‹ La Vénus féconde et callipédiqueChapitre 42 sur 106 · DES BEAUX ENFANTS · texte numérisé non relu

DES BEAUX ENFANTS

S’il est facile à l’horticulteur et à l’éleveur d’améliorer les espèces de plantes et les races d’animaux domestiques, il n’en est pas de même pour le médecin, dans la question qui nous occupe, en raison des difficultés qu’il rencontre chez les époux. — Ces difficultés sont en première ligne : les mariages d’âges disproportionnés ; — le mauvais état de santé, un vice organique de l’un

des conjoints, et, ce qui est pire, des deux à la fois.. — Les maladies héréditaires, plus multipliées qu’on ne le pense généralement. — En seconde ligne : les exigences de notre civilisation ; — les absurdités des modes; les irrégularités du régime alimentaire et de la conduite ; — les passions violentes et les passions tristes; — l’abus des plaisirs de l’amour et de ceux que prodigue la société : théâtres, concerts, bals, soirées, fêtes, dîners, soupers, etc., etc. ; — l’état maladif ou convalescent de l’un des époux ; — les .affections utérines et vaginales ; — les maladies contagieuses, virulentes ; — les affections nerveuses, vaporeuses, rhumatismales, etc., etc. ; enfin, toutes les causes qui peuvent porter atteinte à la santé et à la constitution des procréateurs.

A ce compte-là, objectera- t-on, il est impossible de trouver des époux qui réunissent toutes les conditions exigées, attendu qu’il est fort rare que les deux conjoints jouissent d’une santé parfaite, c’est-à-dire soient complètement exempts de toute infirmité, de toute imperfection, constitutionnelle ou acquise.

La chose est difficile , oui ; mais impossible, non. Il est des affections et des imperfections tout à fait locales, nullement inhérentes à la constitution, qui ne gênent en rien la libre fonction des organes. Ces sortes d’affections ne nuisent point à la fécondation et ne sauraient se transmettre à la progéniture.

C’est particulièrement dans les grandes cités que les fécondations sont défectueuses par les causes sus-mentionnées. Néanmoins , un assez grand nombre de mariages de 30 à 35 ans, plus raisonnables que les mariages au-dessous de cet âge , évitent de se livrer à l’acte reproducteur, lorsqu’ils se trouvent en des conditions défavorables.

Les petites villes de province, les villages, les hameaux, où le luxe et les vices des capitales n’ont point pénétré, produisent, en général, des enfants plus vigoureux, malgré les privations et quelquefois la misère des procréateurs. Pourquoi ? — Parce qu’à la campagne on respire un air pur, on développe les muscles par l’exercice et le travail ; parce qu’on s’y nourrit d’aliments grossiers,, mais sains et jamais frelatés, comme cela se fait journellement dans les grands centres de population ; parce que les sensualités et les abus de tous genres y sont inconnus; parce qu’on agit le jour et l’on dort la nuit; parce qu’enfin, à la campagne, tout est simple et naturel, tandis que dans les grandes villes, tout est soumis à la mode, tout est factice.

SECTION II

PRÉCEPTES CALLIGÈNÉSIQUES

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