UN ARTICLE, SIGNÉ ZOLA, ÉCRIT PAR CLEMENCEAU
Il existe encore un autre article qui n’a pas été réuni dans La Vérité en Marche. Il est intitulé Pour la Preuve et parut dans L’Aurore du 20 juillet 1898. On s’en explique la cause, cet article ayant été rédigé par M. Georges Clemenceau à l’insu de Zola. Voici dans quelles circonstances : c’était Clemenceau (voir plus haut l’extrait de Joseph Reïnach) qui avait conseillé à Zola la tactique de partir en Angleterre (20 juillet 1898). L’opinion publique ayant été déconcertée par le départ du plus illustre des défenseurs de Dreyfus, le rédacteur en chef de L’Aurore se décida à écrire cet article, où ül faisait exposer par Zola les raisons de Labori et les siennes qui avaient décidé le grand écrivain à s’expatrier.
M. Clemenceau prit la précaution de faire porter l’article à Londres par Bernard Lazare. Zola fut ainsi avisé, le 20 juillet, au matin, à l’heure même où ‘‘ sa prose ?” paraissait à Paris: ( Joseph Reinach, Histoire de l’Affaire Dreyfus, t. IV).
Joseph Reinach semble prétendre que l’article en question, qui mettait Zola devant le fait accompli, et l’obligeait à rester en Angleterre, aurait été inspiré par le désir qu'avait M. Clemenceau d’éloigner le Maître, pour prendre sa place au premier rang des dreyfusards et devenir le grand artisan de la Revision.
L’auteur de ces commentaires, qui fut l’un des plus proches collaborateurs de l’illustre homme d’Etat, n’en croit rien. Jamais un tel calcul n’entra dans l’esprit de M. Clemenceau, qui garda et garde toujours pour Zola les plus sincères sentiments d’amitié. N'est-ce pas sous son gouvernement que les restes du grand écrivain furent transportés au Panthéon? N'est-ce pas lui qui prononçait, au lendemain de sa mort, ce magnifique jugement :
‘+ On a trouvé des hommes pour résister aux rois les plus puissants, pour refuser de s’incliner devant eux : on a trouvé très peu d'hommes pour résister aux foules, pour se dresser tout seuls devant les masses égarées trop souvent jusqu'aux pires excès de la fureur, pour affronter sans armes, les bras croisés, d’implacables colères, pour oser, quand on exige un ‘* oui *”, lever la tête et dire ‘‘ non ””. Voilà ce qu’a fait Zola ”.
On lira ci-dessous l’article Pour la Preuve. Celui qu’on surnomma ‘* le Tigre ‘’ n’a pas songé à pasticher le style de Zola, à faire un de ses exercices à la manière de, dans lesquels se sont illustrés Louis Müller et Paul Reboux. On n’y reconnaît pas la période de l’auteur de J’accuse, mais cette phrase sèche, brève, vive, qui fit le succès du polémiste et de l’orateur parlementaire.
Pour LA PREUVE
Jugé par défaut à la Cour d'assises de Seine-et-Oise où j'étais condamné d’avance, il me suffisait d’une signature sur un registre du greffe, pour faire tomber toute condamnation.
Mais qu’avais-je voulu? Provoquer un grand débat sur une question qui troublait des consciences, produire les preuves de la monstrueuse illégalité qui aboutit à l’abominable erreur judiciaire.
En février la discussion n’a pas été libre. Le but unique des efforts de la défense fut d’obtenir un débat loyal, où ma lettre tout entière serait discutée. Je n’ai pas changé : je veux toujours fournir mes preuves, provoquer la contradiction, faire la lumière.
Le plan du gouvernement est aussi resté le même : empêcher la vérité de se faire jour.
J’ai revendiqué mon droit de faire la preuve de tous les faits articulés. On a refusé de m’entendre. J’ai demandé un sursis pour faire juger ce point par la Cour de cassation. On m'a refusé le sursis. Il s’agissait de me contraindre à un débat définitif où je ne pouvais faire la lumière.
J’ai fait défaut.
