‹ La Venus de Milo comedie en trois actes en vers par le comte Louis d'Assas (volume 2)Chapitre 31 sur 45 · LA VÉNUS DE M1L · texte numérisé non relu

LA VÉNUS DE M1L

PHIDIAS

Je t’offre pour rançon ma Vénus Aphrodite;

Tu sais que de cette œuvre on vante le mérite,

Veux-tu ?

AGAT110N

De me l’offrir épargne-toi le soin.

Lorsqu’on fait des Vénus on n'en a pas besoin.

Maître, depuis une heure à vos pieds, quej’embrasse.

Je me traîne eu pleurant et je demande grâce,

Votre cœur reste sourd, vous repoussez mes cris.

Vous êtes bien cruel pour moi, je vous maudis !

Mais je me vengerai.

(Avec ironie.)

Votre Vénus est belle,

Phidias le proclame; eh bien! je...

AGATHON , bas.

Praxitèle!

Un mot, et de Chjoé j’ordonne le trépas.

PRAXITÈLE, bas, avec mépris .

Quand j’ai fait un serment, je ne le trahis pas.

Nul ne saura jamais cette odieuse histoire.

(D’une voix éclatante.)

; s du triomphe au moins vous n’aurez pas la gloire.

■«, pardonne-moi.

(li s’élance dans le pavillon et brise la statue.) AGATHON, furieux.

Qu’ai-je entendu, grands dieux !

Qu’on saisisse à l'instant cet esclave odieux !

PRAXITÈLE, sortant du pavillon, les yeux égarés.

Elle est là ! ses beaux bras sont gisants sur le sable!

Elle est morte, et c’est moi !.. je suis un grand coupable.

(il va tomber inanimé sur les marches de l’escalier d’Agathon.)

Page 1