAYCOV,
LA TBKTS D*AELB8
et d exëcuiiun^ j'arrive à si\ tablettes de bois enduites d'une composition noire, dont la cire est la base, et sur lesquelles est gra\c au style un ii*agiiieut du compte des dépenses faites dans la maison de Philippe-le-Bel , pendant les six derniers mois de M CGC VIII. Le célèbre Gabriel Cramer est parvenu à les déchiffrer , en suppléant aux lacunes et en interprétant les abréviations (a).
Pai iiii les diverses charges de la niaisuii du roi, on tiouve un siugulier office , celui de souffleur de la cuisine :
SVFFLÀTOR C0QV1I«A£
On donne partout, dans ce niariuscrit, à Philippe-le-Bel , le nom de Domii^ vs rex.
Ce que j'ai écrit à la hâte sur Genève , serait incomplet, si je n'ajoutais cpie le docte M. De Candolle a mis la botanique tout-à-fait à la mode dans cette cité.
Je n'aurais pas été peu étonné aussi de trouver, dans celte république, un goût prononcé
(a) .T'ai vu aussi le manuscrit de Cramer , monumcut précii^ux de palieuce et de savantes recherches.
LA TBHYS D*ARLIS
pour le blason et les titres nobiliaires , si cela ne s'expliquait bien naturellement par les incorrigibles appétits du cœur humain. C'est à qui obtiendra de la chancellerie chatouilleuse du Saint-Empire^ des lettres de comte et de baron , à qui sera assez habile pour se faire coidérei par un roi du voisinage la décoration d'un ordre de chevalerie ; c est à qui s autorisera de quelque vieille charte constatant une ori^^ine clran.^ère , pour garder ou pi endre un titre et une livrée.
Et dites que l'égalité sociale n'est pas un réve y et dites que chacun ne cherche pas , de toute sa force , à lier son présent à un passé ! Ah 1 ils sont donc bien fous , ceux
qui veulent briser la chaîne des âges^ secouer tous les antécédcns d'un pays , rompre toutes les racines de sa constitution , et faire une trouée dans l'avenir , sans garder un seul des antiques jalons plantés par les aïeux !
De la littérature genevoise , voici ce que j'ai entrevu ^ pendant mon séjour d'une semaine et demie. Sans citer les œuvres de M. de Sismondiy dont le nom est partout en Europe ^ je veux passer en revue les renommées littéraires purement locales.
1^ LA W%Vt8 D*AmLBS
J'ai lu avec le plus vif intérêt le massacre du JSidwaldf helvéûenne, par M. Richard^ d'Orbc; poète patriote , poète d'âme et d'énergie, qui prendra la lyi c Loutes les fois que la nationalité suisse sera en péril ^ toutes les lois qu'il faudra réveiller les vieilles sympathies iR-lvéliques , toutes les fois que le despotisme des monarchies absolues luiinspirera des strophes courageuses et franches.
J'ai lu également avec plaisir plusieurs chansons très-lyriques de M. Chaponnière j quelques feuilletons sur la littérature allemande, de M. Adolphe Peschier; beaucoup d'articles du Fantasque, rédigé par M. Petit-Senn, lesquels prouvent que cet écrivain possède une plume facile ^ élégante , une harpe aux cordes sonores^ et qu'il sait unir le goûta l'instruction.
Mais l'auteur qui résume en lui et exprime le mieux ^ selon moi, la littérature genevoise,
c'est M. Topfl'er , couleur agréable, romancier habile, dont la muse protestante, chaste et tendre m'a fait souvent rêver sur les rives du
lac. AI. lopfTer est doue à un liaul point du seutimeut élégtaque, et il sait admirablement l'art d'attacher une idée morale à une
LA TBITTS D'AaLBS 161
foule de choses de la vie qui passent vul^jaires et prosaïques devant le commun des hommes. Je n'hésite pas à placer au premier rang des ouvrages de cet éciivaiu le Presbytère et la Bibliothèque de mon Oncle.
Je regrette pourtant que M. Topffer^ peintre de chevalet , dépense trop aisément son talent dans les infiniment petits du tableau de genre; qu il se montre parfois trop épris de menus détails, de recherches microscopiques sur le cœur humain, au lieu de dessiner à grands traits et de nuancer largement. Je l'invite aussi à se tenir en garde contre certaines locutions genevoises que la langue de Racine nomme galUcismes»
Que le caractère vraiment honorable de M. TopiTer ne s'offense pas de ces légères critiques; elles ont été inspirées par l'intérêt que je prends à ses succès, comme mes éloges ont été dictés par le plaisir que m^ont procuré les livres de cet écrivain.
Je ne vous parlerai ni de cette société de lecture genevoise, qu on peut désigner comme une institution parfaite en son genre , ni de la prison pénitentiaire imitée de celles des Etats-Unis d'Amérique ^ ni de l'académie uni-*
TBMV9 d'ABLB»
▼ersitaire, dont un ministre protestant est le recteur^ ni des études évangéiiques (à). Je ne TOUS dirai rien non plus de la société des arts, de la société de la paix (bien que je sois mem* bre de cette dernière ; mais je n'ai assiste à aucune de ses séances) , ni du théâtre actuel de Genève, car ce théâtre, que Voltaire mit tant de zèle à établir^ il est aujourd'hui détestable sous le rapport de Tart, et logé dans un autre petit monument fort mesquin et fort peu remarquable.
