DÉTERMINATION DU SEXE
RÉGIME ALIMENTAIRE ET REGLE DE CONDUITE POUR OBTENIR LE SEXE MASCULIN OU LE SEXE FÉMININ.
Avant de passer aux règles de conduite et de régime, nous croyons utile de rappeler au lecteur que la principale cause de la détermination sexuelle existe dans l’ovaire, qui, selon la puissance ou la faiblesse de ses fonctions , donne à l’organisation de la femme les caractères plus ou moins apparents de la masculinité et de la féminité. Quelques exemples vont le convaincre de la vérité de cette assertion.
La fille A..., qui ressemble à son père ou à son grand-père, possède déjà un degré de masculinité par le fait même de cette ressemblance ; on peut pronostiquer qu’elle procréera des garçons.
La fille B..., qui ressemble à sa mère ou à sa grand’mère , possède, par le fait même de cette ressemblance, tous les degrés de féminité ; on peut pronostiquer qu’elle procréera des filles.
Le mariage de ces deux filles et leurs parturitions ultérieures ont prouvé la vérité du pronostic :
La première a engendré trois garçons, la seconde deux filles.
Mais au quatrième accouchement, la femme A... donne le jour à une fille. Un cinquième accouchement a lieu, et c’est encore une fille. Pourquoi? Parce que son organisation s’est féminisée.
Les deux années suivantes, f organisation de la femme A... étant revenue à son type primitif, elle accouche de deux fils.
La femme B..., après avoir eu deux filles, accouche d’un garçon ; sa quatrième couche . est encore un garçon, parce que sa constitution s’est masculinisée. Quelques années plus tard, son organisation étant revenue à son type primitif,- elle accouche de trois filles successivement.
La physiologie, ainsi que nous l’avons fait précédemment observer, reconnaît dans ces fécondations mâles et femelles, chez la même femme, faction de causes physiques et morales, les unes appréciables à nos sens, les autres inappréciables. Ces causes travaillent l’organisme humain de façon à opérer des changements plus ou moins durables dans les fonctions de divers organes. — Ainsi, certaines substances excitent les systèmes nerveux et musculaire, certaines autres, au contraire, les affaiblissent.' — Certaines influences attristent le moral ; certaines autres l’égayent, le rendent plus ouvert. L’organisme entier est sou-
mis à ces causes , à ces influences , dont la durée d’action est plus ou moins courte, plus ou moins longue. Or, les femmes que nous venons de citer, ont été soumises à l’action de ces causes : la masculinité de l’une a été déplacée par la féminité, et elle a fait des filles. — La féminité de l’autre a été déplacée par la masculinité, et elle a fait des garçons. Quelques mois suffisent pour opérer ces changements ; d’autrefois, aü contraire, il faut plus longtemps. Gela dépend du tempérament plus ou moins malléable de la personne, de l’état de ses voies digestives, de la persévérance et de la ponctualité à suivre la règle de conduite et le régime alimentaire indiqués d’autre part.
Les lecteurs, désormais familiarisés avec les lois physiologiques sur lesquelles est bâtie notre théorie, ont déjà compris que la détermination du sexe n’avait rien d’impossible ; qu’il n’était besoin que d’observer et de suivre la nature dans son mystérieux laboratoire et d’agir comme elle pour obtenir ses résultats.
Notre théorie, donc, est très-simple ; son application se réduit à deux modes :
1° La fécondation mâle s’opère en masculinisant la femme qui ne procrée que des filles ;
2° La fécondation femelle s’opère en féminisant la femme qui ne procrée que des garçons.
Pour procréer une fille.
Il a été démontré, in extenso , au chapitre précédent, que la feinme à formes sèches et masculines, à poitrine aplatie, à hanches étroites, mariée, n’importe avec quel homme , grand , petit , gros , maigre, fort ou faible, procréait toujours des garçons, par la raison qu’elle se rapprochait plus de l’homme que de la femme ; les viragos nous en .offrent un exemple. Le seul moyen, pour ces femmes, d’engendrer une fille, est de développer leur féminité au détriment de leur masculinité. On y parvient par le régime alimentaire et le repos, continués jusqu’à ce qu’un changement se soit opéré dans leur constitution.
