‹ La Vénus de GordesChapitre 9 sur 15 · LE MARQUIS DE PRIEGO · texte numérisé non relu

LE MARQUIS DE PRIEGO

Ah ça, ne tous déplaise, Je vous trouT* imprudent et parlant fort à l'aise Feu mon grand-père, auprès du comte-duc nourri. Disait : Mordez le roi, baisez le favori. Messieurs, occupons-nous des affaires publiques.

MONTAZGO.

Je TOUS al demandé sur la caisse aux reliques. De quoi payer l'emploi d'alcade à mon nereu.

UBILLA.

Tous, Tons m'ariez promis de nommer avant peu Mon eoocin Melcbior d'Elva bailli de l'Bbre.

MONTAZGO.

Nous venons de doter votre fille. On célèbre Sneore sa noce. On est sans rel&che assailli

TBILLA.

Vous aurez votre alcade.

MONTAZGO.

Et vous, votre bailti.

COVADENGA.

Messieurs les conseillers de Castille, il importe, Afin qu'aucun de nous de sa sphère ne sorte, De bien régler nos droits et de faire nos parti. Le revenu d'Espagne en cent mains est épars. C'est un malheur public, il y faut mettre un terme-. Les uns n'ont pas assez, lei autres trop. La ferme Du tabac est à vous, Ubilla. L'indigo Et le musc sont à vous, marquis de Priego. Camporeal perçoit l'impôt de huit mille hommes; L'almojarifazgo, le sel, mille autres sommes. Le quint du cent de l'or, de l'ambre et du jayet. Vous qui me regardez de cet œil inquiet, Vous avez à vous seul, grâce à votre manège, L'impôt sur l'arsenic et le droit sur la neige; Vous avez les ports sf es, les cartes, le laiton. L'amende des bourgeois qu'on punit du bâton ,

La dîme de la mer, leplomp.le bois de rose 1

Moi, je n'ai rien, messieurs. Rendez-moi quelque chose!

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