Je veux, avant de m "expliquer devant le jury, que la Cour de cassation se soit prononcée sur la seule question qui m "importe : : mon droit de faire la preuve.
Je veux aussi que l’instruction ouverte contre Esterhazy, sur plainte du colonel Picquart, ait révélé des complicités dont je n’ai pas encore le droit d’arguer en justice.
Mais de tout cela le gouvernement a peur. Ce débat complet, M. Brisson ne le veut pas plus que M. Méline.
La tactique adoptée contre moi était simple : signifier immédiatement le jugement par défaut, et m’obliger à revenir à Versailles dans quinze jours, pour y fermer encore la bouche à mes témoins avec cette parole brutale : la question ne sera pas posée.
Pour déjouer la manœuvre, il fallait éviter ‘‘ la signification à personne ””, c’est-à-dire, en bon français, faire en sorte que l’huissier de M. Brisson ne me trouvât pas chez moi quand il m’apportera sa feuille de papier timbré.
Il n’est pas question de fuir la prison. Il ne s’agit pas de prison, puisque tout le monde sait qu’une condamnation par défaut n’est que provisoire. Il s’agit d'employer les moyens nécessaires pour que la lumière soit enfin possible dans le procès qui va venir.
Accepter le débat étranglé, sans avoir tout fait pour la manifestation de la preuve, c’était rendre inutile le long effort de ces six derniers mois.
Je prétends aboutir.
Quoi qu’il advienne, en octobre prochain, ‘‘ après vacations ”? je serai devant mes juges. Une fois de plus j’offrirai la preuve. Une fois de plus la France verra les fanfarons d’aujourd’hui fuir devant la lumière.
Signé : EMILE ZOLA, L’Aurore, 20 juillet 1898.
EXTRAIT DU DISCOURS PRONONCÉ PAR ANATOLE FRANCE AUX FUNÉRAILLES D’EMILE ZOLA
Zola, jeune encore, avait conquis la gloire. Tranquille et célèbre, il jouissait du fruit de son labeur, quand il s’arracha lui-même, d’un coup, à son repos, au travail qu’il aimait, aux joies paisibles de sa vie. Il ne faut prononcer sur un cercueil que des choses graves et sereines et ne donner que des signes de calme et d’harmonie. Mais vous savez, messieurs, qu’il n’y a de calme que dans la justice, de repos que dans la vérité. Je ne parle pas de la vérité philosophique, objet de nos éternelles disputes, mais de cette vérité morale que nous pouvons tous saisir parce qu'elle est relative, sensible, conforme à notre nature et si proche de nous, qu’un enfant peut la toucher de la main. Je ne trahirai pas la justice qui m’ordonne de louer ce qui est louable. Je ne cacherai pas la vérité dans un lâche silence. Et pourquoi nous taire! Est-ce qu’ils se taisent, eux, ses calomniateurs! Je ne dirai que ce qu’il faut dire sur ce cercueil, et je dirai tout ce qu'il faut dire.
Devant rappeler la lutte entreprise par Zola pour la justice et la vérité, m’est-il possible de garder le silence sur ces hommes acharnés à la ruine d’un innocent et qui, se sentant perdus, s’il était sauvé, l’accablaient avec l’audace désespérée de la peur. Comment les écarter de votre vue alors que je dois vous montrer Zola se dressant, faible et désarmé, devant eux! Puis-je taire leurs mensonges! Ce serait taire sa droiture héroïque. Puis-je taire leurs crimes! Ce serait taire sa vertu. Puis-je taire les outrages et les calomnies dont ils l’ont poursuivi! Ce serait taire sa récompense et ses honneurs. Puisje taire leur honte! Ce serait taire sa gloire. Non! je parlerai.
