‹ La Vénus féconde et callipédiqueChapitre 74 sur 106 · HÉRÉDITÉ MORALE · texte numérisé non relu

HÉRÉDITÉ MORALE

OU TRANSMISSION DES PASSIONS, DES BONS OU MAUVAIS PENCHANTS ET DES ALTÉRATIONS MENTALES.

L’hérédité morale n’est pas plus contestable que l’hérédité physique.

Il n’est rien dans le corps humain qui ne se transmette aux descendants, par voie de génération : le moral et le physique sont également soumis à cette loi. — Les facultés intellectuelles, les caractères, les bons instincts et penchants, les perversions morales, les entraînements au crime, etc., etc., tout, hélas! tout se transmet; ce qu’il y a de navrant à dire, c’est que les mauvais penchants étouffent souvent les bons et se perpétuent dans les familles avec une désolante ténacité. — S’ensuit-il de là, que les êtres issus de parents vicieux, débauchés, criminels seront fatalement entraînés sur la même route ?

Distinguons : non, tous ces enfants ne seront

pas forcés de suivre la route battue par leurs parents ; mais, il s’en trouvera, parmi eux, qui auront une inclination, un penchant au mal; et si l’éducation, si le milieu dans lequel ils vivent, ne les détournent de cette voie, ils y seront poussés par la force héréditaire. L’histoire de tous les peuples est là pour le prouver.

L’homme, considéré au point de vue de la physiologie, offre tous les caractères de l’animalité et en traverse toutes les phases : il naît, il vit, se reproduit et meurt comme tout animal et d’après les mêmes lois. Pourquoi échapperaitil seul aux lois de l’hérédité?.... Tous les faits sont contre cette dernière assertion.

L’hérédité régit, dans la famille humaine, la disposition à toutes les passions; l’expérience le vérifie tous les jours.

L’ivrognerie est héréditaire. — Dans une famille où l’un des procréateurs se livre aux boissons alcooliques, un ou plusieurs enfants seront ivrognes. Depuis Olympias, mère d’Alexandre-le- Grand, qui légua ce défaut à son fils, les transmissions de ce genre se multiplient incessamment. On sait que ce fameux conquérant, dans un moment d’ivresse, tua de sa main son plus dévoué serviteur, le brave Clitus, qui lui avait sauvé la vie. Ce fut encore pendant une orgie que ce prince, ivre de vins et pour plaire à la courtisane Thaïs, incendia la ville de Pcrsépolis ! ..

Dans notre société moderne, l’ivrognerie est

peut-être plus générale encore, plus fréquente que chez les anciens peuples, qui ne connaissaient point l’immense variété de vins et de liqueurs dont la civilisation moderne fait ses délices.... Que d’adultères, de séductions et de prostitutions à la suite de l’ivresse alcoolique!.. Que de dégradations et de prévarications!;..

Les passions du jeu, du vin, de la gourmandise se transmettent généralement ; il est même assez rare, lorsque les pères ou mères ont été dominés par un de ces penchants, que, parmi leurs enfants, il ne s’en rencontre pas un ou plusieurs grevés des mêmes défauts. Dans le traité de' la génération de Girou de Buzareingues, et dans le savant ouvrage du docteur Prosper Lucas, déjà cité, le lecteur curieux trouvera des exemples frappants de ces Sortes de transmissions.

L’activité cérébrale, l’ampleur des facultés intellectuelles sont héréditaires, de même que la paresse de l’esprit et du corps.

L’avarice se perpétue dans certaines familles; tandis que dans d’autres, c’est la prodigalité qui les conduit à la ruine.

La passion de l’amour physique est transmissible de la mère au fils; moins souvent à la fille; du père à la fille et moins souvent au fils. Le libertinage se transmet également. Il est assez rare que des époux libertins ne donnent point le jour à quelques enfants entachés de leur vice.

