‹ La Vérité sur la question d'Orient et sur M. ThiersChapitre 8 sur 19 · CffAl'URK CINQUIÈME · texte numérisé non relu

CffAl'URK CINQUIÈME

Le 9.6 janvier iHjn, \u cahtm l fiançais refusa. Il disait : n°4i» « Que sur la question de Constant! - » nople la proposition russe n'était pas du tout ce qu'on » avait annoncé en décembre ; qu'alors lord Palmerston » avait dit que les pavillons anglo-français paraîtraient » à Constantinople en même temps que celui de la » Russie , et que maintenant on parlait de les tenir m seulement cantonnés dans quelques parties de la » mer de Marmara, pendant que les Russes seraient à » Constantinople. Que ce fait était plutôt la confirma- » tion que l'infirmalion du protectorat exclusif de la » Russie que les cabinets s'étaient proposé en commun » de détruire. Quant à la question égyptienne, le cabi- » net protesta de nouveau qu'il n'avait aucune prédilec- » lion pour le vice-roi, aucun engagement avec lui , » mais qu'il fallait lui faire des propositions qu'il pût » accepter sans qu'on fût obligé de recourir à une » exécution militaire en Orient.

La France refusa donc pour un double motif la seconde proposition anglo-russe, et la politique devint de plus en plus sombre. La France et l'Angleterre avaient en effet essayé plusieurs fois de s'entendre sur la question d'Orient , et toujours elles avaient échoué. Deux fois les propositions russes avaient été sur le point d'être adoptées par l'Angleterre -, mais deux fois aussi la France avait été assez heureuse pour les faire rejeter. En définitive les choses en étaient arrivées à ce point que, déjà plusieurs fois, notre ambassadeur avait été prévenu que le cabinet anglais était décidé à terminer entre quatre poissahces les affaires qui ne pouvaient se terminer bjitrb cinq.

Pendant cette fin d'année il ne se passa rien d'important en Orient sous le rapport diplomatique , mais un grand acte de politique intérieur fut accompli.

Le 3 novembre 18^9, le hati-chérif de Gul-Khané fut publié à Constantinople en présence du jeune sultan,

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