Avec le calme et la fermeté que donne le spectacle de la mort, je rappellerai les jours obscurs où l’égoïsme et la peur étaient assis au conseil du gouvernement. L’iniquité commençait, à être connue mais on la sentait soutenue et défendue par de telles forces publiques et secrètes, que les plus fermes hésitaient. Ceux qui avaient le devoir de parler se taisaient. Les meilleurs, qui ne craignaient pas pour eux-mêmes, craignaient d’engager leur parti dans d’effroyables dangers. Egarée par de monstrueux mensonges, excitée par d’odieuses déclamations, la foule du peuple, se croyant trahie, s’exaspérait.
Les chefs de l’opinion, trop souvent caressaient son erreur, qu’ils désespéraient de détruire. Les ténèbres s’épaississaient. Un silence sinistre régnait. C’est alors que Zola écrivit au Président de la République cette lettre mesurée et terrible qui dénonçait le faux et la forfaiture.
De quelles fureurs il fut alors assailli par les criminels, par leurs défenseurs intéressés, par leurs complices involontaires, par les partis coalisés de toutes les réactions, par la foule trompée, vous le savez et vous avez vu des âmes innocentes se joindre avec une sainte simplicité au hideux cortège des aboyeurs à gages. Vous avez entendu les hurlements de rage et les cris de mort dont il fut poursuivi jusque dans le palais de justice, durant ce long procès jugé dans l’igno-
rance volontaire de la cause, sur de faux témoignages, dans le cliquetis des épées.
Je vois ici quelques-uns de ceux qui, se tenant alors à son côté, partagèrent ses périls : qu’ils disent si jamais plus d’outrages furent jetés à un juste! Qu'ils disent aussi avec quelle fermeté il les supporta! Qu'ils disent si sa bonté robuste, sa mâle pitié, sa douceur se démentirent une seule fois et si sa constance en fut ébranlée.
En ces jours scélérats plus d’un bon citoyen désespéra du salut de la patrie et de la fortune morale de la France. Les républicains défenseurs du régime actuel n’étaient pas seuls atterrés. On entendit un des ennemis les plus résolus de ce régime, un socialiste irréconciliable, s’écrier amèrement : ‘‘ Si cette société est à ce point corrompue, ses débris immondes ne pourront même pas servir de fondement à une société nouvelle *”’. Justice, honneur, pensée, tout semblait perdu.
Tout était sauvé. Zola n’avait pas seulement révélé une erreur judiciaire, il avait dénoncé la conjuration de toutes les forces de violence et d’oppression unies pour tuer en France la justice sociale, l’idée républicaine et la pensée libre. Sa parole courageuse avait réveillé la France.
Les conséquences de son acte sont incalculables. Elles se déroulent aujourd’hui avec une force et une majesté puissantes : elles ont déterminé un mouvement d’équité sociale qui ne s’arrêtera pas. Il en sort un nouvel ordre de choses fondé sur une justice meilleure et sur une connaissance plus profonde des droits de tous.
Messieurs, il n’y a qu’un pays au monde dans lequel ces grandes choses pouvaient s’accomplir. Qu'il est admirable le génie de notre patrie! Qu'elle est belle cette âme de la France qui, dans les siècles passés, enseigna le droit à l’Europe et au monde. La France est le pays de la raison ornée et des pensées bienveillantes, la terre des magistrats équitables et des philosophes humains, la patrie de Turgot. de Montesquieu, de Voltaire et de Malesherbes. Zola a bien mérité de la patrie, en ne désespérant pas de la justice en France.
Ne le plaignons pas d’avoir enduré et souffert. Envions-le. Dressée sur le plus prodigieux amas d’outrages que la sottise, l’ignorance et la méchanceté aient jamais élevé, sa gloire atteint une hauteur inaccessible.
Envions-le : il a honoré sa patrie et le monde par une œuvre immense, et par un grand acte. Envions-le, sa destinée et son cœur lui firent le sort le plus grand : il fut un moment de la conscience humaine.
5 octobre 1902.