Les femmes dont les organes génitaux ont acquis un excès de vitalité , surtout celles dont le clitoris est devenu un foyer d’irritation, sont plus disposées que les autres femmes aux plaisirs vénériens. Il en est quelques-unes chez lesquelles le développement anormal de cet organe, fait naître des goûts contre nature : les hermaphrodites femelles, les tribades sont dans ce cas. Le plus ordinairement ces femmes sont stériles; mais, s’il leur arrive d’être fécondées, il est fort à craindre que les enfants n’héritent de leurs tristes penchants.

Il existe des tempéraments, des organisations érotiques fatalement portés à l’amour, aux voluptés génitales : la raison, le châtiment, le déshonneur, les périls restent sans effet; l’âge même ne peut éteindre les ardeurs de ces tempéraments ; c’est une honteuse maladie, une névropathie du cervelet et des organes génitaux contre laquelle viennent échouer les traitements les plus énergiques. Chez la femme, l’érotisme est peut-être plus pressant, plus vivace que chez l’homme; elle s’y livre avec une étrange fureur !... L’histoire médicale de toutes les époques en fournit des exemples à inspirer l’horreur...

Mais, faut-il le dire, en fait .d’érotisme effrené, les anciens ont peut-être été surpassés par les modernes. Si dans Babylone la prostitution courait les rues ; si les Grecs et les Romains ont eu leurs Bacchantes, leurs Satyres; les peuples

dégénérés qui leur ont succédé nous ont offert le plus révoltant cynisme. Si, chez les premiers, les Poppée et les Messaline sont restées comme des types de fureur utérine ; chez les seconds, les Lucrèce Borgia et autres membres de cette odieuse famille se sont livrés à de si fougueux déportements, à de si sales voluptés, que les unes n’ont rien à envier aux autres.

Fort heureusement que, de nos jours, ces effrayantes névropathies génitales sont isolées dans des maisons de fous. Et, lorsqu’on vous dit que ces terribles maladies sont transmissibles, on reste effrayé devant un tel aveu...

Les sujets atteints de fureur génitale devraient, dans leurs moments de rémission, de calme, appeler à leur secours le sentiment religieux ou philanthropique et déployer toutes les puissances de leur volonté pour rendre leur passion stérile, et pour ne pas transmettre à leurs enfants un aussi triste héritage.

§ VII

Hérédité des instincts criminels.

Penchant au vol.

Cette dangereuse hérédité n’est malheureusement que trop constatée. Bon chien chasse de race , dit un vieux proverbe; le fameux Vidocq répé-

tait à qui voulait l’entendre, que sa longue expérience lui avait fait acquérir la conviction que l’instinct du vol et de l’assassinat se transmettait, dans certaines familles, de génération en génération ; il en fournissait les preuves.

Tous les voleurs de profession, qui ont affaire avec la justice, sont reconnus appartenir à des parents condamnés pour ce crime. Lorsqu’un jeune garçon ou une jeune fille sont surpris, pour la première fois, en délit de vol, il est rare que l’instruction ne découvre point qu’ils appartiennent à une famille dont un ou plusieurs membres ont été condamnés comme voleurs.

Dans les Mémoires de Vidocq, dont nous venons de parler, on trouve la relation de différents vols avec des circonstances de ruse et d’audace vraiment saisissantes, et toujours exécutées par des voleurs de profession de père en fils.

La Gazette des Tribunaux, en juillet 1846, rapportait un fait si étrange et si bizarre, qu’on hésiterait à le croire ; le voici :

« La fille Marianne, à peine âgée de 21 ans, remarquable par sa beauté et la distinction de ses manières, est saisie, en compagnie de voleurs, au moment où elle jouait un rôle dans le vol dit à Yaméricaine. Elle n’est condamnée cette fois qu’à six mois de prison. Surprise, de nouveau, dans l’église de Notre-Dame-de-Lo'rette, en complicité de vol avec des ckarrieurs, désignés sous

le nom de Bande belge , elle est frappée d’une condamnation à un an de prison. Sa détention expirait le 1er juillet 1846, lorsque des révélations recueillies sur ses antécédents, ne permirent point de la remettre en liberté.