Les mets dont elles doivent faire usage seront choisis dans la classe des aliments féculents, gélatineux, herbacés ; — les œufs frais, les pâtisseries x légères; les panades, les bouillies au lait, les crèmes fouettées et fro'mages à la crème, les confitures, etc. — Les boissons aqueuses et sucrées. — Les bains tièdes prolongés de deux jours en deux jours, et de temps à autre, une boisson laxative pour réveiller l’appétit, s’il languissait. — Des promenades de courte durée ; point de fatigue , beaucoup de repos et un sommeil aussi long que
possible. — Ce régime alimentaire et ce genre de vie, s’ils sont strictement suivis, doivent développer le tissu- cellulaire , ramollir la fibre, apaiser l’irritabilité nerveuse, modérer cette activité physique et morale que possèdent les femmes qui ne font que des garçons.
Après quelques mois de ce régime, les sécrétions des divers organes du corps et la sécrétion de l’ovaire, en particulier, se trouvent complètement modifiées: l’élément mâle de l’ovule s’efface devant l’élément femelle, et si la fécondation s’opère en ce moment, il y a neuf chances contre une que la femme accouchera d’une fille (I).
§ II-
Pour procréer un garçon.
Le tempérament lymphatique est le type de la féminité, ainsi que son congénère le tempérament lymphatico-sanguin. — Les idiosyncrasies ou tempéraments mixtes tels que lymphatico-nerveux et
(1) Plusieurs médecins, experts en cette manière* assurent que si au régime débilitant l’on ajoute l’exercice du coït, avec spasme souvent répété, il en résulte un énervement, une faiblesse qui combat la masculinité de la femme et la prédispose à la fécondation femelle. Us donnent, comme preuve, les observations faites sur 100 filles de joie, accouchées, ayant mis au jour '58 filles et 22 garçons seulement.
lymphatico-bilieux produisent, en général, plus de tilles que de garçons.
Les femmes mariées appartenant à l’un de ces tempéraments, qui ont a'ccouché successivement de plusieurs filles, et qui désirent avoir un garçon, devront s’astreindre à un régime opposé à celui que nous venons de tracer.
Elles se nourriront de viandes rouges , noires , toniques et stimulantes : bifteack, rosbif, côtelettes, gigot,, perdrix, faisan, lièvre, chevreuil, etc.;— œufs, légumes au jus de viande ; tous ces mets assez fortement condimentés. — Pour boissons, des vins vieux, secs , et coupés d’eau. Certaines boissons composées, telles que le punch au thé, le grog, etc.,, sont aussi très-utiles quand l’estomac est sain et qu’on n’en fait par d’abus. — Les bains froids ou presque froids; bains de rivière et de mer ; — les frictions, le massage ; — les exercices gymnastiques variés ; — les voyages d’agrément, les parties de plaisir; la danse, l’équitation , les jeux qui exigent l’emploi des forces musculaires : — beaucoup d’activité, et juste ce qu’il faut de sommeil pour réparer les fatigues de la veille. Enfin, tous les agents propres à combattre la féminité exagérée qui ne peut qu’engendrer des filles, et à acquérir, peu à peu, le degré de masculinité qui produit des garçons. — Sous l’influence de ce régime alimentaire et de ce système de conduite, l’élément male de l’ovaire déplacera l’élément femelle, et le rapprochement sexuel ayant lieu en
de pareilles circonstances, la fécondation sera mâle ; la femme accouchera d’un garçon.
Ces moyens employés avec persévérance et strictement, sont presque toujours couronnés de succès. Mais, il faut le dire, presque toujours aussi le but n’est pas atteint, parce que d’une part, la femme lymphatique indolente, aimant le repos, n’a point le courage de persévérer ; d’autre part, la femme bilieuse, virile, nerveuse, se fatigue du régime qui lui est imposé ; éprouve des impatiences, des agacements, et retourne à ses anciennes habitudes. — Alors on' accuse la théorie-, on en rit, on plaisante, tandis que c’est le manque d’énergie, le défaut de persévérance qui est cause de l’insuccès.
Je connais plusieurs dames qui , prenant la chose au sérieux , ont parfaitement réussi. Les unes comptent aujourd’hui, dans leurs familles,, des filles qu’elles avaient ardemment désirées; les autres, des fils qui font leur joie et leur orgueil. Ce bonheur, elles l’ont obtenu en suivant avec persévérance la règle de conduite et le régime que nous venons d’indiquer.