‹ La Venus d'ArlesChapitre 5 sur 41 · AU MONT SAINT-MICUEL · texte numérisé non relu

AU MONT SAINT-MICUEL

Rocher qui relenlissais jadis de saints concerts, jnsqnes à quand seras-tu la tombe aiUicip('e de Fraiirais ravis h la paix du fuyer, à la iattiille, à lu douce et cousolaule amitid?

Il est \ki courbé dans la fange, le fils généreux quHine ardeur irréfléchie jeta dans l'insurrection et pourtant sa

pauvre mère, qui vivait de son travail , a faim et souffre sur un grabat.

Il est là, fle'trissant sa vie, celui qu'attend la couche nuptiale , celui dont une e'ponse admirable pleure la cruelle de'lenlion, celui (lui passa presque de rnuttl, où le prclre avait beni son alliance, à In nuit des bastilles, car il fut arrêté durant le repas d hymcnée.

n est là, couchd sur la paille, l'écrivain aux mœurs douces et bienveillantes , <|ui, sans le savoir, trempa uu maliu sa plume dans le iiel.

LA TSHT8 O'ARIéBS

T! là, confondu avec les sc^l(?rats, rongd par la vermine, le pliilaiiliirope qui, tians ses vœux et ses iilusionSi avait poussé un cri ^ue la puissance ne pardonne pas.

Il est là, sous les verroux du cachot, Tinfaligable athlète

qui vingt fois s'est présente dans l'arène pour marquer rc'goïsmc an front, et combattre avec des forces io^gales^ comme le jeune gladiateur contre le taureau.

YI.

Il est là , perdu pour ses amis, perdu pour ses proches , celui qui fut amer pour le pouvoir, mais qui dtait si bon pour les siens, si tendre pour ses enfaas, si obligeant et si dévoué pour tous.

Rocher qui retentissais jadis de saints concerts, jusques k quand seras «tu la tombe anticipée de Français ravis a la paix du toyer^ k la famille, a la douce et consolante amitié?

LES RUIiNES.

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