» La justice avait appris que Marianne -était un des principaux agents de cette race Bohême dont le chef, Claude Thibert , exerçait avec succès sa coupable industrie. L’instruction dirigée contre ce Thibert et ses complices, révéla des choses singulières au compte de Marianne ; confrontée avec eux, elle avoua tout. D’une beauté remarquable, ainsi que nous venons de le dire, à la' voix douce et aux manières distinguées ; parlant avec facilité le français, l’allemand et l’anglais; aussi libre, aussi élégante sous le costume masculin que sous celui de femme, elle montrait une égale aptitude à jouer tous les rôles et ne reculait devant aucun des moyens propres à assurer le succès de ses entreprises.

» Cette voleuse émérite a pour père un voleur condamné cinq fois et qui subit, en ce moment, une peine afflictive et infamante. Sa mère est une voleuse également condamnée plusieurs fois, et son frère est, en même temps qu’elle, emprisonné pour vol avec récidive. Enfin, pour singularité dernière, elle est née sur un %rand chemin, dans une voiture dont se servaient ses père et' mère pour transporter les produits de leurs vols ».

§ vin.

La croyance à l’hérédité physiologique n’est point de date récente , on la retrouve dans les écrits de plusieurs philosophes de l’antiquité. Aristote nous a transmis les deux faits suivants :

Un fils, homme fait et marié, battait son père ; pour s’excuser aux yeux des témoins de cette brutalité , il tenait ce langage : — Mon père a battu mon aïeul ; — mon aïeul a traité mon bisaïeul de la plus cruelle manière, et cet enfant que vous voyez, qui est mon fils, n’aura pas aussitôt atteint l’âge d’homme, qu’il ne m’épargnera pas les sévices et les coups.

Un autre père, pour faire lâcher prise à son fils qui le traînait par les cheveux hors du seuil de la maison, lui criait : — Assez ! assez ! mon

fils, je n’ai pas traîné plus loin mon père;

je t’en supplie, assez !

Plutarque a écrit :

« L’être engendré tient en tout de son procréateur. Les enfants des hommes vicieux et méchants sont une dérivation de l’essence même de leurs pères. Ce qu’il y avait dans ceux-ci de principal; ce qui vivait, ce qui pensait, ce qui parlait, est précisément ce qu’ils ont donné à leur fils ; il ne doit donc pas sembler si étrange et difficile à croire, qu’il y ait entre l’être générateur et

rêtre engendré, une sorte d’identité occulte, capable de soumettre justement le second à toutes les suites d’une action commise par les premiers. »

8 ix.

Penchant au meurtre.

L’hérédité de l’instinct du meurtre ne se rencontre que trop fréquemment ; cet instinct se confond avec ceux de la ruse, de la défense, du vol et de la rixe. Tantôt le meurtre est calculé froidement et tantôt il dégénère en monomanie. Pour le physiologiste et même pour tout observateur, l’homme chez lequel se développent ces instincts dangereux , est un être redoutable qui , tôt ou tard, portera le deuil dans la société. En dépit des châtiments les plus, rudes, malgré le bagne et l’exportation, il sera toujours assassin; il y est poussé par son organisation. Les Papavoine, les Lacenaire , les Dumolard et tant d’autres, en sont d’effrayants exemples. Les circonstances atténuantes ne devraient jamais être invoquées en faveur de ces monstres; car, à l’expiration de leur peine, ou à leur évasion, ils recommenceront de plus belle.

11 est incontestable que le malfaiteur qui a roulé dans les prisons ou les bagnes, s’est de plus en plus gâté au contact d’autres criminels,

et qu’il en sortira pire qu’il y était entré. Ges misérables sont d’autant plus dangereux que la société les craint et les repousse. Alors, que faire pour se procurer leur subsistance ? Ils ont naturellement recours* au vol, au brigandage, et rien ne leur coûte pour en assurer le succès ; la ruse, la violence, l’assassinat!... Il en est même, parmi ces monstres, qui tuent pour le seul plaisir de tuer En vérité, lorsqu’on lit dans les

gazettes judiciaires certains meurtres perpétrés , avec des circonstances si horribles, si féroces, on est tenté de croire que les moyens de répression , contre de pareils forfaits , ne sont point assez sévères.

