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CHAPITRE IV

APPAREIL GÉNITAL DE lTîOMME.

Cet appareil , moins compliqué que celui de la • femme , se divise en organes de sécrétion et de transmission. Les premiers élaborent et sécrètent la liqueur spermatique ; les seconds sont chargés de la transmettre.

Organes de Transmission.

1° Le pénis. — Verge, membre viril , de forme cylindrique , de longueur et de grosseur variables, selon les tempéraments et les races, s’attache à l’os pubien par plusieurs muscles au nombre desquels se trouvent les muscles érecteurs. Trois tissus distincts concourent à sa formation : le gland , le corps caverneux et le canal de Y urètre ou voie urinaire.

Le gland , — formé d’un tissu érectile , spongieux , très-perméable au sang, est ordinairement recouvert par un repli de la peau appelé prépuce ;

un filet ou frein retient le prépuce à sa face inférieure. C’est autour de ce frein que la sensibilité est le plus développée. — L’orilîce extérieur du canal urinaire s’ouvre au bout du gland.

2° Les corps caverneux , production vasculaire éminemment érectile , forment - la totalité du pénis à l’exception du gland ; ils servent à donner la forme cylindrique , la longueur et la roideur nécessaires à cet organe pour remplir sa fonction.

3° Le canal de Yurètre , également érectile , commence à la vessie et se termine au bout du gland par un orifice appelé méat. La fonction de ce canal, logé dans une gouttière que forment les corps caverneux , est de porter au dehors les sécrétions urinaires et spermatiques.

8 II

Organes de Sécrétion.

Les testicules. — Ces deux glandes , contenues dans un sac cutané , le scrotum , vulgairement appelé bourses , sont recouvertes par trois membranes protectrices , fibreuse , séreuse et celluleuse. Le testicule proprement dit n’est pas plus gros qu’un œuf de perdrix ; il se - compose d’un parenchyme granuleux et grisâtre , sur lequel est immédiatement appliquée une tunique fibreuse dite

albuginèe. Les nombreux prolongements de cette tunique à travers lq corps du testicule , forment des petites cellules dont le nombre a été évalué à 300 ! et dans lesquelles sont logés les canaux sê minifères enroulés sur eux-mêmes ; la longueur de chacun d’eux atteint 60 centimètres, tandis que leur grosseur égale à peine celle du plus menu cheveu ; de telle sorte que , si l’on plaçait chaque conduit au . bout l’un de l’autre , leur longueur dépasserait deux kilomètres ! ! !

Les canaux séminifères élaborent le fluide spermatique ;■ après s’être tous réunis sur un point du testicule, dénommé corps cVhygmore , ces canaux versent leur produit dans 15 ou 20 conduits plus larges, et ces conduits, à leur tour, l’apportent dans Vépididyme , tube de 10 à 12 mètres de longueur , contourné sur lui-même , qui parcourt le testicule de haut en bas. La queue de l’épididyme s’abouche au canal déférent; — ce canal, accompagné des artères , veines et nerfs spermatiques , forme le cordon spermatique ; il monte du testicule à Vanneau inguinal , le traverse , entre dans l’abdomen et porte la liqueur prolifique dans les vésicules séminales .

Les vésicules séminales , réservoir du sperme , sont logées entre la vessie et le rectum; de leur partie inférieure, part un conduit, de quelques centimètres de longueur, qui traverse la prostate et va déboucher dans l’urètre. Le sperme séjourne dans les vésicules séminales jusqu’au moment où

le spasme vénérien le chasse dans le conduit èjacu lateur , et , de là , dans l’urètre , d’où il est lancé au dehors , par les contractions des muscles également nommés éjaculateurs.

La prostate et les glandes de Cowper sont deux amas de petites glandes qui embrassent l’urètre ou canal urinaire à son origine. Pendant l’acte copulateur, ces glandes sécrètent une humeur visqueuse , lactescente , dont le but est de favoriser l’éjaculation spermatique.

Dans ces impénétrables combinaisons d’organes et de fonctions diverses ; dans ces entrelacements multiples de nerfs , de vaisseaux et de conduits ; dans cette œuvre admirable de la génération, dont la nature seule possède le secret, que de merveilles et de mystères ! ! !

‘SECTION I

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