‹ La Vénus féconde et callipédiqueChapitre 10 sur 106 · DESCRIPTION DE L’OEUF HUMAIN · texte numérisé non relu

DESCRIPTION DE L’OEUF HUMAIN

§ III

Vésicules de Graaf.

L’ovaire de la femme et de tous les mammifères contient des utricules que les anatomistes ont dénommées vésicules de Graaf { du nom de l’anatomiste qui les a découvertes). Ces vésicules offrent diverses grosseurs, selon leur degré de développement; la' plus mûre, celle d’où doit sortir l’ovule, peut offrir l^a grosseur d’une petite noisette. On compte quinze à vingt vésicules dans l’intérieur d’un ovaire, visibles à l’œil nu; mais, au moyen du microscope, on en découvre un très-grand nombre à l’état rudimentaire.

Les vésicules de Graaf sont formées de deux tuniques ; elles contiennent un liquide grumeleux et jaunâtre semblable à la sérosité du sang. Dans ce liquide on aperçoit une multitude de granules de formes variables. La membrane intérieure de ces vésicules est tapissée de granules semblables, ce qui l’a fait nommer membrane granuleuse. — A la partie supérieure de la vésicule de Graaf, se dessine Y ovule ou œuf humain en maturation, entouré

de cellules très-rapprochées les unes des autres; cette agglomération de petites cellules porte le nom de cumulus proliger.

§ IV

L’Ovule.

L’ovule ou oeuf proprement dit, est logé dans la vésicule de Graaf : il se compose d’une enveloppe* transparente nommée membrane vitelline, et d’une matière grumeleuse jaunâtre appelée vitellus.

La membrane vitelline forme un large anneau diaphane autour du vitellus.

Le jaune ou vitellus est composé d’une masse de granulations réunies entre elles par un liquide visqueux. — Dans l’intérieur du jaune existe une vésicule sphérique dite germinative , également diaphane. Cette vésicule offre, dans sa partie moyenne , un petit agrégat de granules, formant tache sur sa transparence, ce qui lui a fait donner le nom de tache germinative. La tache germinative peut être comparée au nucléole , et l^t vésicule germinative au noyau.

Les descriptions physiologiques qu’on vient de lire ne sont qu’un simple exposé; nous avons passé sous silence les détails qui n’ont d’importance que pour les hommes de l’art , car on ne

doit pas oublier que nous écrivons pour les gens du monde. Les lecteurs désireux de connaître à fond les mystérieuses évolutions de Y œuf humain fécondé , pourront consulter notre Histoire naturelle de l’homme et de la femme , ouvrage enrichi de gravures, pour faciliter l’étude de cette intéressante question.

Le concours de l’homme étant d’une nécessité absolue dans l’acte de la fécondation, il devient indispensable de donner une description abrégée des organes génitaux mâles, afin de mieux établir les rapports et l’antagonisme qui existent entre les deux systèmes sexuels de l’homme et de la femme.

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