Il faut tout dire, les darnes genevoises sont généralement très-bien élevées, mais d'une manière trop scientifique peut-être ; elles ont une amabilité un peu raide, un peu sèche, un peu froide. 11 y a aussi â Genève de ces longues et noires allées, espèces de coupe-goi^, que je n'aime pas à rencontrer dans une ville d'ailleurs très-bien tenue. Ces allées^ ce sont des taches d'huile sur un habit An ; car â Ge-
(l) J*ai été tënioiu à Genève de ce qii ou appelle la /été des Promotions, Gomme rinstrucUon est gratuite en ce pays, cette féte, qui ii*€st autre que la tUstributiom des priaCy se fait avec beaucoup de pompe , au/ temple de. Saint-Pierre , em présence des syndics, des conseillers d'e'tat, d'une députa* tion du conseil repr^entatîf » et de tout le corps académique.
LA TBKVS D'ABLBS
nève on irouve les premiers germes de la propreté parfaite qui distingaeles cantons de Berne et de Bàle.
J'avais toujours oublié de citer vin docte et bienveillant archéologue, M.Gaudy, quicom* prend fort bien le moyen-âge , et la collection d'objets d'arts de l'opulent M. Favre-Eertrand.
Si à Marseille on respire je ne sais quelle brise orientale qui vous berce dans des idées
sensuelles, qui vous jette dans une atmosphère de volupté et de sybaritisme, on peut dire qu'à Genève on respire un air de liberté et d'oidic lé[]al qui vous enchante, siii loul lorsque vous quittez les états du roi sarde, et que vous comparez les carabiniers piémontais soit aux gendarmes genevois soit aux gardes municipaux de Paris.
Ici il y a un goût immense pour cette nature reposée, agréable, qui forme la campagne genevoise, et de [ji adiiis en gradins, de bosquets en bosquets, linit par se confondre avec les cimes alpestres qui la protègent. Chaque citadin veut avoir sa maison des champs, c'est-àdire aller louer un cabinet et un jardin de six pieds carrés, dans une maison meublée à trente
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méuages d'une chambre, toute semblable à un pensionnat ou à une caserne. Ce goût de per-* ruquiers et de marchands de tabac pour la
campagne est presque ridicule mais
enfin ces braves gens se croient plongés dans la vie pastorale ; laissons^les dans leur illusion^ avec tant de boutiquiers de Paris qui achètent à Fontenay-aux-Koscs, chez un épicier^ des cerises pesées dans la balance qui sert pour le savon et la chandelle.
Genève et Lausanne offrent un grand avantage sur les autres villes helvétiques, c'est qu'on n'y rencontre pas cette demi-civilisa^ tion de grandes routes et cette cupidité horrible qui s'approprie le voyageur comme une victime. Il y en a de la cupidité, à Genève et à Lausanne; mais elle est tempérée parTurbanité française, et on n'y est pas harcelé, comme dansles cantons allemands , parées efiron* tés ciceroni et ces auberf^^istes avides et impatiens de vider votre bourse.
J'ai regretté de n'avoir vu en Suisse ni le tir ni le concert fédéral. Ce concert fédéral devait avoir lieu à Genève en 1834. La milice citoyenne et populaire du canton de Genève et sa compagnie de carabiniers ne le cèdent
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en rien à celles des autres cantons hclvé tiques. On regrette qu'une ville telle que Ge-nèye, la plus plus étonnante du monde^ peutêtre , par l'affluence des étran^jeis qui s'y croisent, s'y heurtent saus cesse , ait conservé un système monétaire barbare , aliment perpétuel à la cupidité de Tagiotaf^e boutiquier.
Quand j'eus parcouru en observateur, et cette ville jetée sur les limites de THelvétie dont elle reflète peu les mœurs antiques , aus* tères et fortes , et ces incroyables paysajjes au sein desquels elle se berce comme une amante sur un lit de roses (a) , je pensai sérieusement au départ. Après avoir vécu , durant dixjours, d'une vie de curieux, de voyageur, d'amateur décidé de promenades en gondole, ou à bord du Winkeîriedy du Léman ou du Guillaume Tell, sur un lac adaïu able, de visites à Coppet, Rolie, JNyon, Lausanne, Vevey, Moi|;e8, Ghillon (b) , à Ferney-Voltaire, à l'élégante ai-
(a) Tant belle soit celle campagne, elle est si apprêtée par l'art, qu'une arrière -pensée vous y poursuit involontairement. On ne peut s*einpêcher de songer que ces paysages sont k la magnifique nature de la Suisse allemande, ce qu'est uneagaçante modiste de larue Yivienneà la tite d'une femme grecque.
(b) Le chastd, de ChiUong est un admirable éctiantillon
guille du Môle , je vins en toute hâte à Vienne, la ville forte des Komaina, la ville pittoresque par excellence^ attendre au passage mes ad«
miiabicii compagnes, Ludovie d'Orellane et kabelle-Marie de Nalia, la Vemvs d'Arles.
Elles furent exacLes au rendez-vous, car le 16 août nous étions tous les trois réunis chez le sieur Roubière. Nous visitâmes rapidement l'antique métropole de TAUobrogie , pour laquelle (mes lecteurs le savent j je professe un respect et une estime tout particuliers ; et puis , nous nous dirigeâmes vers le Liverpool de la France vers Lyon, dans une de ces populaires voitures qui font le service de ses environs» et dont j'avais eu soin de retenir le coupé.
du moyen-iÎL^p , sîlué en un lien ravissant. C'est là que fui enfermé, dmaiit sept ans, ! rancois dt Boumvard. CeUe longue captivité' inspira à lord Byron le Prisonnier de Chil- Um, Ce i^nd poëte visita ie château, et y ^crivU, à Taîde d^un couteau, sur la pierre» son nom qu^on y voit encore.
Le château de Ghillon fut bâti ao nii» siècle par ce Fier* re de Savoie que son courage, son patriotisme et son admi» nistration éclairée firent surnommer le petit CharUmtigne,
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