Les prôneurs- de l’abolition de la peine de mort, ne sont point physiologistes; ils n’ont point disséqué l’homme physique, et, par cela même, ne connaissent qu’imparfaitement l’homme moral; ils ignorent sans doute que les bons et mauvais penchants se transmettent par voie d’hérédité ; et que, parmi les enfants de père et de mère issus eux-mêmes d’aïeux souillés des crimes de vol, de meurtre, parmi ces enfants, disons-nous, il s’en trouvera qui subiront fatalement la loi d’hérédité physiologique, et qui , l’occasion se présentant, commettront les crimes dont leurs parents se sont rendus coupables. Les graciés, les échappés des prisons et des bagnes continuent, chaque jour, cette désolante vérité.

Les annales contemporaines des cours d’assises

fourmillent d’exemples de meurtriers dont la férocité fait dresser les cheveux et frissonner d’horreur.

Ici c’est une famille d’assassins, de père en fils, terreur de la contrée, et que la justice a enfin frappée. — Là, c’est un mari qui fait dévorer sa femme par un houle-dogue et l’achève à coups de pieds. — Plus loin, "c’est une espèce de tartufe qui, comme passe-temps, a déjà commis six à huit meurtres par strangulation. — Et cet autre scélérat qui avait choisi les bonnes pour victimes, qui les volait et les assassinait sans remords.... — Et ce monstre exécrable qui n’avait d’humain que la forme ; cette brute hypocrite et féroce qui, de nos jours, a perpétré, de sang-froid, l’assassinat de toute une famille, avec des circonstances horribles à rapporter : cet assassin cent fois maudit, Troppmann, enfin ! vous, abolitionistes , vous voudriez le soustraire à la

vindicte publique ? Oh ! non : c’est impossible ;

votre utopie admise serait funeste à la société. — Soyez bien convaincus de cette vérité que les faits confirment tous les jours : sous l’impulsion de l’hérédité du meurtre, l’individu ensanglantera ses mains lorsqu’il en trouvera l’occasion ; il ne reconnaît ni Dieu, ni loi, ni conscience, il tue parce qu’il lui plaît de tuer ; quelquefois c’est par vengeance, mais le plus ordinairement c’est pour s’emparer des biens, de l’or de la victime. 11 tuerait n’importe qui : son père, sa mère, ses

enfants, ses autres^ parents ; il n’y a rien de sacré pour lui ; il y est poussé par son penchant au meurtre De semblables forfaits ne se re-

nouvellent, hélas! que trop souvent dans les basses classes de la société qui croupissent dans l’ignorance.

Ces monstres à face humaine, plus redoutables que les tigres en fureur, vous voudriez commuer la peine capitale que la justice leur applique, en celle du bagne pu de la déportation ! Mais, c’est contre les bagnes et leurs succursales que vous devriez élever la voix, ô abolitionistes ! car, vous savez bien qu’on sort du bagne plus pourri moralement qu’on y était entré. Vous n’ignorez pas que l’échappé du bagne est un être fatal qu’on craint et qu’on repousse : un misérable qu’un nouveau crime y replongera bientôt. Ce sont ces antres de perdition qu’il faudrait abolir ; ces lieux où le crime se révèle dans son effroyable cynisme. C’est d’abord l’ignorance du peuple qu’il faut combattre et détruire par tous les moyens possibles, et vous verrez les crimes diminuer. Les statistiques ne prouvent-elles pas que le plus grand nombre des meurtres sont commis par la classe ignorante ? Eclairez et moralisez, et vous obtiendrez un grand résultat.