PANÉGYRIQUE D’EMILE ZOLA, PAR M. GASTON DOUMERGUE, PRONONCÉ AU PANTHÉON, LE 4 Juin 1908
(fragment)
Sans doute, ils datent d’hier les événements au cours desquels Zola mérita la reconnaissance de la nation ; sans doute celle-ci est encore frémissante des passions dont ces événements l’ont agitée, mais faut-il que la reconnaissance nationale soit tardive pour qu’on puisse la croire justifiée? N'est-ce pas, au contraire, sa spontanéité qui donne la mesure de sa grandeur et ceux qui viendront après nous ne verront-ils pas dans l’empressement que nous avons apporté à cette glorification la preuve la plus décisive de la vivacité des sentiments qui nous l’ont inspirée.
Cette gloire, que des rancunes mal apaisées et des partis pris de réaction contre la vérité triomphante contestent encore, comment l’avenir pourrait-il s’étonner que nous ayons voulu l’accorder au citoyen qui, dans une heure tragique et douloureuse de notre histoire, n’avait pas hésité à sacrifier son repos, son bien-être, sa liberté et sa vie, s’il l’avait fallu, pour accomplir, avec un admirable et tranquille courage, l’impérieux devoir civique dont il trouvait l’indication dans sa conscience assoiffée de vérité et de justice et devant lequel se dérobaïent tant de ses concitoyens?
La nation tout entière se débattait au milieu d’un cauchemar affreux qui paraissait avoir éteint sa claire et sûre vision du droit, aboli son habituelle et profonde pitié de la souffrance humaine.
Une crainte étrange, incompréhensible, qui confinait à la terreur, avait envahi la plupart des consciences. Beaucoup, parmi les meilleures, tâtonnaient, hésitaient, se demandant avec angoisse où se trouvait le devoir et n’arrivant pas, dans leurs tâtonnements et leurs hésitations, à se décider pour une attitude, ni à s’orienter vers une action. Puis il y avait la troupe innombrable des aveugles et des inconscients qui suivaient et applaudissaient, sans réflexion, les contempteurs habituels de la vérité et les éternels ennemis de toute justice sociale.
Seuls, quelques hommes de haute et noble conscience sur qui n’avait pu mordre ni la crainte ni le mensonge, mais dont la crainte générale et l’aveuglement presque universel avaient grandi le courage jusqu’à l’héroïsme, s'étaient hardiment jetés dans la bataille pour servir de défenseurs à la justice qui cherchait vainement ses tenants ordinaires.
Leur phalange était peu nombreuse quand Emile Zola vint y prendre sa place au premier rang. Rien, en apparence, ne semblait l’y appeler. Au drame qui bouleversait le pays, il pouvait demeurer étranger, sinon indifférent. Il vivait en dehors et fort loin des milieux où ce drame avait pris naissance : il n’en connaissait pas les acteurs ; il n’était pas mêlé à la politique ; il comptait peut-être plus d’amis dans le camp de ceux dont il allait devenir l’implacable adversaire que dans celui où il s’apprêtait à combattre.
La littérature et l’art l’avaient jusqu'alors absorbé tout entier. Il leur avait consacré toute sa vie : il les aimait avec passion. Il leur devait une gloire que ne discutaient plus même ceux qui combattaient ses tendances, ses idées, son école, la rudesse un peu brutale de sa manière, qui n’était que la manifestation de sa sincérité. De ceux dont il n’avait pas l’admiration, il était arrivé à forcer le respect par son labeur formidable, par sa puissance de volonté qui se fortifiait aux obstacles, par son incontestable probité d’écrivain, par sa vaillance et par son ardeur combatives qui s’alimentaient dans une foi profonde en la vérité de son œuvre et en l’utilité sociale de son effort littéraire.
