‹ La verdure dorée: poèmes. Préf. de Philippe HucChapitre 9 sur 11 · CXXXVIII · texte numérisé non relu

CXXXVIII

Tiède azur. Les bouvreuils s'éveillent dans les roses; Le soleil a séché les touiïes des héliotropes,

Mais la rosée encor scintille sur les fraises, [fraîches C'est l'heure en robe verte où souriant aux feuilles

Tu jetais de l'avoine à la dernière poule. Un pigeon gris et bleu sur les tuiles rouges roucoule

Et le vent soucieux et triste des automnes [jaunes. Secoue aux verts bambous des coquilles d'escargots

238 LA VERDURE ÛORÉE

ex XX IX

A René Groos.

Je ne vriix point j^ôniir ni j)erd!e la pensOe

INiiir (|iic nui Muse par la gloire b;ilancce,

Moi couché cependant dans les ténèbres calmes,

Sur ses lauriers vivants i;oùle le vent des palmt-s,

Hymne perpétuel et doux, mais qui n'arrive

A nul, même en écho. s"il a quitté la rive.

Je nie lève et tandis que linfirmière m'aide

A me vèlir, je soiii^e à la belle Andromède,

Ainsi faurais-je plu, vierge d'Ethiopie?

Me voici ])Uis léger qu'une plume de pie

Va pour m'aller asseoir dans la tonnelle rousse.

Sous chacun de mes bras je loge un gros Larousse,

Tant je crains que le vent qui raille sous ma porte

Quand je traverserai le jardin ne m'emporte,

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