Comment ! le scélérat qui a prémédité et effectué le meurtre de votre mère, de votre père ou de tout autre citoyen honorable pour s’emparer de sa dépouille , et qui , le cas . échéant, en assas-

sinera d’autres ; vous voudriez l’exonérer de la peine de mort ?... Allons donc! vous n’avez pas réfléchi. Les raisons que vous donnez sont tout simplement absurdes. Il ne suffît pas d’être homme politique pour résoudre cette question ; il faut encore être physiologiste. — Avant d’être abolitioniste y veuillez d’abord étudier la nature, et ensuite l’organisation humaine ; alors, vous pourrez juger avec connaissance de cause.

Dans les espèces minérale et végétale, la nature produit des substances salutaires et, à côté d’elles, des poisons plus ou moins violents. — Dans l’espèce animale, elle produit également des êtres bons, doux, paisibles, et des êtres dangereux, souvent féroces; il en est absolument de même dans l’espèce humaine, il naît des bons et à côté d’eux, des méchants, des êtres portés au bien et d’autres poussés vers le mal. La nature l’a voulu ainsi; pourquoi? Vous ne le saurez jamais.... votre organisation bornée vous permet seulement d’apprécier les faits, mais vous ne connaîtrez jamais les causes premières.

La nature a doué tous les êtres vivants de l’instinct de conservation ; cet instinct se remarque même dans les plantes. — L’animal fort oppose la force à la force et cherche sa conservation dans la victoire ; — le faible la trouve dans la fuite. L’homme vivant dans une société régie par des lois, doit être protégé par ces lois.

^ Or, s’il est reconnu que l’instinct du meurtre est

ou peut être héréditaire, il est certain, sinon trèsprobable, que le repris de justice qui a perpétré un assassinat, en commettra d’autres ultérieurement. Alors, cette protection que la loi doit accorder à l’être faible, à l’honnête homme contre le scélérat, est imparfaite, impuissante, illusoire, si vous épargnez le scélérat.

Une autre argumentation :

Avez-vous le droit d’arracher, de détruire les plantes parasites qui nuisent à vos fruits, à vos moissons ?

Avez-vous le droit de détruire les insectes qui vous tourmentent? — Les reptiles venimeux qui distillent la mort? — Les carnassiers affamés qui dévorent vos troupeaux et vous dévoreraient vous-mêmes ?

Avez-vous le droit de retrancher de votre corps, la portion gangrenée, pourrie; l’organe en décomposition, le membre frappé de mort ?

Enfin, si nous avons le droit de préserver notre vie de tous les agents qui tendent à la détruire, n’est-il pas illogique d’avancer que ce droit cesse d’exister, lorsqu’il s’agit d’anéantir un meurtrier, ,un assassin par organisation héréditaire?... Un assassin qui, condamné à la prison ou au bagne, s’en échappera pour assassiner encore ?... N’est-on pas tous les jours témoin de ces horribles récidives?.... ces monstres avaient, cependant, le bénéfice des circonstances atténuantes... Ils ont

prouvé, par de nouveaux assassinats, s’ils en étaient dignes....

Nous pensons que les hommes éclairés qui sont pour le maintien de la peine de mort, ont pour eux la raison physiologique; et que ceux qui sont pour l’abolition, assument la lourde responsabilité des assassinats ultérieurs, que pourront commettre les meurtriers par transmission héréditaire.

Si, dans notre société, le devoir, du père de famille est de veiller à la conservation et à la moralité des siens; le devoir strict, absolu du législateur est de veiller à la sécurité des citoyens et, par conséquent, de les protéger contre la férocité des meurtriers.

Notre conclusion est celle-ci : Avant de rayer de notre code la peine de mort, il serait nécessaire, ce nous semble, que les prôneurs de l’abolition suivissent, pendant quelque temps, un cours de phrénologie; ce cours, sans nul doute, modifierait leur manière d’envisager la grave question de la peine capitale.

SECTION IV

Page 1