Ce combatif, ce vigoureux lutteur, était cependant un solitaire et un timide. Lui, le peintre merveilleux et génial des foules, dont l’âme diverse et contradictoire le captivait passionnément, qui en avait deviné et décrit les faiblesses, mais aussi les grandeurs, les instincts violents, mais aussi les passions généreuses, les sentiments parfois cruels, mais aussi la bonté native et la pitié profonde, l’esprit de méfiance et la crédulité sans bornes, les préjugés et les erreurs, mais aussi le besoin anxieux de savoir et la soif toujours brûlante de justice, et qui voyait en elles des réserves infinies d’idéal, de progrès et d'espérance dont les générations prochaines sauraient se servir pour faire la patrie plus grande et l’humanité meilleure, lui qui avait fait vivre ces foules d’une vie si puissante dans certaines pages de ses œuvres qui demeureront des monuments impérissables de notre littérature, il n’aimait point à se mêler à elles, il vivait à l'écart, dans un cercle restreint d’amis qu’attirait sa bonté profonde, cachée sous des dehors un peu rudes. Ce n’était point par orgueil, comme certains l’en accusaient, mais par une sorte de timidité dont, malgré sa volonté si forte, il ne parvenait pas à avoir raison.
Et voici que tout à coup ce solitaire et ce timide, abandonne sa tour d'ivoire, ses livres et ses travaux, pour se jeter dans la mêlée des partis, au milieu de cette foule dont il avait une sorte d’instinctive appréhension, non point pour la flatter, ni l’encenser, non point pour servir ses passions et s’associer à ses mouvements, mais pour la heurter de front, pour lui résister, pour opposer son effort et sa poitrine à ses injures, à ses colères, à ses violences et à ses coups. Le voici qui descend héroïquement dans la rue, affrontant avec un indomptable courage et un entêtement, que rien n’entame, et la bataille des prétoires et la fureur des égarements populaires.
( Journal Officiel du 5 juin 1908).
Index Bibliographique
LA VÉRITÉ EN MARCHE. L’Affaire Dreyfus. La Vérité en Marche par Emile Zola. Paris, Eugène Fasquelle, éditeur (impr. Motteroz), in-18 de 315 pp. couv. impr (1901).
Edition en partie originale. Publiée à 3 fr. 50.
Il a été tiré, en outre 10 exemplaires sur papier du Japon à 15 francs, et 20 exemplaires sur papier de Hollande à 10 francs, tous numérotés.
L’édition originale est annoncée dans le feuilleton de la Bibliographie de la France, numéro du 16 février 1901, p. 434, mais n’est pas enregistrée à la table ; par contre, le 8° mille est enregistré dans le numéro du 23 mars 1901, sous le n° 3.100.
Les premières éditions ne comprennent pas la lettre à Labori, relative aux experts, ajoutée dans les éditions suivantes. Les lecteurs des ‘* Œuvres complètes ””’ retrouveront cette lettre dans le deuxième des tomes, consacrés à la Correspondance. {
LETTRE A M. FÉLIX FAURE, PRÉSIDENT DE LA RÉPUBLIQUE. Paris, Libr. Fasquelle 1898, in-8, couverture impr.
Publiée dans L’Aurore du 13 janvier 1898, sous le titre ‘ J’Accuse!.. ??
Edition originale. Cette brochure ne fut mise en vente qu’après
la revision du procès Dreyfus, en 1899, et réimprimée ensuite dans La Vérité en Marche.
LETTRE A LA FRANCE, par Emile Zola. Paris, Eugène Fasquelle éditeur (impr. Maretheux), in-8, 15 pp. couv. impr. (1898).
Edition originale. Publiée à 10 cent.
Enregistrée dans la Bibliographie de la France du 29 janvier 1898, sous le n° 1691.
LETTRE A LA JEUNESSE, par Emile Zola. Paris, Eugène Fasquelle éditeur (impr. Maretheux), in-8, 13 pp., couv. impr.
Edition originale. Publiée à 10 centimes.
Enregistrée dans la Bibliographie de la France du 15 janvier 1898 sous le n° 1013. Ces deux brochures ont été reproduites dans La Vérité en Marche.
Table des Matières
M. Scheurer-Kestner Le Syndicat Procès-verbal
Lettre à la Jeunesse Lettre à la France Lettre à M. Félix Faure Déclaration au Jury Lettre à M. Brisson Justice
Le Cinquième Acte Lettre à Madame Alfred Dreyfus Lettre au Sénat
Lettre à M. Loubet
Mon Père
François Zola. I IT
Notes et Commentaires
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Nouvelle Campagne
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