‹ La Vénus féconde et callipédiqueChapitre 97 sur 106 · GYMNASTIQUE MEDICALE OU ORTHOPÉDIQUE · texte numérisé non relu

GYMNASTIQUE MEDICALE OU ORTHOPÉDIQUE

Ce genre de gymnastique a pour objet l’application des exercices physiques , d’après des connaissances anatomiques et physiologiques, au redressement des déviations et des difformités du corps, ainsi qu’à la guérison de certaines maladies.

On arrête les difformités naissantes causées par les scrofules et le rachitisme, en mettant enjeu toutes les forces musculaires soutenues par une alimentation tonique et fortifiante. — On guérit l’anémie, la leucorrhée, la débilité partielle ou générale, parades exercices combinés et des aliments riches en principes nutritifs.

— Dans les gymnases orthopédiques dirigés par des médecins, il s’opère, chaque jour, des cures et des transformations prodigieuses ; nous ne saurions trop recommander aux parents d’envoyer leurs enfants déviés ou contrefaits dans un de ces établissements.

Les- exercices de la gymnastique médicale varient selon les difformités qu’on se propose de combattre.

Faiblesse musculaire.

La faiblesse du corps entier exige l’exercice de tout le système musculaire. — Lorsque la faiblesse n’est que partielle, on ne doit mettre en mouvement que les muscles du côté faible ; on laisse en repos les muscles du côté opposé. La règle à suivre est celle-ci : Appliquer aux muscle £ faibles les moyens gymnastiques appropriés à leur faiblesse.

Tête penchée à droite ou à gauche.

La cause de cette inclinaison est dans' le défaut d’antagonisme des muscles" du cou. — Les muscles du côté droit, étant plus forts que ceux du côté gauche, entraîneront la tête, à droite et vice versé. — Le vrai remède est dans l’exercice des muscles faibles, pour leur donner la force de résister à leurs antagonistes. — Souvent il suffit, .chez les enfants, d’attirer leur attention du côté opposé à rinclinaison. Un objet qui pique leur curiosité les force à mettre en action les muscles faibles ; en renouvelant ce petit moyen plusieurs fois par jour, et pendant quelque, temps, la déviation finit par s’effacer.

Inégalité des épaules.

Faire agir les muscles du bras de l’épaule faible, par une série de mouvements variés de rotation, de projection et d’inclinaison à droite, à gauche, en avant et en arrière. Tous ces* mouvements doivent s’exécuter le bras étant levé en l’air. Au bout d’un temps plus ou moins long, lorsque l’épaule déviée commence à reprendre sa position normale, il est nécessaire de pratiquer de temps à autre les mêmes exercices avec le bras opposé ; car les muscles de celui-ci pourraient s’affaiblir à leur tour, si on les condamnait à un trop long repos.

Poitrine rétrécie, — enfoncée.

Toutes les positions du corps qui, dans lesdiverses professions de la vie, tendent à ramener les bras en avant, voûtent les épaules, enfoncent et rétrécissent la poitrine. La conséquence de cette déviation est une gêne du cœur et des poumons, ce qui est toujours fâcheux. — Dans le principe, on remédie facilement à cette déformation par les exercices de la Baguette que nous décrirons plus bas. Ces exercices, et l’écarlement des bras pour porter les coudes en arrière, effacent en, peu de temps les épaules ; la poitrine se jette en avant,- se développe, et s’offre bientôt dans toute sa largeur.

Faiblesse, — maigreur des jambes.

Ce défaut est très-facile à combattre chez les jeunes garçons, au moyen du pas gymnastique, de la course et du saut en toutes directions; enfin, tous les jeux qui exigent l’action énergique et soutenue des muscles des membres inférieurs. — Chez les jeunes filles, la marcha accélérée, la course, surtout la danse et tous les jeux qui exèrceht les jambes, appellent dans le tissu musculaire de ces organes un surcroît de circulation nerveuse et sanguine et, par suite, une augmentation de volume et de forces.

SECTION II

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